05/05/2014

Sorties Mai 2014

 

Samedi 31/05/2014 : Les Crêtes
Par Alain Darville

Quand on fait un cyclo-côteur, il y a une chose dont on est certain, c’est que ça va monter. Mais ça peut monter calmement, comme ça peut monter affreusement. En 2012, j’avais déjà fait ce parcours, mais j’avais oublié combien il était dur. Il est vrai qu’à l’époque j’avais encore mon triple plateau avec un 30x25, tandis que maintenant, je roule avec un 39x27. Je ne suis pas trop curieux et je me suis embarqué dans ce parcours sans avoir regardé au préalable les côtes.  J’ai juste vu que la Redoute était au programme après 137 km ainsi que La Roche aux Faucons  après 175 km, mais à part ça… Et comme disait Guy, croisé à l’arrivée sur le 134 km, les 20 premiers km et les 10 derniers km sont plats, donc sur le 188 km, les 3100 m de dénivelé sont condensés sur 158 km. 23 côtes de 500 m à 6,2 km sont au programme avec des pourcentages max de 6 à 20%, plus les côtes non répertoriées..

Ca va tourner dans tous les sens entre Durbuy, Aywaille et Esneux. Départ à 7h, il ne fait pas chaud, 6°c et le soleil rasant empêche de voir clairement les flèches au sol. Les 1ères côtes passent sans problème, mais dès la Côte de Géromont avec un passage à 16%, j’ai compris que j’allais souffrir.

Entre le 60ème et 100ème km, le tracé est +- le même que celui de Bpost Cycling Tour : La Flèche de Wallonie (217km et 4074m de dénivelé (sont fous)). Ça veut dire que de cycliste solitaire, je me retrouve à souffrir dans les montées avec des meutes de cyclos, généralement flamands et hollandais. Ils étaient 4700 au départ. Dans les montées, je me fais dépasser par des groupes entiers, mais j’en dépasse aussi des paquets, je ne suis donc pas si nul que ça. Dans les descentes par contre, ce sont des fous. Je serre à droite, je n’ai pas envie de me faire rentrer dedans par un excité de la vitesse. Les routes pas trop bonnes, font qu’en roulant à fond dans ces descentes, certains crèvent en passant un peu vite dans un trou.

Les ravitos, il ne faut pas les mélanger, entre ceux de Bpost et ceux des Crêtes, des fois que certains s’arrêteraient deux fois.  Les ravitos sont copieux et suffisent pour faire les 188 km. Ça fait deux ans que je fais les cyclos-côteurs avec comme seuls bagages deux chambres à air et deux pipettes de sucres. Ça change des BRMs… Mais les chemins de BPost et des Crêtes se séparent définitivement juste avant de faire la Côte de la Vecquée (6,2 km) pour monter à plus de 500 m d’altitude.

Ensuite c’est la longue descente vers Remouchamps, pour ensuite attaquer cette Redoute tant redoutée. C’est déjà fameusement émoussé par les 14 côtes premières côtes que j’attaque cette Redoute. En plus maintenant il fait chaud, 26°c sur le vélo, je ne sais jamais comment je dois m’habiller pour faire ces brevets, avec le froid du matin et le chaud de l’après-midi. Et moi qui dis à tout le monde que ce n’est pas une montée si difficile, cette fois-ci je l’ai sentie passée. Mais pas question de mettre pied à terre. Des PHIL à gogo marqués tout le long de la montée, mais comment font-ils pour aller si vite ? Ensuite ce sont 15 km de repos le long de l’Amblève et ensuite s’alimenter au dernier ravito pour attaquer la dernière série de côtes. Vont encore s’enchainer sur 25 km, dix nouvelles côtes, dont la côte de Lincé (4km, 11% max), la Côte Avister (1600m, 16% max) et la Côte de la Roche aux Faucons (1000m, 12% max).

Le retour à Seraing se fait enfin plus rapidement, c’est presque plat, tellement rapidement que je rate une flèche dans un rond-point et je redescends vers la Meuse. Demi-tour, on remonte et enfin c’est fini. 8h25 pour faire 192 km, ce n’est pas terrible. J’ai souffert dans ce cyclo-coteur mais je me suis plus amusé ici à faire tout cet enchaînement de côtes qu’au BAR de Bastogne qui était beaucoup plus roulant.

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Jeudi 29/05/2014 : Les Boucles de la Senne

Par Alain Darville

Le départ de ce brevet organisé par le RACU ne se fait pas loin de Bruxelles, à Drogenbos.

Nous sommes quelques-uns au départ, Freddy, Benoit, Jos, Jean-Louis et moi. Eric, Daniel et André que nous retrouverons plus tard ne sont pas régler à la même heure que nous, ils sont partis un peu avant nous, un peu avant 8h. Le départ, il a aussi fallu le trouver, ce n’est pas l’adresse indiquée dans le bouquin de la FFBC.

Nous partons ensemble, Jean-Louis à son rythme imperturbable et mortel pour Benoit, qui malgré quelques velléités offensives dès le départ disparait assez vite. Freddy qui n’a plus rouler depuis un mois va faire du yoyo tout le parcours. Nous sommes donc tous partis sur le 95 km, sauf Jos.

