07/09/2014

Sorties Septembre 2014

Dimanche 28/09/2014 : Le BRM 200 de Ternat - Et le gagnant est... Le Chat
Par Alain Darville

Robert Luyckx et Daniel De Nijs organisent le dernier BRM de la saison. Les particularités du BRM de Ternat, c’est que chaque année le parcours est tout à fait changé et qu’il se déroule le dimanche. Cette fois-ci nous allons faire le grand tour de Bruxelles, en fait cela pourrait être le tour du Brabant Flamand, nous allons contourner Bruxelles et Louvain en allant jusque Tirlemont dans un sens, jusque Enghein dans l’autre.

Du monde au départ, il fait beau et comme c’est le dernier... C’est la lutte finale entre Mic et Bernard, et ils sont là tous les deux, c’est donc Mic qui gagne avec 1 km d’avance soit 1/11000 d’écart. Pas grand-chose…

Patrice est venu à vélo de Bruxelles, avec un petit maillot manches courtes mais une cagoule pour le cou. Au départ il ne fait pas si chaud que ça, un petit 12°c. Il y a aussi Bruno, qui ne s’arrête jamais et qui s’est mis en condition PBP, en ne dormant que 2 heures et en venant de chez lui à vélo, soit un petit 47 km à faire dans chaque sens en plus du 200 km.

Un peu après 8 h, c’est parti, sur un mode fortissimo grand max. Sont fous !!! Le démarrage à froid m’est fatal, je ne peux même pas suivre de loin. Patrice s’échauffe les cordes vocales en s’engueulant avec un automobiliste qui a osé klaxonner les cyclos qui ne s’arrêtaient pas au stop sous peine de voir le début du peloton partir. L’engueulade durera quelques kilomètres, et moi de loin je me demandais si Patrice allait finir en dessous de la voiture. Mais l’automobiliste était un faux-méchant, il ne l’a pas écrasé. Avec tout ça, tout le monde est parti. Je reste avec Patrice, qui ne roule pas mal. Nous dépassons Antonio et Jan, pour ensuite sur le pont du Canal de Willebroek, à Vilvorde, passer le groupe de Tournai avec Bernard et Daniel Cauchie.

Comme c’est plat, nous traçons. Il n’y a pas de vent et le soleil est là. Il va faire chaud, jusque 27°c sur le vélo.

Le premier contrôle est à Niewrode où nous retrouvons le groupe de Mic, qui me dit qu’ils n’ont pas suivi les plus forts dont je suppose Bruno, puisque je ne le vois pas.

Nous repartons, Patrice et moi, pour croiser à la sortie du village, Bruno flanqué de son Anglais. Ils sont passés à toute vitesse et ont donc raté le contrôle. Ils faisaient demi-tour. Bruno est parti pour faire son 300 en plus de son 100 pour rentrer chez lui…

Maintenant le plat est fini. Ca va vallonner de plus en plus. L’allure va donc sensiblement ralentir avec Patrice et son allergie aux côtes qui dépassent 0,5% de pente. Le grand pignon de sa cassette a beaucoup servi.

Mais moi, c’est le support de mon GPS qui commence à me donner des soucis. Sur les nombreuses routes en plaques de ciments et les quelques routes pavées, le support qui présentait quelques signes de faiblesse depuis le 400 de Lier au mois de mai, a rendu l’âme en passant dans un bois à Haasrode.  Il s’est cassé en deux, ce qui fait que le GPS ne tenait plus très bien et avait tendance à vouloir partir. Dans ma poche il ne servait plus à grand-chose, et j’avais surtout besoin d’un guide : Patrice.

Dix km avant d’arriver à Hoielart, Bruno et son anglais nous passent, on ne les reverra plus, pensais-je.

Le deuxième contrôle, au km 130 à Hoeilart, était pour Patrice et moi, un double contrôle. Comme on ne trouvait pas de café, on s’est arrêté dans une boulangerie, suivi bizarrement par tout un cortège d’autres cyclos qui arrivaient un par un derrière nous. Bruno et son anglais sont aussi arrivés bien après que j’avais mangé mon premier éclair au chocolat. Il faut se faire plaisir lors des durs moments de la vie ( :.

La dessus Robert, Daniel, Frank et Marc passent et vont dans un café, un peu plus loin. Nous y allons aussi pour remplir nos bidons et boire un coup.

La partie suivante entre Hoeilart et Sint-Pieters-Kapelle va me sembler longue, mais longue, très longue... J’avais l’impression que Patrice allait de moins en moins vite avec quelques à-coups sur les rares plats. Je me demandais parfois s’il n’allait pas s’arrêter, et moi je montais les côtes au ralenti en sifflotant.

