03/08/2014

Sorties Août 2014

Samedi 30/08/2014 : BRM 300 de Lier
Par Patrice Martin

Alain m'avait dit : je viens te chercher à 4h50 ... mais Patrice est quand même en retard. Alain sonne en bas et il est déjà un peu plus de 4h50 ... le temps de descendre et de mettre le vélo dans la voiture et on part vers 5h. Comble de malchance, les tunnels pour rejoindre l'autoroute sont fermés, maintenance. On restera donc en surface et on passera sous le viaduc « Reyers » dont on se demande s'il ne vaut pas mieux le détruire que d'essayer de le rénover tant il est détérioré. Nous arriverons à Lier et trouverons une place pour garer la voiture à environ 300 mètres du café Waregem, point de départ du jour. Les habitués sont là et nous serons une petite 30 à participer à ce brevet qui promet d'être plat, un peu venteux et, si j'ai bien vu les nuages sur « buienradar » pourraient nous apporter un ou plusieurs petites averses voire même un grosse pluie. Il y avait ici et là du rouge sur les prévisions. En tout cas, j'ai prévu mes longues chaussettes « anti-pluie » sous mon long cuissard. Je serai aussi le caméraman de service ... qui doit encore apprendre son métier.

La semaine passée il y a eu un petit film du début d’une flèche ... tombée à l'eau en ce qui me concerne. On va essayer de faire mieux, je vous rassure tout de suite ... un long métrage ne sera pas pour tout de suite.

Nous nous élançons le long du canal habituel et avec l'habitude ... on a failli partir dans le mauvais sens, car cette fois on va revenir par le trajet qu'on suivait toujours pour l'aller. Et oui Louis a changé son parcours. Alain me confie qu'il commence à imiter mes mauvaises pratiques, aïe, y aurait-il contagion, je n'avais pas les traces complètes pour les 2ème et 3ème jour du brevet 1200 de notre bon André, cette fois c'est Alain qui, pour éviter de confondre l'aller et le retour et les moments ou les trajets se croisent, a décomposé le trajet en trois parties ... mais il lui en manque sur son GPS. Comme quoi les meilleurs ne sont pas épargnés, la poisse frappe partout.

Je filme donc ici et là, déjà de grand matin dans le noir, il y a bien une position ... filmer de nuit mais je ne l'ai pas « engagée » ... ce film-là sera ... tout noir, on y voit à peine les leds de quelques cyclistes. Heureusement il fait vite clair et d'autres films seront visibles ... mais pas terribles.

Si, lors de la flèche j'avais filmé avec la lentille en position – mention du nom de la caméra – vers le haut, la portion filmée est étroite et haute (on peut presque voir la roue avant de celui qui filme et la route devant lui mais presque rien à côté de la route), cette fois je vais filmer avec la lentille tournée à 90° ce qui offrira un champ plus large ... que haut. Cela aurait pu être pas mal, mais, comme Alain me l'avait fait remarquer, la caméra sur mon casque va plutôt filmer la route devant moi, j'aurai dons ma roue avant, la roue arrière d'Alain, ses pieds pédalant et une vue sur sa selle ...

Bref pour un bon film qui vous donnera l'eau à la bouche pour participer à un BRM, c'est pas pour tout de suite.

Comme j'avais été blessé après le 1200, terminé le 2 août, et que ma doctoresse m'avait dit : « pas de vélo pendant un mois », j'ai presque respecté les consignes puisque je n'ai roulé que 40 km, 30 km, fait 2 fois du spinning (1 h) les 86 km du bianchi et la flèche de 225 qui s'est arrêtée à 45 km pour moi. J'ai donc peu d'entraînement pour ce 300 et dans ma tête si je peux le faire en 15 h je serai content.