En roulant à cette vitesse constante, nous reprenons assez vite André et Daniel, qui semblent faire leur itinéraire à eux. Benoit qui va rouler avec André quelques 40 km, va s’étonner de le retrouver devant lui après que celui-ci lui ait annoncé un stop sanitaire. En voyant le parcours, ce n’est pas trop difficile de couper par ci, par là.

Nous attendons un peu Freddy et Benoit, mais dès que ça monte, Jean-Louis s’envole, et moi, j’essaye de suivre. Freddy fait ce qu’il peut, et ne sera jamais loin.

A Herfelingen, c’est le ravito, au km 63. Nous y retrouvons Eric qui a quelques problèmes avec son nez qui semble bouché. Freddy arrive aussi, et nous repartons à quatre. Mais avec Eric, il ne faut pas longtemps pour que ça explose, et que moi, je laisse partir sur une route dans un état assez pitoyable où le vélo a l’air de partir en morceau tellement il vibre dans tous les sens. Freddy revient encore une fois et nous continuons à deux jusqu’à l’arrivée.

Le parcours assez vallonné était assez roulant, ce qui fait qu’à 11h30, c’était fini.

 

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Samedi 24/05/2014 : Un 400 à Oostende
Par Patrice Martin

Un brevet est toujours une organisation, pas un périple, ... mais presque.

Je le lui ai déjà dit, mais je le répète par la présente (allez espérons que je n'oublie pas cette promesse, ce sera la dernière fois) de nombreux facteurs concourent à devenir « randonneur l'année » mais le fait qu'Alain, le secrétaire de notre club, m'ait, à de nombreuses reprises, conduit au départ de brevets a été l'un de ces nombreux facteurs. Encore merci Alain.

(A Quelles flatteries on ne s’abaisse pas pour que cela continue, ...   je rigole ... ).

Comparaison :

Un 400 avec Alain. Alain vient me chercher, bien tôt, vers 2h ou 3h du matin. On se rend au départ, on laisse dans la voiture des vêtements de rechange pour l'après, si le temps se met à la pluie. On roule le 400. A la fin, on se change et on revient.

Pour un 400  Oostende sans Alain (ou un autre randonneur ou sans votre voiture).

Il faut réserver un hôtel à Oostende, analyser les horaires des trains, avoir le temps de se préparer avant le départ du train, ne rien oublier, prendre tout ce qu'il faut, dans la voiture, quand on hésite, on prend, .... en train et vélo, il faut se limiter car ... on portera tout sur son dos de la gare à L'hôtel et arriver à temps à l'hôtel. Comme on termine ... aux petites heures, il vaut mieux, aussi, réserver un hôtel après pour ne pas devoir, comme j'ai dû le faire l'année passée, attendre le premier train vers 4 heures du matin dans un café qui me protégeait du froid mais où on tolérait les fumeurs ! ! !

 

Venons-en à ce 400.

Ce vendredi je me prépare, le vélo et le nécessaire pour le brevet ainsi que des vêtements de rechange pour après.

Je prends le train vers 16h56, il est déjà bien rempli à Bruxelles-Nord et on doit encore passer central et midi ! ! ! Pas de place pour le vélo dans le fourgon ... ou le garde n'a pas l'envie d'y retourner ... je dois donc mettre mon vélo sur une plateforme et, comme d’habitude je dois surveiller mon vélo car d'un arrêt à l'autre on entre et sort du train une fois à gauche, une fois à droite ! ! ! et mon vélo empêche l'accès à une porte selon le côté où je le place. Je me retrouve donc assis sur le plancher, avec d'autres, et à déplacer mon vélo aux arrêts.

Arrivée à Oostende, non pas à 18h15 comme prévu mais vers 18h35 ... raison annoncée dans le train, ... «  il y a un train présent devant nous ... » Quoi de plus normal ... mais bon comprenne qui pourra. La météo prévoyait de la pluie pour la soirée et la nuit, le temps que j'achète de quoi manger le soir ... la pluie commence et c'est sous la pluie que je me lance vers l'hôtel, il n'y a qu'environ 1 km, si je ne me trompe pas de route, et c'est déjà bien mouillé que j'arrive à l'Hôtel.

Check in, demandes particulières (un petit-déjeuner à emporter, une 'sortie' à environ 3h15 du matin avec mon vélo, retour samedi soir ou dimanche matin quand l’hôtel est fermé, explication de l'utilisation de la carte magnétique qui sert de clé).

Je mange, fais un petit tour en ville et viens me coucher vers 22h. Je pense dormir de 22h à 2h45.

Hélas, il n'en sera rien, un dortoir a ses inconvénients, Nous étions 2 dans la chambre et une troisième personne est arrivée vers 22h, installation, surf sur son smartphone, wc, douche, ... le tout jusque minuit ! ! ! J'ai donc peut-être dormi 2 heures.

Comme prévu, lever à 2h45 manger et m'habiller pour le 400. La carte magnétique fonctionne bien, je peux aller chercher mon vélo dans le local prévu mais comme il pleut, je pense à mon vêtement de pluie que j'ai oublié dans la chambre, avec la pluie d'arrivée de la veille, j'avais déjà du mettre plusieurs vêtements à sécher. Je dois remonter dans la chambre pour prendre mon espèce de « kway » qui va me servir immédiatement.

