02/02/2014

Sorties Février 2014

Dimanche 23/02/2014 : La foule et le printemps
Par Alain Darville

Wolvertem, c’est la première sortie officielle de la saison en territoire flamand pas loin de Bruxelles. Beaucoup de cyclistes qui ont dû ronger leur frein pendant l’hiver sont là, certains (même beaucoup) déjà très affutés, d’autres un peu moins.

En plus, ce dimanche, le soleil est là, il fait presque chaud, c’est le printemps. Il n’y a que le vent qui est là, comme déjà depuis de nombreuses semaines.

Eric est déçu, ce n’est qu’un minuscule petit 65 km. Il en aurait voulu 40 de plus. Pour préparer le 200 km de samedi prochain, Jean-Louis et Daniel sont venus à vélo depuis Anderlecht, ce qui leur fera un gros 100 km.

Nous partons ensemble sur un rythme très élevé, le vent étant dans le dos. Daniel suit et la vitesse ne descendra plus en dessous de 30 km/h. Jean-Paul et Jos mènent le groupe. De temps en temps, Eric et Jean-Louis en remettent une couche. Freddy, même s’il ne roule pas tous les week-ends est toujours aussi fort. Marc et Stéphane sont là aussi.

Jusque Temse tout le monde suit, mais maintenant il faut longer l’Escaut direction Dendermonde, et le vent n’est franchement plus un allier. Nous prenons des petites routes que je ne connaissais pas (encore), et le petit groupe, excepté Daniel qui poursuit sur son rythme arrive au 1er et unique ravitaillement. Nous avons juste eu le temps de nous servir, avant qu’une masse assez importante de cyclos n’arrive et n’envahisse tout.

Nous repartons avec un groupe assez important, mais la vitesse est beaucoup trop élevée : 35 km/h face au vent, ça va temps qu’on est derrière le groupe protégé, mais à chaque relance, cela devient trop dur. Dès que le vent est là, cela devient impossible de revenir. Bien sûr Jean-Louis et Eric suivent sans problème. De même que Stéphane et Freddy. Moi, je n’y arrive plus. Je passe Jean-Paul qui a fait illusion un moment. Marc doit lâcher aussi.

Finalement nous arrivons tous, un peu au compte-goutte. La journée aurait été parfaite, s’il n’y avait eu ce vent toujours aussi usant. Mais bon, il faudra bien s’y faire encore quelques semaines.

 

23-02-2014 Wolvertem


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Dimanche 16/02/2014 : Bis repetita placent

Par Alain Darville

« Bis repetita placent », oui, bon, c’est peut-être exagéré, c’est même ironique, mais la semaine passée, l’aller était tellement dur, qu’il fallait voir si c’était nous ou le vent. Conclusion, ce n’était pas nous. Ouf.

En fait, ce sont Daniel et Jean-Paul qui ont remis le couvert et entrainer la bande dans leur sillage. Ils devaient partir une ½ heure avant nous. Nous, c’était Patrice, Stéphane, Eric, Jean-Louis, Marc et moi. Plus Alex et José-Maria. Alex, le copain de Stéphane qui aura fait une apparition fugace, dégouté après 5 km le long du canal avec le vent de face. José-Maria un randonneur longue distance, qui devait se remotiver pour la longue saison qui va recommencer. Patrice est venu de façon allégée, ses outils sont restés à la maison. Eric est venu avec son vélo de course. En tandem avec Jean-Louis, ils vont faire, à deux, des ravages.

Le vent est donc moins fort que dimanche passé, ce n’est pas difficile, il restait l’ouragan pour faire plus fort. La progression le long du canal est donc « assez rapide ». Le parcours étant le même que la semaine passée, on enchaine les difficultés de la même façon.

Patrice a des ratés avec son GPS dont le bouton d’allumage est resté coincé. Il ne veut pas s’allumer, et comme il a encore des problèmes avec la connaissance du parcours, il doit absolument suivre quelqu’un. Si ça lui arrive sur un 1200 km, je lui souhaite bien du plaisir, surtout qu’il roule toujours en solitaire.

