07/09/2014

Sorties Septembre 2014

Dimanche 28/09/2014 : Le BRM 200 de Ternat - Et le gagnant est... Le Chat
Par Alain Darville

Robert Luyckx et Daniel De Nijs organisent le dernier BRM de la saison. Les particularités du BRM de Ternat, c’est que chaque année le parcours est tout à fait changé et qu’il se déroule le dimanche. Cette fois-ci nous allons faire le grand tour de Bruxelles, en fait cela pourrait être le tour du Brabant Flamand, nous allons contourner Bruxelles et Louvain en allant jusque Tirlemont dans un sens, jusque Enghein dans l’autre.

Du monde au départ, il fait beau et comme c’est le dernier... C’est la lutte finale entre Mic et Bernard, et ils sont là tous les deux, c’est donc Mic qui gagne avec 1 km d’avance soit 1/11000 d’écart. Pas grand-chose…

Patrice est venu à vélo de Bruxelles, avec un petit maillot manches courtes mais une cagoule pour le cou. Au départ il ne fait pas si chaud que ça, un petit 12°c. Il y a aussi Bruno, qui ne s’arrête jamais et qui s’est mis en condition PBP, en ne dormant que 2 heures et en venant de chez lui à vélo, soit un petit 47 km à faire dans chaque sens en plus du 200 km.

Un peu après 8 h, c’est parti, sur un mode fortissimo grand max. Sont fous !!! Le démarrage à froid m’est fatal, je ne peux même pas suivre de loin. Patrice s’échauffe les cordes vocales en s’engueulant avec un automobiliste qui a osé klaxonner les cyclos qui ne s’arrêtaient pas au stop sous peine de voir le début du peloton partir. L’engueulade durera quelques kilomètres, et moi de loin je me demandais si Patrice allait finir en dessous de la voiture. Mais l’automobiliste était un faux-méchant, il ne l’a pas écrasé. Avec tout ça, tout le monde est parti. Je reste avec Patrice, qui ne roule pas mal. Nous dépassons Antonio et Jan, pour ensuite sur le pont du Canal de Willebroek, à Vilvorde, passer le groupe de Tournai avec Bernard et Daniel Cauchie.

Comme c’est plat, nous traçons. Il n’y a pas de vent et le soleil est là. Il va faire chaud, jusque 27°c sur le vélo.

Le premier contrôle est à Niewrode où nous retrouvons le groupe de Mic, qui me dit qu’ils n’ont pas suivi les plus forts dont je suppose Bruno, puisque je ne le vois pas.

Nous repartons, Patrice et moi, pour croiser à la sortie du village, Bruno flanqué de son Anglais. Ils sont passés à toute vitesse et ont donc raté le contrôle. Ils faisaient demi-tour. Bruno est parti pour faire son 300 en plus de son 100 pour rentrer chez lui…

Maintenant le plat est fini. Ca va vallonner de plus en plus. L’allure va donc sensiblement ralentir avec Patrice et son allergie aux côtes qui dépassent 0,5% de pente. Le grand pignon de sa cassette a beaucoup servi.

Mais moi, c’est le support de mon GPS qui commence à me donner des soucis. Sur les nombreuses routes en plaques de ciments et les quelques routes pavées, le support qui présentait quelques signes de faiblesse depuis le 400 de Lier au mois de mai, a rendu l’âme en passant dans un bois à Haasrode.  Il s’est cassé en deux, ce qui fait que le GPS ne tenait plus très bien et avait tendance à vouloir partir. Dans ma poche il ne servait plus à grand-chose, et j’avais surtout besoin d’un guide : Patrice.

Dix km avant d’arriver à Hoielart, Bruno et son anglais nous passent, on ne les reverra plus, pensais-je.

Le deuxième contrôle, au km 130 à Hoeilart, était pour Patrice et moi, un double contrôle. Comme on ne trouvait pas de café, on s’est arrêté dans une boulangerie, suivi bizarrement par tout un cortège d’autres cyclos qui arrivaient un par un derrière nous. Bruno et son anglais sont aussi arrivés bien après que j’avais mangé mon premier éclair au chocolat. Il faut se faire plaisir lors des durs moments de la vie ( :.