Cela commence bien, je dois me rendre au départ, déjà sous la pluie. Météo et SNCB même combat, tous deux ont des retards. La pluie de la nuit fait une prolongation, ... bon c'est vrai, c'est encore la nuit à 3h15 du matin ! ! ! Cela fera 5 kilomètres sous la pluie pour aller au départ. Comme j'ai peur d'arriver en retard, ... Je suis le premier et même Julien, l'organisateur, n'est pas encore là. Je me protège comme je peux sous un tout petit auvent à l’abri de la pluie. Un second randonneur arrive. C'est un « nouveau » qui m'avait accompagné jusqu'au premier contrôle du 300 de Schellebelle mais qui a déjà roulé le Paris-Brest-Paris (en 1997?). Un autre passe, je l'appelle mais il ne s'arrête pas. Il me semble pourtant l'avoir reconnu mais il ne reviendra pas. Entrainement seul ou je me suis trompé, on ne le saura peut-être jamais.

Julien arrive en voiture et Bernard Peguin aussi. Vu le peu de présence et la météo, peu favorable, Julien nous demande même si nous allons rouler. Mais, le randonneur n'a pas peur et affronte la pluie et le vent sans broncher ... hm hm enfin pas trop quand même.

Frank Steenput se joindra au petit nombre des participants. Julien prend les inscriptions et nous apprendra qu'en plus des quatre présents, Mic et Kristof partiront de Kortrijk, Micheline Debacker (aussi présente à Schellebelle – a déjà fait 3 P-BP) de Breskens et il me charge de lui remettre sa carte. Et Robert et Luc partiront de Asse. Nous serons donc environ 9 mais très séparés. L'année passée nous étions 8.

Le régional (nouveau « ancien » P-B-P 97) et moi, en attente depuis 20 minutes sous la pluie, nous nous apprêtons à partir. Juste avant de partir de demande à Bernard s'il veut qu'on l'attende mais il nous donne notre billet de sortie et nous partons.

Comme il est de la région, nous ne suivrons pas tout à fait la trace ici et là, la pluie nous accompagnera pendant ce début de brevet et, en ce qui me concerne, je subirai quatre ou cinq averses, sous le soleil, qui m'énerveront passablement.

En route vers Breskens, Frank Steenput nous rejoindra aux environs du kilomètre 40. A quelques encablures de Breskens le régional de l'étape devra s'arrêter sur fuite, je ne m'en étais pas aperçu. Il dira à Frank que nous pouvons continuer. Frank et moi arriverons à Breskens où Micheline venait d'arriver. Je lui remets sa carte et elle n'attendra pas son reste, elle part pendant notre pause, nous (en tout cas moi) ne la reverrons plus. Il est vrai qu'un trajet du brevet avait été mis sur le site 4 ou 5 jour avant le brevet et qu'il avait été changé, la veille ! ! ! Ce qui fait que nous nous sommes souvent perdus de vue, soit par des tempos différents soit par des parcours différents. Je serai seul pendant 300 kilomètres sur les 400.

Dans l'ensemble cela s'est assez bien passé. J'ai pesté sur la pluie, sur quelques chantiers, routes complètement ouvertes pas de chaussée et pas de trottoirs ! ! ! J'ai, là aussi, pesté mais j'ai aussi pensé aux riverains qui n'ont plus d'accès à leurs habitations. Le vent nous a aussi bien freiné et pas assez poussé mais on commence à y être habitué.

Brevet en près de 20h, d'environ 4h (parti peut-être un peu plus tôt – on n’avait pas envie d'attendre encore sous la pluie) et arrivé au restaurant « De Ton » à 23h45.


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Samedi-Dimanche 17-18/05/2014 : Monts en tous
genres

Par Alain Darville

Stéphane voulant aller à Mont-Saint-Guibert ce dimanche, et Jean-Louis y allant aussi, j’avais décidé d’y rouler aussi. Pour les BRM, c’est relâche, les distances devenant de plus en plus infernales.

Mais c’est le premier week-end de grand beau temps de l’année, il faut donc en profité. Donc, le  samedi, un cyclo-coteur assez sympa partait de Namur pour filer à Saint-Hubert. Les 200 km étant un peu trop si je veux aussi rouler le lendemain dans le Brabant Wallon, je me suis rabattu sur le « petit » cyclo-coteur de 175 km et 2532 m de dénivelé.

Sur l’autoroute pour aller à Namur, beaucoup de cyclistes en voiture. Est-ce qu’ils vont tous à ce cyclo-coteur ? Ben non, une masse assez imposante de cyclistes s’est donné rendez-vous au Tour de Namur organisé par B-post. Dommage que les deux rendez-vous partent du même endroit. Je ne comprends pas trop le fait que payer bien cher une inscription pour rouler dans une masse compacte de cyclistes, attire autant de gens. Peut-être le prestige ou le fait de pouvoir dire « j’y étais ». Mais bon, moi pour 5 Euros, j’ai trois ravitos copieux, un fléchage impeccable, de belles côtes faciles et difficiles, des paysages ensoleillés magnifiques,  des gens sympas aux ravitaillements et en plus, il ne faut pas se bousculer pour y avoir accès.