Après Tubize, la grosse montée en direction du Bois de la Houssière est faite sur un tempo assez élevé, je m’accroche à Eric et Jean-Louis, mais les écarts sont conséquents. Nous attendons tout le monde à Virginal, mais Marc a fait demi-tour et José-Maria a disparu. José-Maria a une approche assez bizarre du suivi d’un parcours avec son GPS. Nous le verrons encore deux fois, une fois il est passé devant nous en prenant une route perpendiculaire à la nôtre, la deuxième fois, nous le croiserons le long du Canal du Centre quand nous sommes repartis du Café du Pont-Levis.

Strepy-Bracquegnies est atteint à une moyenne de 24,4 km/h (vent de face) soit 4 km/h de plus que dimanche passé. Dans le café, nous retrouvons Jean-Paul et Daniel qui ont fait un petit. Un gros petit : Guy. Qui pour une raison étrange, n’a pas voulu venir avec nous, alors qu’il a retrouvé les jambes de ses 20 ans.

Ils repartent bien avant nous. Ce sera le prétexte pour faire une course poursuite. Le vent étant moins fort, il pousse aussi moins fort dans le dos. Il faut pédaler plus. Mais le rythme reste bon. Eric et Jean-Louis n’y tiennent plus, il faut qu’ils partent. Ce n’est pas toujours facile, faut-il rester avec eux ? En tout cas essayer. Ou attendre Patrice et Stéphane ? A force de tergiverser, ils sont partis. Visiblement Stéphane finira sur son tempo, tandis que Patrice roule toujours de sa façon bizarre. Une fois, il roule lentement, une fois il accélère mais il ne veut jamais profiter d’un groupe pour récupérer. Il faudra pourtant qu’il apprenne un jour.

Les trois gaillards que sont Daniel, Guy et Jean-Paul roulent assez vite, ils restent inatteignables. Le long du Canal, je roule pourtant assez vite, mais rien à l’horizon. A Halle Jean-Paul, m’attend pour dire au-revoir, A Buizigen, je retrouve Guy et Daniel et enfin à Lot, Eric et Jean-Louis attendent. Maintenant le parcours est connu par cœur pour tout le monde, plus besoin de GPS à l'avenir.

Guy ne comprenait pas pourquoi, Jean-Paul et Daniel ne le suivaient pas. « M’enfin, c’est bizarre, le long du Canal, je dépassais ‘à peine’ le 30 km/h et ils ne suivaient pas, je devais tout le temps les attendre ». Incorrigible, comme toujours…

16-02-2014 Bxl-Strepy-Bracquegnies

 

 

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Samedi 15/02/2014 : La fête des Randonneurs 2014 à Tournai

Patrice Super-Star, le champion 2013 du plus grand nombre de kilomètres effectués sur des longues distances (BRM de minimum 200 km): 7900 km. André et Patrice sont Super-Randonneurs: 200-300-400 et 600 km.

15-02-2014 Fête Randonneurs - Tournai

 

 

Photos de Geert Lammens

Photos de Alain Dutilleul

Photos de Yves-Marie Verbeke

 

 

 

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Dimanche 09/02/2014 : Courageux et surtout un peu fous
Par Alain Darville

Depuis quelques semaines l’hiver Ouest-Européen est devenu un peu fou. Ce sont les dépressions qui s’enchainent au rythme d’une tous les deux jours. Qui dit dépression, dit vent. Cela fait des semaines que ce vent est là, tenace, implacable, usant et déprimant. Mais pour quelques cyclos de l’Aurore-Cyclos qui ont un caractère bien trempé, ce vent est pris comme un défi. Et le défi du jour est d’aller d’Anderlecht à Strepy-Bracquegnies, vent de face, soit 50 km à lutter sans arrêt.

