05/01/2014

Sorties Janvier 2014

Dimanche 19/01/2014 : Le réveil des Anciens
Par Alain Darville

Le non-hiver continuant, nous nous continuons à faire nos sorties dominicales tranquillement. Ce matin, 10°c au thermomètre, bientôt, nous serons en cuissard court. Il faudra juste espérer que l’hiver ne se réveillera pas trop au mois de février juste avant la reprise des hostilités officielles. Parce que pour le BRM 200 km du club, c’est bien parti : jusqu’à présent, il y aurait au moins 9 volontaires pour le faire.

Nous sommes 10 au départ ce matin. Michel fera le 45 km, pendant que Patrice arrivé ¼ heure en retard fera un 65 km tout seul. Les autres, Eric, Jean-Louis, Guy, Daniel, Jean-Paul, Stéphane, José et moi, nous ferons le 65km du Lanoye.

Il y a toujours 3 VTTs et un trekking contre 4 vélos de courses. Les routes sont sèches et il y a peu de boue. Le vent doit être du sud-est et n’est pas trop fort.

Nous restons groupés, en haut de chaque cote les « forts » attendent les « faibles ». Eric a toujours tendance à s’envoler dès que ça monte, mais il parvient à se contenir et il attend.

Petite frayeur néanmoins : Sur les petits chemins de campagne, pas trop large, il faut toujours faire attention aux voitures qui pourraient venir en face, c’est pourquoi, les virages se prennent de préférence en restant sur le côté droit de la route. Donc, pour une fois que je menais le groupe, dans un de ces virages masqués, à presque 90° en descente, je me suis retrouvé face à deux promeneurs qui prenaient toute la largeur de la route. Comme ceux-ci commençaient à faire une « digue dondon digue dondaine » effrénée, il ne restaient plus qu’une solution : rester au centre de la route en ne freinant pas trop fort, pour ne pas recevoir le reste de la troupe dans le cul. Mission accomplie : le vélo s’est arrêté 20 cm devant l’un des promeneurs. Les présentations ne s’éternisant pas trop, nous décidâmes de continuer notre chemin, laissant sur le leur, les deux badauds qui ont du se demander longtemps ce qui leur était arrivé.

Mais qu’est-ce que le titre vient faire là-dedans ? On y vient. Jusque-là Guy était resté calme, cachant son jeu, avec toujours Daniel dans sa roue, mais jamais loin des premiers. Et c’est sur la longue ligne droite entre Rebecq et Tubize que c’est arrivé : Comme je ne peux pas y résister, je lance les hostilités. A fond la caisse avec mon tracteur, dans la roue Eric qui me laisse monter dans le rouge avant de prendre un relais (ou une attaque, avec lui, on ne sait jamais) dans un faux plat montant, tout en accélérant encore. Comme je n’arrive pas à le coller dans sa roue, il s’en va inexorablement. Maintenant je ne suis plus rouge, je suis cramoisi et je dois ralentir. Juste un peu, le temps d’entendre le souffle rauque de Jean-Louis dans mon dos : Non, ce n’est pas Jean-Louis, c’est Guy. Guy a mené tout le groupe à du 40 km/h sur toute la ligne droite. Donc Guy me passe, suivi de Daniel, de Jean-Louis hilare, de Jos et de Jean-Paul. Daniel, je pensais que c’était Stéphane. Stéphane a donc disparu. Mais Guy sur sa lancée est parti. Il n’attend plus personne, et plus personne ne sait le suivre : 70 ans et du 300 Watts au teste à l’effort d’endurance, qui dit mieux. J’arrête de faire le forcing derrière le groupe, le long du canal et j’attends Stéphane avec Jos, finalement ramené par Jean-Louis.

Stéphane texto : « Quand tu as démarré, Eric t’a suivi et j’ai essayé de vous suive. Je me suis mis dans le rouge, et quand le TGV Guy est passé, je n’ai plus pu suivre personne. Je signe des deux mains pour être comme Guy a son âge. Comment c’est possible ? ». Guy, qui une semaine auparavant empêchait quiconque de dépasser le 25 km/h s’est réveillé aujourd’hui. Il s’est réveillé avec Daniel qui le suivait comme son ombre (65 ans le Daniel…)

Eric qui faisait figure de bébé avec son groupe TGV a donc continué. Finalement, il parait, que Guy et Eric ont fini à deux lâchant inexorablement,  Jean-Paul et Daniel.