Habitué au GPS, j’ai fait un faux départ, après 400 m, à un rond-point, je me suis trompé de sortie, et j’ai suivi la flèche de retour. Un petit tour et puis s’en vont, je suis bien parti, et je ne me suis plus jamais trompé. Dans Namur, nous croisons les cohortes de cyclos qui partent dans l’autre sens. Il ne fait pas très chaud, mais le soleil va vite arranger ça (de 7° à 26°c). Pendant 15 km, c’est l’échauffement en longeant la Meuse, mais ensuite les réjouissances vont commencer. Direction Mont-Godinne, Spontin, Ciney et le 1er ravito à Chevetogne. Le dénivelé s’accumule, même si les côtes n’ont pas un pourcentage important. Pour moi, c’est très bien comme ça.

Ensuite, c’est Rochefort, Han sur Lesse et la très longue montée vers Saint-Hubert (+300 m de dénivelé). Le 2ème ravito se tient sur une route magnifique. Pas que la route soit belle, quoique, mais le relief, fait qu’on passe de la grosse montée, au toboggan, pour finir par une descente assez vertigineuse de 16 km avec une partie à 65 km/h (-350m). C’est la route de Fourneau-Saint-Michel.

Mais maintenant le vent est de face, et le retour à l’air plus dur que l’aller. Les côtes sont plus fortes et s’enchainent à la régularité du métronome. Humain, Buissonville (3ème ravito), Ciney, Natoye sont passés. Et puis c’est la rencontre B-Post. On va un peu se mélanger, le parcours étant commun. Je suis un intrus dans la masse, sans ma plaque de cadre. La descente vers la Meuse se fait un peu au ralenti, derrière des cyclos qui n’avancent pas. En plus le parcours passe par Jambes (d’où part B-post). C’est un peu le grand embouteillage et le retour ne va pas aller bien vite, coincé dans la mer de voitures coincées par la marée humaine des cyclos qui n’en finissent pas. Certains cyclos prenant quelques libertés avec le code de la route, en roulant à contre-sens, sur le trottoir, passant au rouge, et j’en passe et des meilleurs. Finalement, c’est le retour au calme, les 176 km sont faits en 07h20, tranquillement. Belle journée, belle randonnée, prêt pour dimanche.

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Dimanche, je retrouve bien Stéphane à Mont-Saint-Guibert, mais Jean-Louis est remplacé par Eric, Jos venant rouler aussi mais sur le 75 km. Nous nous allons faire le 110, annoncé pour 112, mais faisant 116 km.

Le Brabant Wallon n’étant pas réputé pour être plat, je vais encore me farcir quelques côtes, et avec Eric, ce ne sera pas une partie de plaisir. Le début est pourtant assez plat. Nous sommes partis en mode mineur, Eric ayant oublié ses bidons, et quand il avait ses bidons, il s’est souvenu qu’il avait oublié ses gants.

Mais dès qu’il est revenu, c’est Jos qui n’était plus là. Pendant 35 km, ça roule assez bien. Stéphane est déjà tout rouge en suivant le tempo d’Eric qui ne roule plus en dessous de 30 km/h. Mais après, c’est moi, qui commence à souffler. Entre Bousval et Maransart c’est une succession de 4 grosses montées avec chaque fois + de 50 m de dénivelé à prendre. Les kilomètres de la veille me disent que mes vielles jambes n’ont pas du tout récupéré. J’essaye tout, danseuse, petit et grand braquet, rien n’y fait je n’avance pas. Je dis adieu, de très loin, à Stéphane et Eric, que je retrouve purtant au 1er ravito à Mousty.

Ravito qui me fait du bien. Nous repartons ensemble pour quelques kilomètres, et de nouveau entre Lasne et Chaumont Gistoux s’est reparti. 10 grosses montées sont au programme. Eric attend de temps en temps, fait des tours autour des ronds-points et nous arrivons au 2ème ravito à Corroy. Dixit Eric : « C’est un très beau parcours avec juste ce qu’il faut de montées. Et en plus il y a de nombreuses plages de récupérations ». On ne doit pas faire le même parcours, on ne sera pas loin des 1100 m de dénivelé, et les plages de récupérations sont passées à 40 km/h.

Ensuite, Eric s’est souvenu qu’il avait laissé sa soupe sur le feu et on ne l’a plus jamais revu.

Les routes du Brabant Wallon sont ce qu’elles sont, même si de nombreux tronçons sont refaits. Elles sont ce qu’elles sont dans le sens où à une certaine époque les ingénieurs des travaux publics étaient tombés amoureux des plaques de bétons. Avec l’âge, certaines plaques sont plus vielles que moi, les intersections des plaques disparaissent pour laisser la place à de magnifiques trous de 10 cm. A vélo ça passe, même si à la longue ça doit fameusement user le matériel. Les trous perpendiculaires, on s’y habitue, mais les trous parallèles, une plaque se fend en deux sur sa longueur, font qu’en suivant Stéphane, je suis passé dedans. La chambre à air ayant fait pffff, il a fallu la remplacer.

Les derniers 20 km, font se faire assez vite, le vent est dans le dos, et ce ne sont plus qu’une succession de faux plats montants et descendants.

116 km en 4h30, pas terrible, mais pas mal pour moi après les 175 km de la veille.

Ce fut un beau week-end, bien fatigant, mais avec les accus rechargé par le soleil qui est enfin là.