Il fallait faire une reconnaissance de notre BRM 200 km du 1er Mars, et ce dimanche nous allons jusqu’au 1er ravito, au Café du Pont-Levis où nous sommes toujours, depuis quelques années, très bien accueillis. Daniel est parti en solitaire vers 07h30, et nous, Eric, Stéphane, Patrice et moi, nous partons à 08h. Eric est toujours là avec son VTT, moi je n’ai plus eu ce courage, j’ai ressorti mon vélo de course qui s’est fait refaire une 2ème jeunesse.

C’est donc parti pour une lutte face au vent de 02h30. Le long du canal, nous nous relayons du mieux que nous pouvons. Stéphane qui n’a plus roulé depuis trois semaines est pour moi le plus inconscient de nous tous. Et pourtant, c’est lui qui prend le plus de relais. Visiblement l’air de la montagne a fait que ses globules rouges ont été requinqués.

Patrice, lui, est fidèle à lui-même. Déjà avec son paquetage, il est impressionnant. Le sac à dos lui servant d’aérofrein qui l’empêche d’avancer. Sa prise au vent latérale et frontale devant  être assez conséquente. Je suppose que la prise au vent artificielle est pour mieux s’entrainer pour ses futurs défis. Comme son sac à dos risquerait de trop le déporter en cas de coup de vent latéral, il a dû compenser en lestant son vélo avec son porte bagage rempli d’outils divers et sans doute inutiles.

Sa façon de rouler est toujours aussi imprévisible. Soit il prend un relais en passant 10 km/h plus vite que celui qui roule en tête de groupe et fini par plafonner 20 m devant tout le monde, soit il suit 50 m derrière tout le monde, le groupe finissant par ralentir pour le laisser revenir, ce qu’il fait en passant 10 km/h plus vite que tout le monde, et ainsi de suite…

Eric a du courage avec son VTT, mais visiblement, il est tellement fort, que cela ne le handicape pas du tout.

Le canal terminé, il faut maintenant, après Tubize, monter vers le bois de la Houssière. Grosse montée, vent de face, ça fait mal. Notre Patrice se faisant attendre un peu, j’en profite pour dégainer mon appareil photos. Et dans le Bois de la Houssière, c’est la délivrance, plus de vent (temporairement, malheureusement). J’en profite pour mettre mon grand plateau et tirer un peu dessus. Après trois mois de privation (volontaire), ça fait du bien.

Nous continuons cahin-caha en passant par Ecaussinnes. Finalement nous arrivons à Strepy-Bracquegnies vers 10h30 (à du 20,4 km/h de moyenne) où nous retrouvons Daniel qui se demandait déjà si nous allions arriver. Il pensait que nous n’étions pas partis à cause du vent (c’était mal nous connaitre). Stéphane commence à souffrir. Il a mal au dos (souvenir de ses chutes en snowboard), et Patrice (maintenant on le sait) peut aussi se transformer en infirmière, en y mettant l’uniforme (voir photos) et aussi sortir sa trousse de secours. Bientôt avec tout son barda, il devra rouler avec une remorque. Les soins prodigués, Stéphane est remis à neuf.

Après une petite pause dans le café, nous repartons, et enfin, enfin, ENFIN !!!, le vent est dans le dos. La souffrance de l’aller est vite oubliée, maintenant ça roule tout seul. Que c’est gai le vélo comme ça… Et en plus, maintenant le soleil est de la partie.

Le long du Canal du centre et de ses ascenseurs hydrauliques, mon enthousiasme est vite tempéré, je me prends un sac en plastique entre ma chaine et mon dérailleur. Surtout ne plus pédaler et s’arrêter en urgence, pour, après de longs efforts, arriver à enlever cette merde de plastique.

Maintenant je dois rattraper les autres. Avec le vent dans le dos, en poussant un peu, je fais des pointes de 50 km/h, il ne faut pas longtemps pour revenir sur Patrice et Stéphane et ensuite reprendre Eric et Daniel partis un peu avant nous du café.