Je serai capable de suivre le rythme du groupe pendant environ un peu plus de 40 km. Je profiterai de la perte de contact avec le groupe pour replacer correctement l'aimant de mon compteur qui s'était déplacé (montage et démontage de la roue pour mettre le vélo dans la voiture) et qui n'indiquait plus rien. Mon compteur n'a rien marqué les premiers 45 km. Heureusement que j'ai le GPS et son « compteur journalier » que j'avais bien remis à zéro. Cependant, lui aussi fait des siennes car, à chaque portion pavée ou un trou dans la chaussée, mon GPS se fait la malle de son support et je le retrouve pendu à sa lanière. A-t-il, lors d'une de ses escapades, changé l'un ou l'autre option ? Toujours est-il qu'il n' pas enregistré le parcours. Je remettrai cette option lors d'un arrêt.

Au premier contrôle je ne retrouverai même pas le groupe rapide, ils sont déjà partis depuis 10 minutes me dira le patron occupé à nettoyer les tables. Un autre randonneur, que j'avais dépassé sans savoir s'il participait à notre brevet, arrive à son tour. Et, quand je me préparé à continuer, Louis, l'organisateur arrive. Je poursuivrai ma route seul les 260 km restant, je ne verrai les autre qu'au croisement de Opitter, le contrôle ayant lieux dans un « cul de sac » on reprend la même route pour aller et revenir. Comme je ne sais encore faire démarrer la caméra rapidement, ... vous ne verrez rien de ce croisement, ce qui me force à exercer ma mémoire pour vous raconter ceci.

A Opitter, le nom de la brasserie se trouve sur le bâtiment d'à côté et j'ai cherché l'entrée ... dans la cour un groupe répétait de la musique, ... pas pour nous. J'ai même sonné à la maison, pas de réponse, pour m'apercevoir que de l'autre côté il était écrit « ingang » (entrée), encore quelques minutes perdues. Je ne m'attarde pas plus. Cachet, boire et partir. Je mangerai ma banane dehors.

Comme je n'ai presque rien mangé, je devrais m'arrêter deux fois pour manger entre le 141 et le 206ème km.

Comme les autres je recevrai un bonne averse entre 15 et 20 km. Un bon randonneur n'a pas peur de la pluie et j'y suis habitué mais je vais quand même souffrir une torture spéciale, et je pèse mes mots, les efforts consentis en début de journée ont laissés sur mon visage des sels minéraux que la pluie lave et entraine dans mes yeux. Douleur atroce, il faut que je ferme et masse d'un doigt mes yeux, alternativement, il faut encore que je conduise mon vélo. Alain me dira que le groupe des rapides s'est arrêté sous un pont pour mettre leurs vêtements de pluie et attendront que le gros de la pluie soit passé. Si en plus d'être rapides, on leur offre un pont pour s'abriter, comment voulez-vous que nous, les moins rapides, on puisse faire concurrence.

Après cette torture et la pluie s'étant arrêtée, je m'arrêterai pour remettre la caméra sur mon casque et filmer un cimetière qui doit comporter plusieurs milliers de tombes.

Je poursuivrai ma route sans trop m'attarder au dernier contrôle où je ne verrai pas d'autre randonneur.

Au kilomètre 279 (sur mon GPS) je reçois un coup de téléphone ... 19h47 le temps de m'arrêter, de 45 km/h à zéro prend un certain temps ;o))) de passer ma main sous mon vêtement de pluie, puis sous mon coupe-vent randonneur et atteindre la poche de mon maillot randonneur et de saisir le GSM, ... trop tard. Il y a aussi un SMS, Alain m'attend, il va chercher du diesel et m'attend dans la voiture, je lui re-sms que j'ai 279 km au compteur, j'en ai pour une bonne heure

J'arriverai au Café Waregem à 20h33, je bois un café, remplis ma carte et la remet à Stéphane, fils de Louis qui discute avec Marc Dejans et deux autres que j'avais vu à Opitter où ils avaient pris un repas. Je me rendrai à la voiture d'Alain qui m'attendait pour le retour.

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Par Alain Darville

Patrice et moi, nous sommes partis faire un petit 300 km, Patrice pour préparer son 1000, moi, pour m’amuser. Comme Patrice, depuis son 1200 de début août, n’a plus rien fait de long, je ne sais pas trop comment il va faire ce 300. Moi, je me dis qu’avec ma double flèche de la semaine passée, cela devrait passer sans trop de problème. Sauf que la fine fleur du monde du BRM est là. Mic, Etienne, Geert, Marcel, Franck, Yves et des cyclistes locaux.