 

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Samedi 10/05/2014 : Le BRM 300 de l’Aurore
Par Alain Darville

André nous a concocté un nouveau parcours pour ce BRM 300 km. Sur le papier il a l’air alléchant, en partant d’Anderlecht, il passe par Maredsous, Givet, pour ensuite bifurquer jusque Chimay et revenir à Anderlecht. Mais il l’air aussi très dur, 3000 m de dénivelé. Et surtout, avec le temps annoncé, seuls les plus courageux/motivés/inconscients/pas au courant du temps sont là. Il faut bien l’avouer, si ce n’était pas l’Aurore-Cyclo qui organisait, je ne pense pas que j’y aurais été.

Il y a quand même une grosse dizaine de partants. André est aux inscriptions, un blocage du dos l’empêche de faire ce 300. Parmi les partants, Mic Camertijn, Guy Roefs, Robert Luyckx, Yves Wilmart, Koen Lammens et Gabriel Perez.

 

Faux départ

Nous partons au sec, enfin, c’est plutôt un faux départ, Gabriel dit « PUNAISE !!! ». Est-ce un cri de guerre, pour se donner du courage ? Non, une punaise est dans son pneu. En l’enlevant son pneu est crevé. Bons princes, tout le monde l’attend. 10 min plus tard, c’est réparé en ayant fait la démonstration de tout ce qu’il ne faut pas faire pour utiliser une bonbonne de gaz pour ne pas gonfler le pneu. La pompe classique étant venue au secours de la bonbonne…

…Nous partons au sec, mais il ne faut pas 10 km, pour que les premières gouttes tombent. Toute la matinée ce ne sera pas bien grave, quelques petites averses, un petit crachin et le vent n’est pas trop embêtant.

Mais le groupe, parti ensemble, vole en morceaux suite à la succession ininterrompue des côtes du Brabant Wallon. C’est usant comme parcours.

Le 1er contrôle, est déjà à 27 km du départ dans une station-service/boulangerie/épicerie/et tutti canti. Il ne faut pas longtemps pour que les meilleurs partent. Je me retrouve en chasse patate entre deux petits groupes, et pourtant les écarts ne seront jamais énormes.

Gabriel finit par m’attendre. A deux, en se relayant assez vite, nous avançons à une bonne allure. Gabriel me demande quand nous arriverons le soir. Il pense 22H, je dis 20h, on verra.


Les Ravels et les limaces

Patrice qui avait fait le 300 en reconnaissance ce jeudi, nous avait prévenus que les Ravels seraient très sales avec le vent et la pluie des derniers jours. Effectivement, avec les branches mortes, les fleurs sur le sol et l’eau qui amène la boue, les Ravels étaient bien sales et les vélos n’ont jamais été aussi sales. Pire qu’en hiver, ils vont souffrir ce samedi. Et je soupçonne les vélos d’agglutiner des morceaux de limaces qui jonchaient littéralement le sol. Les brunes étaient nombreuses et les noires de 15 cm étaient plus rares. Quelques escargots géants jouaient aussi aux explorateurs.  Les limaces, impossible de les éviter toutes, les fleurs et les limaces, ça fait une mixture bizarre qui se colle aux étriers de freins. Bon là-dessus, Maredsous est en vue….

 

Longue pause à Maredsous

A Maredsous, nous arrivons à quatre. Mic nous a repris, il avait crevé un peu avant. Mais Yves est derrière nous, et je ne sais pas où nous l’avons passé. Robert qui roule toujours sans GPS, donc à la mémoire et à la feuille de route trempée, nous avait attendu où il ne fallait pas un peu après le 1er contrôle. Il arrivera un peu en retard à Maredsous, mais il sera bien là…

Après la pause à Maredsous, dans le café/resto un peu plus calme que d’habitude, mais nous sommes plus tôt aussi, il est 10h50, tout le groupe repart ensemble après une très longue pause de 45 min. Mais avec toutes les côtes qui viennent directement, c’est de nouveau l’éclatement. Pour aller à Hastière nous passons par Sosoye, Falaën, Weillen et Onhaye et c’est un fameux tronçon bien vallonné à souhait.

 

Vireux-Wallerand et ce qu’il faut voir est fermé

Je me retrouve seul sur le Ravel qui va à Mariembourg, mais il faut en sortir avant pour aller à Vireux-Wallerand, en France. Gabriel me dit que le bâtiment vaut la peine d’être vu, Patrice m’a dit que la préposée valait la peine d’être vue, on n’aura rien vu (sauf la façade), ça fermait à 13h. J’étais là à 13h04. Nous nous retrouvons donc tous dans le bar-tabac pour jouer au loto.


Vers Chimay, vent de face, la pluie dans la figure

Encore une fois tout le monde repart ensemble, pour affronter le vent de face et la pluie jusque Chimay. Yves a dû faire demi-tour, il avait oublié ses lunettes.

On dira aussi au revoir à Johan et son VTT, qui était occupé depuis le matin à rouler comme un fou. En panne d’énergie, il devait manger.

Mais en attendant, la partie Vireux-Wallerand vers Chimay est la partie la plus dure du BRM. Les côtes sont bien au rendez-vous. Trignes, Frasnes, Boussu-en Fagne et Lompret sont franchis. Nous retrouvons Mic, et finalement nous allons former un groupe de sept jusqu’au bout : Mic, Guy, Robert, Yves, Koen, Gabriel et moi.

Nous arrivons enfin à Chimay, Yves nous a enfin repris devant le Lac de Virelles. Nous sommes trempés, sales et frigorifiés, la température ne décolle pas, seulement 12°c.