La dessus Robert, Daniel, Frank et Marc passent et vont dans un café, un peu plus loin. Nous y allons aussi pour remplir nos bidons et boire un coup.

La partie suivante entre Hoeilart et Sint-Pieters-Kapelle va me sembler longue, mais longue, très longue... J’avais l’impression que Patrice allait de moins en moins vite avec quelques à-coups sur les rares plats. Je me demandais parfois s’il n’allait pas s’arrêter, et moi je montais les côtes au ralenti en sifflotant.

Dans les environs d’Enghien Patrice s’est énervé sur un tronçon en gros pavés. Son GPS s’est fait la malle suspendu à un fil à son guidon. « Sale merde à P…, j’en ai marre de ces pavés, je ne pédale plus !! » Heureusement que le tronçon ne faisait pas dix mètres de plus, on se serait arrêté là. Je me demande toujours ce qu’on aurait fait à l’arrêt sur ces pavés pour passer le temps et attendre je ne sais pas quoi.

A Sint-Pieters-Kapelle, comme rien n’était ouvert il fallait mettre le prix de la Duvel, comme preuve du passage sur la carte de pointage, prix affiché à la vitrine du seul café du coin. Comme le café était en face du cimetière, Patrice est parti à la recherche d’un robinet d’eau, pendant que Robert et son petit groupe nous passait. J’en ai profité pour finir mes tartines, tant qu’à faire…

Nous repartons, pour croiser Marc qui revenait au village en sens inverse. Nous avons repris le petit groupe de Robert à la faveur d’une course cycliste, bloqués qu’ils étaient par une jolie signaleuse. Nous avons donc continué avec eux.

Et nous avons terminé ce BRM chez Daniel avec une bonne bière dans son jardin. Bruno a fini après nous, il a dépassé les 400 km, et a perdu son anglais.

C’était un beau parcours, pas bien difficile malgré les 1500 m de dénivelé et quelques côtes entre 6 et 12%. Il a fait beau, et j’étais beaucoup moins fatigué que la semaine passée quand Yves m’avait tué en roulant à une vitesse beaucoup trop élevée pour moi. Patrice était un peu cuit, mais avec son petit sac à dos qui pèse une tonne, cela ne m’étonne pas. Enfin il avait du tape pour sauver mon GPS en l’empêcher de jouer à la fille de l’air, je ne peux pas le critiquer…

Et avec ça la saison est terminée, et l’hibernation va commencer.

 

La suite du BRM, infos données par Bertil Masson:

Et le gagnant est…LE CHAT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Bruno, après avoir roulé tous ces kms, en arrivant à Soignies (donc, presque chez lui), s’est fait « agresser » par un chat… !!!

Résultat, chute, visite aux urgences à Soignies et 17 points de sutures répartis en 3 endroits différents du visage !

D’après son mail de lundi, il disait avoir la tête comme une citrouille et ne savait pas parler !

Même si cela va mieux, il a effectivement un visage digne des plus « belles » fêtes d’Halloween.

Il devra par la suite sans doute subir une intervention à l’œil gauche duquel il voit flou car problème de décollement de la cornée ou rétine ; il ne savait plus bien.

Apparemment, faudra aussi intervenir au niveau des dents du dessus qui ont bougé avec le choc.

Le plus étonnant, c’est que son vélo n’a rien, ses équipements n’ont rien et il n’a pas une seule égratignure ailleurs !

Je ne sais pas trop comment il est tombé, même lui ne s’en souvient plus si ce n’est qu’un chat a traversé devant lui en venant du dessous d’une voiture, mais il est vraiment tombé sur le visage.

Le casque n’a rien non plus !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! mais il veut déjà rerouler ce dimanche (donc une semaine plus tard).