En plus je m’aperçois vite que la trace sur mon GPS n’est pas complète, il n’y a que les 100 premiers kilomètres. Dès que je suis lâché par le groupe, il faudra que Patrice continue avec moi ou alors il faut que je sorte le papier avec tous les knooppunten. Donc je rentre à Noël. Sauf que Patrice ne va pas rouler longtemps avec nous. Il est pourtant là avec sa caméra sur son casque, avec la ferme intention de nous filmer en pleine action. Sauf que ça va quand même un peu vite pour un 300 km. 30-31 km/h en continu, avec une succession presqu’infinie de virages dans les sapins du Limbourg en suivant les  knoppunten. Avec chaque fois, à la clé, une magnifique relance. Ce BRM devrait s’appeler « le BRM aux mille virages ».

Le parcours fait un huit. Il passe par Houthalen, Bree, Houthalen (encore), Geel, mais aussi dans des domaines tels le Parc Hoge Kempen, le domaine Kattevennen, le Domaine de Bokrijk, le cimetière militaire allemand (39108 soldats) entre Lommel et Mol. En évitant soigneusement toutes les routes.

Le groupe, fort d’une vingtaine de cyclos, démarre à 6 heures. Encore un peu on le ratait, Patrice n’étant pas le plus rapide pour sortir de chez lui (c’est rien de l’écrire), et les tunnels fermés à Bruxelles ont fait qu’on est arrivé à Lier à 5h50 en n’ayant pas trop respecté les limitations de vitesse. Le temps de se préparer et de s’inscrire et hop, sur le vélo, Mic en tête.

Yves me dit qu’il roule avec deux côtes cassées. Il est tombé en faisant du VTT, même là, il arrive à faire de l’endurance. Il n’arrête jamais…. Il n’a pas mal en roulant, juste lorsqu’il se couche. Patrice quant à lui, roule toujours à la Patrice. Il tire le peloton en roulant loin devant lui, s’arrête pour filmer, et puis il disparait à tout jamais. Je m’en suis aperçu bien longtemps après qu’il nous ait quitté (il est sans doute derrière nous, bien qu’avec lui, tout est possible, il peut être devant aussi.

Le premier contrôle se fait à Houthalen, après 97 km. Pas de Patrice… On repart sans lui, donc…

Depuis longtemps, c’est donc une succession de knoopunten dans un paysage invariable de bois.  Le 2ème contrôle est à Bree. Comme il faut faire un aller-retour par la même route sur quelques kilomètres, on croise Patrice en repartant. Le temps de l’entendre dire : « Je ne sais pas si ça f… ». Yves me demande ce qu’il a dit ? Je suppose qu’il a voulu dire qu’il ne savait pas si sa caméra filmait. « Quelle caméra ? » me dit Yves, sa lampe sur le casque…

Depuis longtemps ma trace GPS m’a quittée, maintenant en roulant comme des pétés sur des pavés, c’est mon GPS qui me quitte. Le support est cassé, va falloir changer. Yves a vu où il est tombé. Le groupe ne s’est pas arrêté. Il va falloir faire une chasse. Yves, Frank et Geert m’ont attendu (merci à eux), et vont m’aider à revenir en roulant à 36/38 km/h dans les bois sur quelques kilomètres.

On continue toujours sur le même rythme. Je ne vais jamais mener le groupe, je ne connais pas le chemin, et avec l’entrainant que certains ont (en enchainant des 1200), je me demande parfois ce que je fais là.

Au 3ème contrôle, Mic annonce une zone de pluies qui va nous atteindre vers 15h30. A 15h30 nous nous arrêtons en dessous d’un pont pour mettre nos imperméables et on assiste au déluge. Le pont est très bien, on y reste un peu, le temps qu’il fasse un peu moins humide.

A quelques kilomètres du but, nous sommes encore arrêtés par une compétition de triathlon. Il va falloir changer de côté du canal en faisant un petit porté de vélo pour repasser sur un pont pour arriver du bon côté à Lier.