 

Le Château vu de loin

Le contrôle doit se faire au Château de Chimay, qui lui aussi est fermé. Dans cette région, tout est fermé le samedi. Nous nous rabattons sur une station-service, où Guy fait un strip-tease. Mais il fait trop froid pour faire un long arrêt, nous repartons assez rapidement.

 

Un Ravel de 40 km

De Chimay nous prenons le Ravel vers Thuin, long de 40 km. Ce sera l’occasion de se reposer tout en gardant une bonne moyenne. Le seul petit problème sont pour nos patins de freins, qui commencent à agoniser à chaque freinage appuyé pour franchir les barrières qui protèges les croisements du Ravel avec les routes. A vue de nez, il a dû y en avoir une cinquantaine. Nous passons ainsi une bande de scouts perdus dans la forêt, loin de tout…

 

Mic et ses malheurs

A Lobbes, nous devons suivre un autre chemin que celui indiqué sur la feuille de route, Patrice nous ayant averti que c’était impraticable. Mais maintenant c’est le déluge, des torrents dévalent les côtes, et Robert en profite pour faire une échappée vers lui seul le sait. Robert rappelé à l’ordre, nous continuons via un chemin où des trams devaient passer, mais à part les trams... C’est la fête dans la ville, on entend partout des musiques de marches napoléoniennes. Mic recrève et son pneu est foutu. Un magnifique plat montre la toile et il ne peut plus continuer. Pas grave, Gabriel et moi, nous avons un pneu de réserve, il repartira avec le mien. En redémarrant, c’est Yves qui a failli se planter en voulant passer un rail de tram qui dépassait des pavés. Les rails de trams, c’est tout un art...

Un peu avant d’arriver à Binche, j’ai failli emboutir Koen qui cherchait l’entrée du Ravel. Avec le freinage approximatif des vélos, j’ai fait une touchette mais sans dégât.

Nous passons par Binche, Trivières et nous nous arrêtons à Strépy-Bracquegnies pour le 5ème contrôle dans le café du Pont-Levis. Il est 19h, et le cafetier n’attend qu’une chose, c’est de fermer son café. Nous serons donc les derniers à en profiter.

 

Enfin ça roule tout seul et le soleil est là

Nous repartons donc pour les derniers 60 kilomètres. Patrice avait annoncé des travaux sur le retour du 200 km (qui va à Solre-le-Château) en se demandant pourquoi il ne voyait plus la trace du parcours sur son GPS. En fait nous retournons à Anderlecht via un autre chemin : nous passons par Neufvilles, Enghien et Pepingen. Vent de face pendant 10 km, pour enfin virer à droite vers Bruxelles et l’avoir plus ou moins dans le dos. Cela devient enfin facile. Il ne pleut plus, le soleil est là, on peut enfin sécher.

 

L’arrivée dans le noir

Il est 21h30 quand nous arrivons enfin. 15 heures pour faire ce 306 km, dont 12h30 à rouler. Les 3000 m de dénivelés sont bien là. Les 200 premiers km étaient apparentés à un cyclo-coteurs, les 100 derniers avec les Ravels, ont un peu calmé ce dénivelé qui devenait fou.

Je prends les cartes de validation des BRM pour être sûr de les avoir. J’espère que d’autres ont pu finir ce BRM très éprouvant par le trajet et le temps ; Le parcours aurait été superbe, si le soleil était là. Question photos, c’est un peu la disette, je n’ai pas vraiment eu envie de photographier sous la pluie.

 

10-05-2014 BRM 300 Anderlecht

Lien vers le film de Guy Roefs

Lien vers les photos de Guy Roefs

 

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Samedi 03/05/2014 : Le BRM 400 de Lier
Par Alan Darville

Ce samedi, un BRM 400 est organisé à Lier. Après le BRM 200 de jeudi à Saint-Trond, c’est l’occasion de tester la récupération, et de voir comment le derrière accepte le contact aussi prolongé avec la selle.

Il va faire beau, mais le problème sera le vent au retour qui sera de face sur +/- 150 km.

Beaucoup de cyclos sont au départ, au moins une quarantaine. PBP est l’année prochaine, et certains sont sortis de leur léthargie pour se remettre aux longues distances.  Samir est de retour. Après sa flèche faite avec nous, il n’a plus peur des très longues distances. Manu, un futur PBPiste, va aussi rouler avec nous.

Il y a la file aux inscriptions, Louis est un peu débordé et l’heure fatidique approche. A 4h tapante du matin, un premier groupe s’élance, celui de Mic. Le café est désert, il ne reste que Patrice qui continue à boire son café comme s’il était seul au monde. Le premier groupe est raté, le 2ème avec les retardataires va partir 5 min après le 1er, avec un Patrice qui doit encore allumer tous ses GPS, cardio, etc… avant de partir.

Dans ce groupe, il y a Robert, Jan, Guy, Samir, Manu, Jose Maria, Antonio, Bernard et une petite dizaine d’autres cyclos. Ce ne sera pas le groupe rapide, ce n’est pas plus mal, sur un 400, ce n’est pas la peine de faire la course.

Nous partons donc, dans le noir, direction Anvers, que nous traverserons lentement, en nous nous arrêtant sur la Grand-Place, pour ensuite passer l’Escaut via le tunnel pour piétons/cyclistes. Dans le centre d’Anvers nous croisons les derniers fêtards d’une nuit un peu arrosée. Nous avons toujours notre petit succès avec nos lampes et nos tenues nocturnes.