 

 

28-09-2014 BRM 200 Ternat

 

Lien vers le site de Daniel Cauchie

 

Nouvelle image (41).jpg 

 

 

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Samedi 20/09/2014 : Le BRM 200 de Lier
Par Alain Darville

C’est tout doucement la fin de la saison 2014, qui pour certains a dû être vraiment très longue. Pour ceux qui ont enchainé les 600, les 1200, le 1000, le 600 à dénivelé. Mic et Bernard sont toujours séparés de 1 km sur les 10390 km effectués et Patrice est toujours 3ème à bonne distance avec + de 7600 km.

Le groupe est fort d’une quarantaine de rouleurs dont quelques-uns ne sont assurément pas des rigolos. Cela va donc rouler dur, du moins dans le groupe de tête.

Guy et Daniel vont rouler à deux et on ne les verra au départ le temps de les dépasser et de leur dire au-revoir. Mais c’est aussi l’occasion de retrouver Yves et Samir avec qui Patrice et moi, nous avons fait la flèche de Belgique au mois d’avril (il ne manque que Gabriel).

Le groupe démarre donc un peu après 8h. Patrice prend le commandement avec sa caméra/lampe dont tout le monde se demande si on verra un jour ce qu’il filme. Le groupe roule à plus de 30 km/h et ce sera aussi jusqu’au 1er ravito, parce qu’après ce sera à 35 km/h jusqu’au 2ème contrôle.

Nous partons en direction d’Eindhoven par les petits chemins où il n’est pas toujours facile de rouler si vite en groupe. Une dame du groupe explose un de ses pneus dans un trou, juste avant d’arriver au 1er contrôle à Wilrijk.

Patrice est en forme. Avec sa caméra, il n’arrête pas de filmer, de chanter, de passer devant, derrière…

Mais c’est entre le 1er et le 2ème contrôle que ça va rouler un peu vite. Certains sont déchainer, Patrice finit par lâcher prise lors d’une des nombreuses relances, le groupe risque même de se tamponner lorsqu’une vache ancien modèle, décide de traverser le chemin lorsque le groupe en file indienne arrive à toute allure. Une pause est la bienvenue à l’Abbaye Sint-Benedictus.

Mais la pause est de courte durée pour certains qui partent en catimini, ce qui fait en tergiversant un peu trop, je rate le départ de ce groupe et je me retrouve seul face au vent. Dans ces conditions je ne peux pas revenir, et j’attends Yves et Samir qui ont mis du temps à redémarrer.

En plus nous nous trompons de côté du Canal Mass-Schelde. Le problème est que la piste se termine. Il faut passer sur un pont pour changer de coté, mais pour ça il faut faire de l’escalade avec le vélo, et pour redescendre c’est pareil. A peine repartis, Yves veut à tous prix revenir sur le groupe de tête au 2ème ravito. Avec le retard qu’on a, cela va être difficile. Ca va tellement vite que Samir décroche aussi. J’essaye de tourner avec Yves, mais un 200 km, à du 32 km/h face au vent, cela devient compliqué. Chaque relais d’Yves, on remonte à 34 km/h. Je tiens jusqu’au km 150, nous avons plus de 30 km/h de moyenne depuis le départ. Mais moi, je suis cuit. Je laisse partir Yves, qui est increvable et continue sur le même rythme.

A Geel, au 2ème contrôle, tout le monde est encore là. J’arrive transpirant et dégoulinant. Je ne pensais pas qu’il allait faire si chaud. 29°c au thermomètre de mon vélo en roulant comme un possédé. Yves fait un arrêt du style pit-stop. Coca-cachet-bidons, juste le temps de repartir avec les autres. Moi je reste en compagnie de Patrice, qui continue à filmer tout ce qui bouge. J’essaye de refroidir un peu.

Nous repartons ensemble, Patrice fait le 1er relais, franchement plus lentement qu’avec Yves. Nous sommes encore à 26 km/h. Je fais le relais pour Patrice, qui disparait. Plus rien à l’horizon, je vais donc continuer seul et finir les 35 km qui restent. A du 25 km/h cela va passer plus lentement.