A 19 heures nous sommes arrivés. Les 300 km ont été fait à presque 28 km/h. Quelques costauds ont mené le groupes sur de très nombreux kilomètres, je n’ai fait que suivre.

Patrice est arrivé vers 20h40 en ayant roulé tranquillement.

 

Lien vers le reportage de Geert Lammens

 

Le parcours roulé:

Nouvelle image (40).jpg 

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Samedi 23/08/2014 : Une flèche à l’eau
Par Alain Darville

Patrice et moi, pour préparer son 1000 km, nous allons refaire la double flèche Hasselt-Rocherath-Hasselt, en refaisant le même parcours qu’en 2013, mais à l’envers. Comme ça, nous allons faire une distance conséquente  avec un peu de dénivelé : +- 2000 m.

Annoncée pour 111 km, cette distance est difficile à atteindre, l’année passée, nous avions fait 240 km pour l’aller-retour.

Le trajet passera par Tongres, Liège, Dolhain, les Hautes-Fagnes avec le Signal de Botrange, Elsenborn, Rocherath, et puis direction l’Allemagne  avec Monschau, Roetgen, Aachen, ensuite direction les Pays-Bas en passant par Maastricht, puis longer le Canal Albert et enfin une incursion à Genk, pour finir à Hasselt : 246 km, 2050 m de dénivelé, une température entre 22°c et 7°c., du soleil, de la pluie et du vent.

Patrice a emprunté la caméra de Jean-Louis. Il veut faire une œuvre magistrale avec comme principal acteur : Moi. Acteur bien involontaire, je n’ai rien demandé.

Mais ça commence bien : en voulant fixer sa caméra sur son casque tout en roulant en voiture, ça le rend malade : Je n’espère qu’une chose, c’est qu’il ne vomisse pas dans la voiture, mais ça va. Malade encore à Hasselt, il lui faudra quelques longues minutes pour tout doucement se remettre.

J’essaye de mettre l’attache de la caméra sur mon guidon, mais entre le GPS, la lampe, le compteur de vitesse et la sonnette, il n’y a plus beaucoup de place. En faisant ça j’entaille mon doigt sans m’en rendre compte, ce qui fait que cela pisse le sang sur mon vélo et sur ma main. Patrice, lui est venu en dilettante avec son cuissard court, son vieux vélo, sa banane et sans lampe. Son vélo Cora est rafistolé et son guidon n’est pas adapté à sa potence. C’est du bricolage pour le tenir, du caoutchouc rempli l’espace libre autour du guidon.

Nous sommes enfin partis vers 7h30 direction Tongres. Patrice va déjà mieux, en quittant Hasselt, il arrive déjà à s’engueler avec un automobiliste auquel il a refusé la priorité de droite.

Nous arrivons à Tongres, le guidon de Patrice ne tient pas, il s’affaisse, pas facile de rouler comme ça. Et le grand bricolage commence. Entre le caoutchouc, il met des pièces de 5 centimes qui vont finir pliées. Mais le guidon, sur les vibrations ou les pavés continue à tomber.

Nous continuons malgré tout vers Liège, où une descente pavée finit par sonner l’hallali du guidon de Patrice. Encore une fois, j’assiste au démontage, au bricolage, le long d’une voie de chemin de fer, assis sur un trottoir, jusqu’à ce que une des 4 visses disparaisse à tout jamais dans un fourré. C’en est fini du guidon. Un passant, très sympa avec ses deux enfants, nous dit qu’un Pro-Vélo se trouve à la Gare de Liège-Guillemins. Il nous demande d’où on vient et où on essaye d’aller. « On vient d’Hasselt, on compte aller à Rocherath, pour revenir par l’Allemagne ». « Ah, c’est déjà un fameux parcours, combien de jours allez-vous mettre pour faire ça ?». « Un jour, pourquoi ? »,  « …… ».

Avec tout ça, je n’ai aucune idée, où est cette Gare des Guillemins. La GPS, lui, connait. Ce n’est pas tout prêt et en plus il faut traverser une partie de Liège. On en profitera pour faire du tourisme, mais l’heure file. A 11H, on a fait 50 km, le détour dans Liège compris, et le Pro-Vélo est fermé. La flèche de Patrice va s’arrêter ici. Et le film aussi. Le train est là pour rentrer à Bruxelles, moi je continue. Il est 11h et il reste 200 km à faire….