Nous longeons sur de nombreux kilomètres la route qui va à Brugge, et ensuite nous suivons le Moervaart qui va jusqu’au Canal Gent-Terneuzen. Mais il fait froid, 4°c, de nouveau je suis gelé, et le problème quand il fait tout d’un coup froid, c’est qu’il faut sans arrêt s’arrêter pour faire pipi. C’est donc un ballet entre ceux qui veulent s’arrêter, ceux qui continuent, et la chasse pour revenir.

Patrice, lui, il a disparu depuis longtemps. Le groupe ne va pas assez vite pour lui. Comme le vent (pas encore beaucoup) est dans le dos, rouler vite n’est pas un problème, mais moi, je préfère rester dans le groupe avec les autres. Patrice va rouler un peu avec un allemand et un hollandais, qui sont sur des vélos à faire peur, tellement ils doivent être lourds, et pourtant, ils avancent.

Le Canal Gent-Terneuzen est franchi via un gros bac qui fait la navette entre les deux rives, et c’est l’occasion de retrouver Patrice et ses bananes qui va nous faire la faveur de rester avec nous jusqu’au premier contrôle à Lovendegem-Bierstal, au km 90. Nous arrivons au contrôle, quand le groupe de Mic s’en va, nous ne les reverrons plus.

Jusqu’au deuxième contrôle à Diksmude, la progression se fait tranquillement. Patrice est reparti depuis longtemps, je me bats avec mon GPS qui s’éteint chaque fois que le vélo passe sur une bosse ou un trou, et comme ce n’est pas ce qui manque… C’est un peu embêtant, surtout en tête du groupe. Mais il fait plus chaud, le soleil est là, et le vent pousse toujours.

A Diksmude nous faisons une longue pause sur la Grand-Place pour boire et manger.

Mais ensuite, ce sera plus dur, le vent est du Nord et nous partons plein nord pour longer l’Yser. Il va falloir s’organiser, mais visiblement il n’y a pas beaucoup d’amateurs pour affronter le vent. Guy est un peu attardé, il voulait faire des photos de la Tour de l’Yser. Le groupe n’avance plus très vite, je n’arrive pas à rouler à la vitesse adéquate quand je suis en tête, le peloton roule toujours moins vite. Et pourtant je ne fonce pas. J’ai fini par comprendre que Jan voulait attendre Guy, qui était seul face au vent. Je n’avais pas vu directement que Guy n’était pas avec nous. Désolé…

Guy est revenu, l’organisation du groupe sera meilleure. Le vent nous laisse un petit répit, le temps de longer le Canal Passendaele-Neuwpoort.

A De Haan, nous retrouvons Patrice achetant de l’eau dans un magasin. Enfin, on ne s’arrête pas, on le salue, mais au moins je sais maintenant qu’il est derrière nous. Comme il aime bien rouler seul face au vent, il peut continuer. Samir trop bon, l’attend un peu pour le ramener. Samir reviendra mais pas Patrice.

A Blankenberghe, il y a des marcheurs dans tous les sens. C’est la 45ème marche internationale de Blankenberge. Comme elle commémore aussi les 100 ans du  début de la guerre 14-18, il y a aussi des militaires. Le plus long parcours fait 45 km.

Les marcheurs, il faut se faufiler entre eux, car ils monopolisent la route sur toute sa largeur. C’est au ralenti que nous les passons, les sonnettes sonnant à tue-tête. Et certains marcheurs (wallons) sont visiblement sourds, mais demandent quand même où sont nos sonnettes. M’énerve, cette mauvaise fois…

Patrice en profite pour revenir.  Nous croisons encore toute l’armée allemande, avec les femmes militaires qui semblent les plus motivées en chantant des chants de marches militaires à pleins poumons.

Dudzele est le 3ème contrôle. Jan en profite pour partir seul.

Ensuite, nous longeons le Canal de Damme qui va à Sluis. Sluis nous ne la traversons pas. Nous allons en faire le tour par les remparts et un petit chemin en terre qui fait des virages à angles droits à gauche et à droite.

Pour atteindre l’Escaut, nous allons faire des zig-zags dans tous les sens, avec le vent, une fois de face, une fois dans le dos. Mais avec ce vent, depuis un petit temps, le groupe s’allège de plus en plus. Antonio, Jose-Maria et Bernard nous quittent. Nous allons finir à sept ce BRM.

Nous sommes dépassés par un petit groupe de cyclistes express. Soit ils sont partis après 4 heures, soit ils ont allongés, parce qu’avec la vitesse à laquelle ils roulaient, ils auraient déjà dû être arrivé depuis longtemps.

Nous continuons avec nos contrôles, le 4ème à Hoofdplaat dans une friture où nous retrouvons Jan et les rapides, et enfin à Kapellebrug dans une station essence. Le soleil se couche, la nuit et le froid reviennent. Samir nous lâche, il préfère rentrer à son rythme.

Nous allons contourner Anvers, en passant par Temse, en longeant le Ruppel et la Nete. C’est Robert qui fait le gros du travail. Avec mon GPS moribond, il y a longtemps que j’ai fini de lutter avec lui et dans le noir, je m’abstiens de tracer la route. Sur le petit chemin, le long des cours d’eau, il fait vraiment noir. Avec l’éclairage d’il y a quelques années, cela aurait été petit peu dangereux, mais maintenant, cela va.