Rouler devient de la rigolade. Ronquières est passé en dévalant le Plan incliné à + de 60 km/h. Il ne reste plus que le canal à faire. Mais l’attache de mon GPS se dévisse, je n’ose pas demander à Patrice sa clef de 12 (J’entends déjà d’ici ses ricanements), je mets donc mon GPS dans mon sac à dos, et nous repartons, de plus en plus vite. 40 km/h constant, Eric reste dans ma roue, il soigne sa vélocité avec son VTT. Il mouline tellement vite qu’il rebondit sans arrêt derrière moi. Et les Volgas, en formation serrée nous passent, j’essaye de les suivre, mais Eric n’arrive plus à accélérer sa cadence de pédalage. Comme je n’entends plus ses pneus à clous sur le bitume, je me résous à quitter les 50 km/h des Volgas. Ça promet pour le 200 km, eux qui viennent toujours en force, ils sont déjà bien affutés.

Les 110 km sont bouclés en 5 heures (tout compris). La moyenne est fameusement remontée. Mais quel vent !!! Si le 200 km est comme ça, il faudra faire 100 km avec le vent dans la poire, c’est faisable, mais qu’est-ce qu’on risque de déguster…

 

09-02-2014 Bxl-Strepy-Bracquegnies

 

 

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Dimanche 02/02/2014 : Soleil d’hiver
Par Alain Darville

Plus qu’un mois avant l’ouverture de la saison cycliste, directement par un 200 km. S’entrainer en hiver, même si le soleil est là, n’est pas toujours facile, à cause des températures froides et surtout à cause du vent, qui use les cyclistes les plus aguerris, sauf… Eric qui est toujours en forme, du début à la fin, et qui n’en a jamais assez, assis sur son VTT.

Ce dimanche, le soleil est là, il fait assez froid, 3°c, mais la surprise vient plutôt de Guy qui sans doute jaloux des VTTistes a délaissé son vélo de course pour venir avec son antique machine. Avec ses chaussures/baskets sans clip, il faisait plutôt penser à un débutant qui vient tâter du cyclisme en groupe pour la 1ère fois et qui est avide de bons conseils. Pour un vétéran qui a déjà tout connu, ça fait un peu bizarre. Mais bon, Guy est visiblement en froid avec ses manettes de dérailleurs depuis 6 mois, la gauche sur son vélo de course étant restée bloquée. Il ne lui restait plus qu’à ressortir son VTT des sixties.

Jean-Louis est venu avec son vélo de course, il voulait tester sa nouvelle selle. Freddy est venu aussi, toujours avec son VTT. Cette fois-ci, nous sommes encore là, pas comme dimanche passé où nous étions partis un peu avant l’heure prévue pour faire 100 km.

Il ne faut pas longtemps pour que deux groupes se forment, pourtant le 1er ne roule vraiment pas vite. Eric II a décidé de rester tout le temps dans la roue d’Eric I. Les deux groupes finissent par refusionner, le temps que Guy et Michel partent sur le 40 km, le reste continuant sur le 65 km.

Mais cette fois-ci, c’est un peu du n’importe quoi, tout le monde s’éparpille dans la nature, Jean-Louis faisant des apparitions sporadiques pour finir par disparaitre définitivement.  Eric I et Eric II menant loin devant en tandem, Jean-Paul et Daniel faisant le tandem de queue, et Freddy et moi, nous nous intercalons entre les deux tandems, le temps de passer les deux Eric à la faveur d’un raccourci de 2 km initié par Jean-Louis (avant qu’il ne disparaisse).

Tout cela faisant un peu désordre, nous nous retrouvons tous à l’arrivée, où Marc fait aussi une apparition après être parti un peu tard. Mais je sens que tout doucement l’appel du vélo de course devient le plus fort, le VTT sur route est vraiment trop dur, je ne tiendrai plus longtemps.

 

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