Il faut d’abord retrouver cette trace du GPS, pour continuer le parcours. Je retraverse Liège avec tous ses feux rouges. Pour quitter Liège, je me tape une longue côte à 15%. J’ai les valves cardiaques qui battent la chamade en me demandant quand ça va finir. Le but est de retrouver le Ravel qui passe par Herve. La pente du Ravel n’est que de 2% sur de nombreux kilomètres. Il faut en effet passer de 60 m d’altitude à Liège à 690 m au Signal de Botrange. Plus ça monte, plus il fait humide. J’échappe à un premier orage, mais passer Dolhain et le Barrage de la Gileppe, ça y est, il pleut. Et pas un peu. .. Mais comme ça, le sang du départ est lavé du vélo et des mains.

Mais le plus gênant, c’est que la température descend d’un degré tous les 20 m de montée. De 22°c à 300 m, on arrive à 7°c au sommet. Pas vraiment chaud, je m’imagine Patrice avec son cuissard court. Avec la pluie et 7°c, je ne peux pas m’arrêter de peur de me refroidir. Le problème est que les zones pluvieuses sont assez longues et vont se succéder assez rapidement. Pas le temps de sécher entre deux.

Je passe devant Elsenborn et son camp militaire. Nostalgie d’une époque où on faisait la file devant une cabine téléphonique. J’arrive à Rocherath vers 14h30 avec 120 km parcourus. Maintenant, je passe en Allemagne et je contourne Monschau par la grand-route. Pas envie de passer par la ville et encore perdre du temps pour la traverser parmi les touristes. Il repleut pour faire la très longue descente vers Aachen. Comme dans la flotte, je n’avais pas vu la piste cyclable de l’autre côté de la route, je fais la course avec les voitures qui passent à 100 km/h. Comme je n’ai pas envie de mourir en Allemagne, je retrouve la piste cyclable dès que je peux. C’est un peu plus relax que dans le trafic.

Maintenant il faut traverser Aachen. Pas facile de s’y retrouver entre les routes où les vélos peuvent passer, les pistes cyclables qui changent de côté, les nombreux feux rouges… Et pour Jean-Louis, les immenses bus DB articulés en trois parties.

Maintenant, c’est direction les Pays-Bas, vent de face. Je commence à fatiguer, surtout que la Hollande n’est pas vraiment plate entre Aachen et Maastricht. Maastricht qu’il faut aussi traverser via les piétonniers, les travaux, les ponts pour piétons et pas pour cyclistes, les ponts pour tout le monde sauf les voitures….

Il ne reste plus qu’à suivre le Canal Albert, sauf que le Canal Albert possède sur son long des industries qui monopolisent les routes le long du canal. Comme je n’ai plus envie de faire l’acrobate comme l’année passée, je me retrouve sur une route en direction de Genk. Petit détour pour aller à Hasselt. Il est 20h, avec 246 km quand j’arrive à la voiture, après avoir encore traversé la ville.

C’est une très belle flèche, elle m’a moins emballée que l’année passée. Mais le temps, la pluie, la solitude forcée, n’aident pas à apprécier les choses de la même façon.

Quant à Patrice il est bien rentré à Bruxelles. Je me suis fameusement entraîné pour son 1000 km. Je ne sais pas si cela sera utile pour lui ?

23-08-2014 Flèches Hasselt-Rocherath-Hasselt

 


23-08-2014 Flèches Hasselt-Rocherath par Aurore-Cyclo 

 

Lien vers le parcours GPS roulé

 

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Dimanche 17/08/2014 : « Non ce n'était pas une hallucination, vous m'avez bien vu ce matin »
Par Patrice Martin

Ce matin j'ai fait le 80 km du Bianchi de Wemmel.