Finalement j’arrive à Lier vers 16h15, 8h15 pour faire un 200, a du 28,5 km/h de moyenne. Patrice arrivera un peu plus tard, bloqué par un train de marchandise qui s’est arrêté sur le passage à niveau.

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Dimanche 07/09/2014 : Le brevet de Tangissart
Par Alain Darville

Tangissart, où est-ce ? Se demandait Eric, son GPS ne connaissait pas cette localité. C’est en fait à Court-Saint-Etienne, à deux coups de pédales de l’Abbaye de Villers-la-Ville. Comme Eric ne savait pas où c’était, nous nous étions donné rdv sur l’autoroute de Charleroi. Eric attendait sur la bande des pneus crevés de la sortie de Drogenbos. Dans le brouillard, c’était un peu risqué. Mais bon, nous arrivons à Tangissart, et Dany, Jos et Benoît étaient là en attente.

Nous partons ensemble vers 08h40 sur le 90 km, pas assez vite au gout d’Eric, qui trépigne. Nous suivons un petit groupe, Benoît fait des accélérations subites dans les montées en sonnant pour avertir les vaches qui n’étaient pas là. Jos fait ses accélérations sur le plat. Mais Eric est parti, tout doucement, sans avoir l’air d’y toucher. Que faits-je ? Y vais-je ? Le temps de me dé-s’enfermer du groupe, j’y vais.  Le parcours est assez roulant, il y a bien des montées, mais la plupart sont des faux plats montants.

Le parcours s’appelle la Route des Abbayes, mais nous n’en verrons que deux. L’Abbaye de Villers-la-Ville et l’Abbaye de Floreffe, de tous ses côtés.

Mais avant ça, nous passerons dans une brocante géante, à Saint-Martin. Pas gai. Elle fait au moins 2 kilomètres de long, et nous nous faisons engueuler par les organisateurs. Je me vois mal faire des claquettes pendant 2 kilomètres. C’est bon que nous avons un klaxon du nom d’Eric pour nous faufiler. Mais j’ai l’impression que plus des cyclos passeront moins ils seront bien reçus.

La brocante enfin passée à du 10 km/h (quand tout allait bien), nous continuons enfin vers Soye, le ravito au km 37. Les ravitailleurs n’arrêtaient pas de dire aux VTTistes qui passaient que leur contrôle était un peu plus haut.

Mais comme ça roulait bien, j’emmène Eric sur le 110 km. Nous allons faire une petite boucle de 20 km, mais pour ça nous allons nous élever de plus de 200 m, avec une côte à 10%. Le dénivelé commence, Eric a des ailes, j’essaye de suivre (de loin) comme je peux. C’est bon qu’il attende un peu dans les descentes, ou que parfois il s’arrête carrément, sinon je serais largué dès la 1ère montée venue. Il est trop fort, et en plus il est endurant. Dommage qu’il ne fasse pas les BRM.

Mais après la longue montée, c’est la longue descente pour revenir à Floreffe. Et retrouver le ravito de Soye au km 64 où les ravitailleurs reçoivent les doléances de la brocante et continuent à dire aux VTTistes de ne pas s’arrêter à leur ravito. Nous ne repasserons pas à Saint-Martin (nous aurions été égorgés), mais nous reprenons le parcours du 90 km.

Les routes ne sont pas très bonnes, et ce n’est rien de l’écrire, il faut parfois sauter pour éviter des trous. Mais le Brabant Wallons est assez célèbre pour ses routes. Les clubs locaux ont du mérite.

Il est 13h quand nous rentrons au bercail. Un petit verre et c’est fini. Un dénivelé de plus avec ses 1170 m. Les copains du 90 n’étaient plus là.

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Jeudi 04/09 - Dimanche 07/09/2014 : Le mille de Wachtebeke
Par Patrice Martin

Le 1000 de Wachtebeke. Borders of Belgium  BOB.

Mon premier mille, comme d'habitude ce qui compte c'est la préparation et si sur certains points je m'applique, je commets encore des erreurs sans compter que quelques impondérables peuvent se produire.