Le reste est rentré un peu plus tard, avec un Stéphane, qui se posait quelques questions sur la réalité des choses.

En tout cas, le 25 km/h, je m’en souviendrai, et quand mon vélo de course aura remplacé le VTT, va falloir s’accrocher pour suivre… Enfin j’espère.

 

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Samedi 11/01/2014 : Les doubles flèches, le brouillard et un Patrice qui cafouille.
Par Alain Darville

Comme la météo annonçait un samedi agréable (pour un mois de janvier), j’ai proposé aux membres du club de faire la double flèche Bruxelles-Stekene et Stekene-Bruxelles. Officiellement cette flèche fait 61 km, mais comme ce n’est jamais assez, le parcours proposé en faisait 134 km.

Contre toutes attentes ce fut un succès de participation : Guy, Jean-Louis, Daniel, Eric, Stéphane et Patrice ont répondu présent. André qui voulait aussi venir a finalement prétexté un brouillard tenace pour ne pas devoir faire les flèches. Benoît qui avait dit oui du bout des lèvres a finalement décliné sans doute effrayé par le kilométrage.

C’est donc sous un brouillard inexistant que nous sommes partis à 8h du stade Barca. Il manquait juste Patrice qui était encore chez lui à cette heure. Il téléphone de sa caverne (ça résonnait) pour dire qu’il partira de chez lui et que nous devrions nous retrouver sur le parcours.

Il fait un peu frisquet lors du départ, sans doute 2°c et il fait encore noir. Chacun s’est équipé de lampes, cela va de la loupiote au projecteur. Jean-Louis a une lampe qui éclaire tout le parking.

Les consignes sont claires : Ne jamais dépasser 25 km/h sous peine de recevoir un coup de pompe sur le casque de la part de Guy. Eric et moi nous sommes venus en VTT pour faire la distance. D’abord nous n’avons peur de rien, ensuite cela ne va pas rouler très vite, donc c’est faisable, enfin j’espère.

Le départ se fait vent dans le dos, les nuages sont là mais il fait sec. Le petit groupe progresse tranquillement dans le noir en suivant la trace GPS.  Nous allons passer par Dilbeek, Brussegem et Merchtem pour attaquer l’Escaut jusque Temse. Longer l’Escaut est toujours agréable, c’est vraiment un endroit de toute beauté à l’abri de la circulation automobile.  1er arrêt à Sint-Amands pour savoir où est ce Patrice. Il ne répond pas, il doit fendre le vent et ne rien entendre. Il m’avait parlé d’Alost alors que nous devons y passer au retour, je commence à me demander s’il n’est pas parti pour faire cette flèche à l’envers. Comme c’est un habitué du genre, je me méfie.

Sur le pont qui traverse l’Escaut à Temse, après la séance photo, je refais un essai téléphonique, mais toujours rien. Finalement Patrice me rappelle, et effectivement il fait bien le parcours dans l’autre sens que nous, nous allons donc forcément nous rencontrer quelque part sur le parcours si tout le monde suit bien la trace GPS.

Nous traversons encore Sint-Niklaas avant d’arriver à Stekene.

A Stekene la jonction est faite. Patrice mange sa banane dans une aubette de bus en nous attendant, ce qui donne des idées à Stéphane, qui profite du marcher de Stekene, pour acheter son régime.

Mais il commence à pleuvoir, pas très fort mais quand même, ça mouille… Donc nous faisons notre arrêt dans le même café que l’année passée, et ouf de soulagement, la soupe n’est pas encore faite. Patrice était reparti pour en prendre une, en faisant des adeptes. Il pleut maintenant assez fort, mais le temps de se refaire une santé dans le café, quand nous sortons, la pluie a cessé.

Chacun s’attarde sur le cas Patrice et son vélo. Déjà avec son énorme sac sur le dos, il ne passe pas inaperçu, mais maintenant il a aussi tout un attirail accroché à sa tige de selle. Pas vraiment utile sur un 130 km, peut-être était-ce pour faire un essai?