Après les quelques gouttes du départ, je m'étais, comme la plupart des autres, mis en configuration "pluie" ... pour rien  ou en tout cas trop tôt. Ce qui fait que je me suis retrouvé dans un petit sauna.  J'étais avec un de mes premiers vélos (TVT aluminium oui ... Cora) dont j'ai changé toute la transmission : nouvelle cassette, nouvelle chaîne et nouveau pédalier avec un 48 36 26 pour favoriser la cadence / fréquence de pédalage.

Cela s'est pas mal passé pendant environ 40 km (probablement le vent favorable car j'étais souvent, bien qu'en revalidation, à 30 km/h et même plus.  Cependant après environ 40 km la pluie a fait son apparition et le vent était contre nous.  De plus je commençais à avoir faim.  Je ne savais pas s'il y avait un ravito quelque part et je ne m'étais pas renseigné au départ.

J'ai donc mangé ma banane et un cookie (carb et proteines) sous un pont à ... 700 mètres ou un km du ravitaillement (ET MERDE).  Sous le pont j'ai vu passer Eric le champion puis un groupe emmené par Jos mais je n'ai pas pu identifier tout le monde avec mes lunettes mouillées (intérieur et extérieur) par la pluie depuis un bon moment.  De plus ils m'avaient dit (Jos et le groupe) qu'ils faisaient le 60.  Je suis donc passé devant le ravito et j'ai donc continué ma route. A part un peu d'eau je ne vois pas ce que j'aurais pu faire si ce n'est perdre du temps et me refroidir (petit sauna plein d'eau).  J'ai donc continué mais je ne suis pas retourné au départ vu que j'étais déjà assez mouillé, je suis allé directement chez moi (86 km et j'étais chez moi à 11h26).

Si j'ai vu souvent plus que 30 (31 / 32 et encore plus parfois) km/h pour les premiers 40 km, avec la pluie et contre le vent j'ai aussi vu 22, 20 et même 19 Grrrr  pour le retour.

Ma jambe gauche a tenu, j'ai quand même une petite douleur qui apparaît quand je "tire" avec ma jambe gauche ... plusieurs kilomètres.  A analyser.

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Dimanche 17/08/2014 : Une vision, qui se répète…
Par Alain Darville

Et oui, ce dimanche matin, au Bianchi de Wemmel, j’ai donc vu au départ ce cher Patrice. Ce n’était pas son frère jumeau, ni un fantôme (je l’ai pincé). Et moi qui pensais qu’il avait fait le 200 ce vendredi avec Mihaela et le 400 ce samedi jusqu’en Allemagne. Un peu déçu quand même…

Le petit groupe de Benoit, Jos, Daniel et Michel est parti sur le 60km un peu après Patrice et nous, Eric et moi, nous sommes partis encore un peu après tout le monde, Eric devant mettre son coupe-vent dans sa voiture. Comme c’est vent dans le dos, ça roule. Eric, qui n’a plus les jambes en béton de vendredi, mais en coton (dixit himself), a un peu de mal à démarrer. Mais nous rejoignons assez vite le groupe de Benoit, déjà au-dessus du pont de l’autoroute de Boom. Nous ne restons pas longtemps avec eux, et on commence à tournicoter en direction de Willebroeck. De temps en temps, nous avons le vent de face, comme ça on sait à quoi s’attendre au retour.

Et effectivement, une fois Willebroeck atteint, nous faisons demi-tour direction Bruxelles. Et il commence à pleuvoir. Pas une forte pluie, mais une fine, qui avec le vent de face commence à mouiller fameusement. Je m’arrête pour mettre mon coupe-vent plus ou moins imperméable à l’intersection du 60 et du 80 km. Comme ça, je vois que tous les cyclos de ce brevet ont fait le 60 km. En effet sur le 80km, je n’ai vu personne, sur le 60, c’était le défilé. Eric est parti le long du canal, je le rejoindrai au ravito.

Mais avant ça, sous un pont, je vois une ombre à l’arrêt. Encore une vision… Avec mes lunettes mouillées, je ne crois reconnaitre Patrice, ou son fantôme, ou un frère jumeau qu’à 2 mètres en passant à pleine vitesse Bouche cousue. Je ne m’arrête pas, pensant le retrouver au ravito.