Ce mille part de Wachtebeke le jeudi 4 à 14 heures, heure inhabituelle mais qui me permettra de me préparer et d'aller en train de Bruxelles à Lokeren, gare la plus proche du départ (environ 13 km) et de la gare de Lokeren à Wachtebeke. Je prends le train de 11h30 à Bruxelles Nord qui va à Lokeren sans correspondance. De la gare de Lokeren je laisse mon GPS me guider et comme le domaine provincial qui nous accueille est vaste, ... j'aurais plus de 18 km à l'arrivée. J'ai bien fait de partir bien à temps. Marcel Fieremans et son épouse me dépasseront dans leur voiture. Il y a du monde, les frères Van Marsenille, Rohnny et Francis, ont été surpris de ce succès, environ 43 participants. Des Belges, bien entendu, mais aussi des Néerlandais, des Allemands, des Britanniques, des Français (au moins un, l'inoxydable Bernard Peguin). Il y a des vélos « normaux », couchés « normaux » un rowing-bike et même une Britannique en « Quest » (un vélo couché complètement caréné). Tout ce petit monde s'inscrit, prépare ses bagages ou boit un verre en attendant le départ.

Les habitués sont présents : Mic Cammertijn, Marcel Fieremans, Etienne Bundervoet, Luc Palmkoek, Les frères Lammens Geert (pizza killer voir son site jefke06.com) et Koen, Patrick, ... et pour les francophones, Bernard Peguin, Antonio Moreno-Casas, Yves Wilmart, ...

Petit impondérable, vu le succès de l'épreuve en nombre de participants et comme certains vont se tester en ne dormant qu’une fois ... les frères organisateurs ont du se partager la tâche, Rhonny à Habay la vieille et Francis à Lommel. Je dois « découper » mon bagage en deux sacs plus petits. Problème je n'ai pas deux nécessaires de toilette. Je réparti dans les deux sacs et les remet aux organisateurs.

Encore le temps de prendre une boisson et de filmer (mal ... même caméra à la main) Mic et ses disciples en train de savourer une boisson avant le départ.

14 heures le départ est donné, le groupe, assez imposant, prend son envol, la météo est bonne et promet d'être correcte pendant tout ce mille, tout au plus quelques menaces de pluies sont prévues. Nous verrons. Nous resterons ensemble quelques kilomètres, en ce qui me concerne, je ne serai pas seul pendant environ 45 km. Le groupe se diluant au fur et à mesure des kilomètres, certains partent plus vite, les vélos couchés « tracent » sur le plat et peinent dans les montée, le « Quest » piloté par une dame file aussi sur le plat et peine aussi (poids) dans les montées. J'aurai l'occasion de rattraper le Quest le matin du dernier jour et c'est assez impressionnant. Sur le plat et dans les descentes, la vitesse est très élevée et je n'ai pu dépasser le quest qu'après l'avoir suivi pendant plusieurs côtes. Mais n'anticipons pas. Pendant les premiers 40 km nous allons rouler ensemble, nous saluer ici et là, parler avec l'une ou l'autre connaissance et faire des connaissances. Je serai le témoin d’une fuite à la « Bourvil » dans la « Grande Vadrouille » un énorme « pschiiiitttt » et sur une dizaine de mètres le pneu avant d'un malheureux participant à plat. Selon un autre, comme il est très fort, il réparera seul et nous rejoindra. En ce qui me concerne quand cela m'arrive, je répare mais je ne rattrape personne sauf à l'occasion d'un contrôle. Je me retrouverai seul après environ 40 à 45 km.