Maintenant, c’est le retour, le vent est même tombé et pas trop défavorable, et le soleil est là maintenant pour nous réchauffer. Direction Lokeren, via un chouette équivalent Ravel flamand. Mais à Lokeren, Daniel crève un pneu, il faut réparer, Eric en profite pour mettre des gants de chirurgien pour faire l’opération.

Daniel commence à souffrir de crampes, nous ralentissons encore l’allure.

Un peu après Donk Mere, nous jouons à Touring secours pour essayer de dépanner un cyclo en panne. Mais avec ses roues carbones et ses pipettes de 55 mm, cela ne le faisait pas. Impossible de gonfler son pneu. Au moins nous aurons essayé.

A Alost, Eric commence à faire son itinéraire personnel. Pour ne pas le perdre, nous le suivons de loin, jusqu’à ce que Stéphane crève à son tour. Re-réparation, etc… Patrice en profite pour rentrer à Bruxelles via les grands axes, nous aurons roulé 41 km avec lui. Comme Patrice n’avait pas de sac (fallait oser le dire???) pour mettre des achats vélocipédiques éventuels à Alost, il ne pourra pas faire le plein de pneus.

Le temps passe, les 130 km vont se faire en autant de temps qu’un BRM 200 très rapide. Nous suivons la Dendre sur un bon bout avant de partir tout droit vers Bruxelles. Les côtes sont là, mais Daniel passe sans trop de souci.

Finalement, nous nous sommes bien amusés, cela a pris du temps mais tout le monde est rentré ensemble. Le temps était avec nous. C’est donc à refaire… Et même Guy était content, c’est tout dire.

11-01-2014 Flèches Bxl-Stekene-Bxl

 

Lien vers Vidéo 1

Lien vers Vidéo 2

Le parcours GPS : http://www.openrunner.com/index.php?id=3174517

 

 

 

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Dimanche 05/01/2014 : C’est reparti…
Par Alain Darville

C’est par une froide matinée d’hiver ensoleillée que nous nous sommes retrouvés pour commencer l’année 2014 tous ensembles sur le vélo. Froide, c’est relatif, il y a 4°c mais le soleil va vite réchauffer tout ça.

Les habituels sont là : Guy, Daniel avec Eric II, Eric I, Stéphane et moi. Les épisodiques, mais réguliers aussi : Michel, Jos, Jean-Paul, Freddy. Et les revenants, du moins le dimanche matin : Patrice et Benoît.

Tout ce petit monde s’élance pour faire le 60 km A. Je ne sais pas trop ce que ça va donner, avec les différences d’entrainement, mais au début, du moins, tout le monde reste groupé. Les VTT ouvrent la marche, et Freddy malgré ses longues semaines d’absence roule toujours aussi fort (quel est son secret ?). Au début le vent est dans le dos, donc l’allure est bonne. Pas de crevaison à signaler, pas d’incident, rien, le résumé ne sera pas long.

Le retour, par contre, est un peu plus épique. L’arrivée vers Asse par le nouveau chemin est toujours aussi affreux. Enfin, affreux, il faut s’entendre, la paysage campagnard est joli, mais c’est le vent qui est bien là, et ça monte tout le temps. C’est donc devenu le moment pénible du parcours. Eric I s’est perdu, entrainant dans son sillage Eric II et Patrice. Patrice est là avec son gros sac à dos. J’ai des questions de certains étonnés qui se demandent si pour faire un ridicule petit 60 km, il faut que ce sac soit déjà si gros, alors quelle est la taille du sac sur un 1200 km ??? En fait, le sac contient un cadenas. Nous on veut bien le croire, mais alors c’est un cadenas pour camion. Mais bon, la dessus, Benoît est perdu corps et bien, il sera remorqué par le bon samaritain qu’est Stéphane. Le vélo est déjà dur comme ça, mais alors sans entrainement, c’est une horreur.

Ça accélère pour revenir, les dernières montées me sont fatales, ce VTT reste un calvaire dès que ça monte vent de face. Eric I et II sont partis avec Freddy et Jean-Paul, les autres vont rentrer au compte-goutte.

 

 

05-01-2014

 

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