Au ravito, on retrouve le groupe de Jos. Benoit commence à faire ses calculs, un peu étonné. « Vous nous avez repris 20 km sur 40. Heu non, sur 60, un tiers plus vite ». Ben, non on n’en a que 54, et je ne pense pas qu’on a fait 20 km de plus. Patrice ne réapparait plus. Mais c’était bien lui en-dessous du pont, les autres l’ont vu aussi.

Mais Eric a froid, on repart donc. Eric est parti face au vent, je ne le reverrai plus. Eric, encore : « Et moi qui pensais que tu étais derrière moi, je n’arrêtais pas de faire des gestes pour t’avertir des obstacles, on devait me prendre pour un fou ». Et lucide avec ça....Clin d'œil Et non, j’étais loin derrière.

Avec le vent de face, c’est un peu plus dur qu’avec le vent dans le dos. On se croirait en automne, lors des premières tempêtes. La pluie finit par s’arrêter, pas le vent.

Wemmel est là, je n’ai pas 80 km, loin de là. Ou c’est le compteur, ou ce sont des kms qui font 900 mètres. Mais bon, Eric m’attend (depuis longtemps je suppose), et on boit un verre. Il est juste 11h, ce brevet a été fait en 2h30, arrêt compris.

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Vendredi 15/08/2014 : « J’ai eu dur » (sic)
Par Alain Darville

La phrase du titre, n’est pas de moi, mais d’Eric.

Le brevet de La Hulpe « Les petites Ardennes » est un classique. Le parcours n’est pas des plus facile, pas beaucoup de plats, même s’il reste assez roulant grâce aux montées pas trop pentues.

Eric et moi, nous partons ensemble et mon but est d’arriver à le suivre quelques kilomètres. Mais Eric me dit qu’il n’est pas en forme. Quand il dit ça, c’est qu’il va battre son record de vitesse. Mais, cette fois-ci, il a joué avec son marteau-piqueur toute la semaine et il me dit : « J’ai les jambes en béton ». On verra bien.

Nous partons tranquillement, et nous nous retrouvons à 6. Deux jeunes et deux cyclos chevronnés nous accompagnent. Les premiers kilomètres se font relax. Eric ne veut prendre aucun risque sur les routes mouillées, même s’il ne pleut plus et que nous y échapperons jusqu’à la fin. Mais bon, il va quand même falloir aller un peu plus vite. C’est donc parti, Eric et moi, nous allons prendre quelques relais un peu plus rapides. Les 2 jeunes restent avec nous. L’un des deux à vraiment l’air costaud, mais il attend son copain.

Nous passons par Genappe, Petit Roeulx, Ecaussines, Braine le Comte, Virginal et Braine l’Alleud.

Le 1er ravito au km 32 à Buzet est atteint assez rapidement. Eric veut faire court, et nous repartons assez rapidement. Un autre cyclo vient avec nous et nous allons rester ensemble presque jusqu’au bout. Ce qui n’est pas le cas des jeunes qui disparaissent un peu après de la séparation du 85 km. Mais rouler comme on fait, en tirant tout le temps le grand plateau, avec mon entrainement un peu réduit, fait que ça commence à faire mal dans les longues montées. Eric finit même par disparaitre. Pas devant, derrière. Il n’est donc pas vraiment en pleine forme, comme il le disait. Un jour pas an, il a son jour sans, c’est tombé ce vendredi.

Nous continuons donc à deux jusqu’à la fin, en filant à 40 km/h sur la longue ligne droite entre Waterloo et La Hulpe.

 

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Dimanche 03/07/2014 : Le Mur de Grammont
Par Alain Darville

Cette année, on remet ça aussi, on va faire le Mur. Avec un enchainement : Le Mur de Grammont suivi du Bosberg. Comme ça on pourra comparer.

Au départ de ces (annoncés) 83 km : Jean-Louis, Eric, Dany, Daniel, Eric II, Freddy, Jean-Paul, Stéphane et moi.

Je ne sais pas trop où Eric II pense que nous allons l’emmener. Il est là avec sa cagoule, et j’ai déjà trop chaud rien qu’à le voir. Il fait plus fort que Patrice à sa grande époque. En plus son body a tendance à tourner fou, je pense qu’on va bien s’amuser avec lui.