Direction premier contrôle : De Panne. Nous allons vers la côte et longer celle-ci, parfois même sur la digue. Le vent favorable fera que la moyenne sera élevée, pour moi, environ 27, ce n'est pas mal. A Blankenberge (selon les dires des autres – moi je suis la trace et ne sais pas toujours où je suis) notre parcours passe sur un circuit de compétition cycliste. Je roule sur la digue, pas sur la route, réservée à la compétition. A un moment une personne me fait signe d'aller sur la route, je croyais que le circuit pour la compétition se terminait peut-être derrière moi, mais non ce quidam ne voulait pas que je roule sur « sa digue » et ne savait pas qu'il y avait une compétition cycliste. Je me retrouve sur le circuit avec un policier en moto derrière moi qui ouvre la route (fermée) pour les compétiteurs. J'accélère et sort du circuit pour ne pas gêner. J'ai déjà dépassé la trace et dois faire un détour pour y retourner. Un peu plus loin, à la côte je verrai Bernard Peguin à l'arrêt, il y a un problème à son porte-bagages et il répare en prenant des pièces ailleurs sur son vélo. Je lui demande si je peux l'aider avec l'un ou l'autre colson car je ne dispose pas de la pièce qu'il lui manque. Il décline mon invitation et continue sa réparation, comme je ne peux l'aider je poursuis ma route. Après environ 140 km nous nous retrouvons au premier contrôle, il y a environ une quinzaine de participants. Les plus rapides, Mic et les autres sont déjà partis. Le restaurant (pizzeria) est bien rempli et le serveur est débordé, il ne sait où donner de la tête et nous fait patienter avant de nous fournir le cachet « Saint-Graal » du randonneur. On croyait qu'il n'aimait pas qu'on ne mange pas, mais, après discussion par la suite avec d'autres, même ceux qui mangeaient devaient attendre pour leur cachet. J'ai perdu là quelques minutes et ensuite encore une vingtaine. Une dame, bien sympathique nous propose de nous donner de l'eau à Antonio, Bernard et moi mais on doit aller à son appartement à une centaine de mètres de là. Nous perdrons environ 20 minutes. J'espère que ces minutes ne me seront pas fatales à la fin de l'épreuve.

Nous repartons à 3 mais je me retrouverai bien vite seul et bientôt la nuit se lève (à non, c'est le soleil qui se couche ... - et pourquoi la nuit ne se lèverait-elle pas?). Je me suis acheté quelques bananes, du chocolat aux noisettes et de l'eau dans un magasin où un allemand était déjà arrêté. J'allume mon phare et ma lampe de casque qui ne me sert qu'à lire mon GPS. La nuit est calme, pas trop de circulation, on traverse des villes et villages presque vides. Petite émotion à minuit 40 une voiture fait mine de me foncer dessus. (via la trace GPS on pourrait retrouver où – selon moi aux environ de Roubaix). Certains, comme moi, vont rouler toute la nuit : Bart (qui l'a déjà fait au 600 de Frank Steenput – Groot-Bijgaarden), Yves Wilmart, et d'autres encore. J'avais vérifié, autant que faire se peut, la météo et les températures. J'avais remarqué que la température descendait enter 4 h et 8 h le matin. Et en effet, vers 4h j'ai décidé de mettre mon « pantalon » long pour protéger mes genoux (les articulations n'aiment pas le froid).

Vers 8 h le matin j'ai pris mon petit-déjeuner sur un trottoir. J'apprendrai plus tard que le groupe de Mic s'était arrêté chez Mic pour une courte nuit. Moi je poursuis ma route et la fraicheur de la nuit m'a bien tenu éveillé et, à aucun moment je n'ai souffert de la fatigue. Je poursuivrai ma route en filmant ici et là, notamment aux lacs de l'eau d'heure. Ici et là, lorsque je rencontre des obstacles en travers de la route, je me demande comment le quest (vélo couché complètement caréné) passe.

Tout se passe assez bien et après environ 20 heures j'ai 400 km au compteur. Comme, pour notre flèche en 24 h, nous avions 413 km, je ne demande combien je vais faire en 24h, seul. J'arriverai à 450 km. Mais c'est ici que cela se gâte, les côtes commencent. Et çà monte et çà descend pour ensuite remonter et redescendre et encore et encore. ... Pfffff là je me demande ce que je suis venu faire là pourquoi tant de haine, pourquoi tant de côtes, n'y a-t-il aucun fleuve, aucune rivière et leurs bonnes vallées ? Comme vous le savez, j'ai toujours avec moi un billet (multi-voyages) de la SNCB. Ce billet peut servir en cas de problème insurmontable de matériel. Dans ce cas, le billet est une aide mais aussi une tentation d'abandon. Et je dois bien dire que j'y ai pensé. Si cela continue, je vais à la gare la plus proche et je rentre à Bruxelles. Je ne l'ai pas fait mais je ne sais pourquoi.