Juste avant  d’arriver à Lier, Guy et Patrice s’éclipsent. On perd un peu de temps pour s’y retrouver, visiblement personne n’a un GPS en ordre de marche (Robert roule de mémoire).

Il est 22h30 quand nous finissons. 18h30 pour faire prêt de 400 km. C’est beaucoup plus rapide que la flèche de Belgique, faite mi-avril, mais ici, on ne s’arrête qu’aux contrôles, le reste, c’est rouler sans arrêt. Manu à l’air toujours en pleine forme, il semble indestructible.

C’est un beau parcours qui évite, quand il le peut, les grands-routes. Le soleil était avec nous. Pour le vent, cela aurait été mieux dans l’autre sens, mais cela aurait pu être pire, avec un vent encore plus fort.

 

 

03-05-2014 BRM 400 Lier

 

Lien vers la vidéo de Guy Roefs

Lien vers les photos de Guy Roefs

 

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Jeudi 01/05/2014 : Le BRM 200 de Saint-Trond
Par Alain Darville

Patrice et moi, nous sommes allés faire un petit 200 km à Saint-Trond. Ce BRM est organisé par Rohnny et Francis. Petit test avant le 400 de Lier, deux jours plus tard. Ce n’est pas la grande foule, mais nous y retrouvons Mic, Guy, Yves, Robert, Daniel, André et Frédéric rencontré sur le BRM 300 de Morkhoven.

Rohnny va nous accompagner en voiture avec sa femme. Nous le verrons de temps en temps pour quelques photos.

Une fois n’est pas coutume, nous partons avec le groupe, Patrice a réussi à être prêt à temps. Mais en fait, Patrice, je ne le verrai qu’aux contrôles.

Le groupe avance assez rapidement. Frédéric a encore quelques questions sur Paris-Brest-Paris. Nous revenons assez vite sur le petit groupe d’André et Daniel, et moi je m’aperçois assez vite que j’ai chargé trop tôt la trace GPS du parcours. J’ai le tracé de 2013, pas de 2014. Elle a été modifiée deux jours avant le BRM. Ce n’est pas gênant en soit, sauf quand il faut mener le groupe et que je tourne à droite alors que les autres vont à gauche.

Le 1er contrôle est juste avant la traversée de la Meuse à Hemalle-sous-Argenteau. Patrice arrive un peu après le groupe, largué sur des pavés. Nous reprenons des forces, car maintenant les grosses montées vont arriver. Dès la 1ère Guy et Frédéric s’en vont, on ne les reverra plus.

Nous passons par Aubel, et ensuite nous passons devant le cimetière militaire américain d’Henri-Chapelle, où nous faisons une petite pause.

Juste avant d’arriver au 2ème contrôle à Dolhain, nous faisons une boucle par le Barrage de la Gileppe. Belle montée dans les bois pour y arriver. Via un chemin en terre à du 12%. Belle descente pour partir vers Dolhain, les 65 km/h sont franchis et cette descente est longue, ça fait du bien…. A Dolhain, tout le monde mange et Patrice arrive un peu après, largué dès la première montée.

Pour quitter Dolhain, ça monte. Je monte tranquillement en suivant celui qui me précède, mais trop lentement, le groupe est parti, et je ne peux pas revenir. Avec mon GPS et son parcours de 2013, je ne sais jamais, si je suis sur le bon chemin ou non. Finalement un petit groupe d’attardés (de retardataires s’entend) se forme, mais la lecture du GPS n’est pas leur force non plus, et nous hésitons souvent. Guy me dira, que le trajet n’a pas trop d’importance, le but est d’arriver où il faut. Effectivement, tout seul c’est bon, à plusieurs c’est gênant…

Au 3ème contrôle, nous retrouvons Mic, Robert et tout le groupe. Je laisse partir le groupe, je vais rouler avec Guy, je dois rentrer à mon aise pour me préserver pour samedi. Patrice arrive quand nous partons.

Il commence à pleuvoir, les routes sont trempées et il pleut assez pour tout mouiller et salir. Nous prenons avec nous un troisième cyclo qui venait de crever.

A Tongres nous arrivons juste après le départ d’une course à pied. Toutes les rues sont barrées, il faut improviser pour s’y retrouver. La pluie finit par s’arrêter, Guy crève dans les vergers. Vergers qui ne sont jamais en fleur quand nous passons. L’année passée nous sommes arrivés trop tôt, cette année, c’est trop tard.

A Saint-Trond, c’est une course cycliste qui bloque une partie des rues de la ville. Faut le faire, organiser une course cycliste en plein centre-ville…

Nous arrivons enfin, après 10h de route, Patrice est sur nos tallons. Ce BRM n’a pas été roulé très vite, mais l’avantage est que je ne suis pas trop fatigué malgré les 200 km et les 2000 m de dénivelé.

 

 

01-05-2014 BRM 200 Saint-Trond

 

Lien vers le site Rohnny et Francis

Lien vers le site de Daniel Cauchie

Lien vers la vidéo de Guy Roefs

Lien vers les photos de Guy Roefs

 

19:00 Publié dans mai-2014 | Lien permanent | Commentaires (0)