Pour la distance, pas de soucis, avec le parcours ardennais de la semaine passée, cela devrait être ok. Et Stéphane a maintenant le fond pour faire ça les doigts dans le nez.

Le parcours a été fait en suivant les knooppunten. L’avantage est que ce sont de petites routes de campagnes et que normalement elles sont praticables par les cyclistes, l’inconvénient, c’est qu’elles ne connaissent pas vraiment la ligne droite. Nous louvoierons donc à travers le Pajottenland pour arriver au pied du Mur.

Mais Eric II, il ne faut pas longtemps pour qu’on le perde, en même temps que Dany. Comme ils n’ont pas de GPS, ça ne va pas être facile de les retrouver. C’est un peu n’importe quoi. Le groupe est parti, je retourne en arrière pour les rechercher, je ne trouve personne. Je repars dans le bon sens, je croise Eric et Daniel, qui sont partis aussi à leur recherche. Jean-Louis part dans une autre direction les rechercher, et finalement ils arrivent quand même. Le body d’Eric II a force de tourner fou, a rendu l’âme, pédaler dans le vide cela peut être amusant, mais cela ne mène pas loin. Eric II retourne  donc à Bruxelles, en ne changeant plus de vitesse et en espérant que ça tienne encore un peu.

Avec tout ça, on n’avance pas beaucoup. Daniel nous dit d’y aller et de ne plus l’attendre, il a un GPS et on le retrouvera à Grammont.

Grammont, on finit par y arriver, après plus de 50 km. Mais juste avant, le long de la Dendre, mon GPS joue les filles de l’air en passant sur des bandes ralentisseuses en relief. Les bandes sont tellement bien ralentisseuses que pour les passer sans dommage, il faut y aller à 5 km/h.  Où est donc ce GPS. Je n’espère qu’une chose, c’est qu’il n’a pas fait plouf dans la Dendre, parce qu’alors je pourrai lui dire adieu. Stéphane s’est déjà arrêter pour le rechercher. Finalement, nous le voyons, à 5 cm du bord de l’eau. C’est mon jour de chance. Et en plus, il fonctionne toujours.

Mais Jean-Louis, Eric et Freddy ont déjà filé pour attaquer le Mur. C’est une première pour Dany. Le Mur on va le monter tranquillement. Depuis que les pavés ont été refaits, ce n’est plus vraiment un exploit. Ça monte sec sur 100 m, mais à part ça, ce n’est pas bien difficile. En haut, j’essaye de contacter Daniel par téléphone. Il est encore loin, un peu fâché avec le GPS, il a fait quelques détours.

Après à peine 4 km, nous attaquons le Bosberg. J’y vais tranquille, en faisant des photos dans la montée. Pas bien difficile non plus depuis que les pavés ont aussi été refaits. Il est moins long que le Mur de Grammont et la pente est un peu moins élevée. Jean-Louis, Eric, Freddy et Dany sont déjà en haut avant que je n’ai atteint la moitié avec Stéphane et Jean-Paul.

En haut nous allons boire un verre. Stéphane a un problème : il doit faire un BBQ à midi et il est 11h45. Il reste 20 ?, 30 ? km à faire, en un ¼ d’heure, cela ne va pas le faire. En attendant Daniel avance, il est arrivé à Grammont, il a vaincu le Mur, mais on ne l’a jamais revu.

Pour Stéphane, nous allons hausser le tempo. Les côtes sont avalées, les descentes sont dévalées, mais Stéphane ne suit pas. On laisse même tomber les knoopunten pour faire plus court. Finalement Eric met le turbo, avec dans la roue Jean-Louis, moi et Freddy. Le reste suit de loin, mais à 13h on a fini les 85 km du parcours avec les 800 m de dénivelé. En ligne droite, Grammont n’est vraiment pas loin, en zigzags, c’est autre chose…

 

03-08-2014 Le Mur de Grammont

 


03-08-2014 Le Mur de Grammont par Aurore-Cyclo

 

Lien vers la trace GPS du parcours roulé.

 

19:17 Publié dans aout-2014 | Lien permanent | Commentaires (0)