On pourrait la retrouver en analysant la trace GPS mais à un moment il y avait une côte d'un kilomètre et demi (1500 mètres), un pourcentage qu'Alain qualifierait de faux-plat, j'étais à 6 km/h (et j'arrondis encore c'était 5,9 km/h, à la rupture de l'équilibre) et à chaque trou dans la chaussée, la roue risque de ne pas en sortir vu le peu de vitesse et si on ne déclipse pas assez rapidement c'est la chute. 15 minutes pour 1500 mètres. On est pas arrivé au bout du 1000 km ! ! ! De 450 km à Habay à 560 km c'était pleins de côtes. Finalement j'arrive vers 21 h à Habay, perdu dans les derniers kilomètres, j'aperçois un groupe de cyclistes et je rassemble mes dernières forces pour ne pas les perdre. J'arrive avec eux, c'était le groupe de Mic. Comme ils se sont arrêtés 5 heures, ils m'ont pris 5h sur 560 km. ! ! ! dur dur la vie d'artiste.

Un bon plat de pâtes, une douche et un bon repos bien mérité.

 

Jour deux : Samedi

Vu l'état de fatigue de la veille, Rohnny à qui je demande comment sera le programme du jour essaie de nous le décrire. Environ 50 km dur puis un ravel pour se reposer un peu puis, pour aller vers Monschau, cela monte descend et monte à nouveau, ensuite vers Lommel cela devrait aller. Bon et bien il faut bien y aller. On y va et en effet, comme il avait promis, on se repaie des côtes et des descentes suivies de côtes. Mais, je ne sais si c'est l'entrainement de la vieille ou le repos de la courte nuit, ces côtes me paraissent moins difficiles ou, en tout cas, certaines sont mieux « agencées ». Un peu comme ce que j'appelle les toboggans français (succession d'une descente et d'une côte) qui, lorsqu'ils sont bien calculés permettent au cycliste qui prend assez d'élan dans la descente de remonter la côte suivante « presque »sur son élan. Sur 6 toboggans, 2 ont pu être remontés complètement, 2 autres avec un effort d'environ 50 mètres, les deux autres étant trop longs ont exigés plus de 100 mètres d'effort à « mouliner » et à attendre d'atteindre le sommet. Et, heureusement, l'estimation de Rohnny de 50 km s'est limitée à 42 km.

Au début du ravel, je me restaure et je me lance sur ce ravel bien agréable. Ensuite, il y aura du dénivelé pour aller vers Monschau où je retrouverai Bernard Peguin et un Allemand que je croiserai ici et là lors d'arrêts. A Monschau ravitaillement rapide pour Bernard, je m'attarde un peu pour manger et boire. La sortie sera assez pénible sur une piste cyclable style trottoir. Heureusement par la suite il y aura, ici et là de belles descentes en faux-plat, entre 35 et 45 km/h parmi les voitures qui, bien qu'il y ait une piste cyclable (pas terrible avec bosses et fosses devant chaque garage ou entrée de propriété) ne nous « klaxonnent » pas pour signaler la piste cyclable. Il est vrai qu'à cette vitesse nous roulons aussi vite qu'eux et je les soupçonne de nous observer. La route se poursuivra vers les Fourons connus pour la saga des démêlés communautaires et c'est à Mouland / Moelingen que je vais manger un paquet de frites et un cervelas. Un cycliste passera devant moi sans que j'ai pu l'identifier et notre Bernard dépassé je ne sais où. A la fin de mon repas, craignant les dénivelés, je demande à des locaux s'il y a encore des côtes et on me dit que c'est possible. Je crains le pire mais heureusement la trace me mène vers un chemin de halage le long de l'eau. Ouf ... Je continue vers le dernier contrôle, je ne trouve pas la station essence Q8, c'était une station Total (l'organisateur a-t-il voulu nous tromper, où tellement fatigué lors de sa reconnaissance sa vue s'est-elle troublée?), je prends l'indice et je poursuis ma route mais la fatigue et un besoin naturel insistant font que ma vitesse passe de 26 à 22 puis à 18 et puis 16. Il faut absolument que j'évacue un surpoids que je promène depuis de nombreux kilomètres. Je chercher un endroit au calme, peu éclairé (j'ai ma lampe). Tout se passera bien, seule une voiture passera et ne dérangera pas mon activité. Je peux reprendre la route et la vitesse revient. J'arriverai à Lommel ... même pas dernier et je mangerai une schnitzel. Trois quart d'heures plus tard, Antonio et Bernard arriveront. Une petite nuit de repos nous attend.

 

Troisième jour : Dimanche

Réveil, avant que mon GSM ne sonne, je me présente au petit-déjeuner, Mic et son groupe sont en plein déjeuner, ils ont presque fini. Je prends le mien : tartine, choco, café, jus de fruit. Ils partent et Antonio me rejoint. Je termine mon repas, m'habille et pars avant Antonio qui partira probablement avec Bernard.

Le parcours est plat et je me retrouve à Turnhout dans la boulangerie « contrôle » où je dois faire la file. Quatre clients devant moi et une commande qui dure (et ceci, et cela, non pas cela plutôt ceci, ...) finalement c'est à moi (j'attire toujours le client) : een appelflap, une tarte au citron et un sac de galettes au sirop) Je paie, demande le cachet et sors. Je mange l'appelflap et la tarte immédiatement. E à ce moment, pendant que je mange, plus personne dans le magasin ! ! ! Pourquoi venir me freiner quand je dois être servi ? Bon sang ! Je poursuis ma route et ici et là je verrai l'un ou l'autre participant. Arrêté le long d'un canal, je mange quelques galettes, Jan (Geerts) me salue « çà va Patrice »,je lui répond « oui ». Un peu plus loin c'est l'entrée dans Antwerpen (Anvers). Je ne sais ce que j'ai fait mais : la trace que mon GPS enregistre est d'une couleur verte / turquoise (?) mais « se cache » sous la trace à suivre qui, elle, est noire. Bref, les rues étant proches les unes des autres, je prends parfois la mauvaise puis j'essaie de rejoindre la trace mais je la prends dans le mauvais sens, je me mélange les pinceaux comme ce n'est pas permis ! ! ! Ce qui m'a fait dire en racontant cette mésaventure que : «Anvers est une très grande ville, deux jardins zoologiques et trois gares centrales ».

Pour sortir d'Anvers je vais prendre une espèce de ring pour être sûr de retrouver la trace à un endroit où il n'y a plus aucun doute. Je finirai par en sortir et poursuivre mon chemin. Lors d'un arrêt ravitaillement de long de l'autoroute, des candidats néerlandais qui avaient déjà rejoint l'arrivée me klaxonnent pour me saluer. J'ai encore entre 20 et 30 km à parcourir. Cela se fera sans encombres si ce n'est qu'à cinq kilomètres de l'arrivée, je baille souvent et je remarque que je zig-zag un peu trop sur le ravel. Je décide de m'accorder une micro-sieste. Cinq minutes étendu sur l'herbe à côté du ravel puis je repars jusqu'à l'arrivée. Même pas dernier. Il en reste encore quelques-uns, pas beaucoup, derrière moi. 72H45 (max 75h) le contrat est rempli.


Un mille bien agréable même si les 110 km de côtes avant Habay-la-Vieille m'ont fait penser à l'abandon et à un bon train pour retourner à Bruxelles.

Erreurs à corriger : bien analyser où se trouvent les dénivelés, je ne l'ai pas fait, je me suis contenté de voir 3.000 mètres, mais les 3.000 se trouvaient surtout avant Habay-La-Vieille.

 

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