Dans les environs d’Enghien Patrice s’est énervé sur un tronçon en gros pavés. Son GPS s’est fait la malle suspendu à un fil à son guidon. « Sale merde à P…, j’en ai marre de ces pavés, je ne pédale plus !! » Heureusement que le tronçon ne faisait pas dix mètres de plus, on se serait arrêté là. Je me demande toujours ce qu’on aurait fait à l’arrêt sur ces pavés pour passer le temps et attendre je ne sais pas quoi.

A Sint-Pieters-Kapelle, comme rien n’était ouvert il fallait mettre le prix de la Duvel, comme preuve du passage sur la carte de pointage, prix affiché à la vitrine du seul café du coin. Comme le café était en face du cimetière, Patrice est parti à la recherche d’un robinet d’eau, pendant que Robert et son petit groupe nous passait. J’en ai profité pour finir mes tartines, tant qu’à faire…

Nous repartons, pour croiser Marc qui revenait au village en sens inverse. Nous avons repris le petit groupe de Robert à la faveur d’une course cycliste, bloqués qu’ils étaient par une jolie signaleuse. Nous avons donc continué avec eux.

Et nous avons terminé ce BRM chez Daniel avec une bonne bière dans son jardin. Bruno a fini après nous, il a dépassé les 400 km, et a perdu son anglais.

C’était un beau parcours, pas bien difficile malgré les 1500 m de dénivelé et quelques côtes entre 6 et 12%. Il a fait beau, et j’étais beaucoup moins fatigué que la semaine passée quand Yves m’avait tué en roulant à une vitesse beaucoup trop élevée pour moi. Patrice était un peu cuit, mais avec son petit sac à dos qui pèse une tonne, cela ne m’étonne pas. Enfin il avait du tape pour sauver mon GPS en l’empêcher de jouer à la fille de l’air, je ne peux pas le critiquer…

Et avec ça la saison est terminée, et l’hibernation va commencer.

 

La suite du BRM, infos données par Bertil Masson:

Et le gagnant est…LE CHAT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Bruno, après avoir roulé tous ces kms, en arrivant à Soignies (donc, presque chez lui), s’est fait « agresser » par un chat… !!!

Résultat, chute, visite aux urgences à Soignies et 17 points de sutures répartis en 3 endroits différents du visage !

D’après son mail de lundi, il disait avoir la tête comme une citrouille et ne savait pas parler !

Même si cela va mieux, il a effectivement un visage digne des plus « belles » fêtes d’Halloween.

Il devra par la suite sans doute subir une intervention à l’œil gauche duquel il voit flou car problème de décollement de la cornée ou rétine ; il ne savait plus bien.

Apparemment, faudra aussi intervenir au niveau des dents du dessus qui ont bougé avec le choc.

Le plus étonnant, c’est que son vélo n’a rien, ses équipements n’ont rien et il n’a pas une seule égratignure ailleurs !

Je ne sais pas trop comment il est tombé, même lui ne s’en souvient plus si ce n’est qu’un chat a traversé devant lui en venant du dessous d’une voiture, mais il est vraiment tombé sur le visage.

Le casque n’a rien non plus !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! mais il veut déjà rerouler ce dimanche (donc une semaine plus tard).

 

 

28-09-2014 BRM 200 Ternat

 

Lien vers le site de Daniel Cauchie

 

Nouvelle image (41).jpg 

 

 

______________________________________________________________________________________________________

Samedi 20/09/2014 : Le BRM 200 de Lier
Par Alain Darville

C’est tout doucement la fin de la saison 2014, qui pour certains a dû être vraiment très longue. Pour ceux qui ont enchainé les 600, les 1200, le 1000, le 600 à dénivelé. Mic et Bernard sont toujours séparés de 1 km sur les 10390 km effectués et Patrice est toujours 3ème à bonne distance avec + de 7600 km.

Le groupe est fort d’une quarantaine de rouleurs dont quelques-uns ne sont assurément pas des rigolos. Cela va donc rouler dur, du moins dans le groupe de tête.

Guy et Daniel vont rouler à deux et on ne les verra au départ le temps de les dépasser et de leur dire au-revoir. Mais c’est aussi l’occasion de retrouver Yves et Samir avec qui Patrice et moi, nous avons fait la flèche de Belgique au mois d’avril (il ne manque que Gabriel).

Le groupe démarre donc un peu après 8h. Patrice prend le commandement avec sa caméra/lampe dont tout le monde se demande si on verra un jour ce qu’il filme. Le groupe roule à plus de 30 km/h et ce sera aussi jusqu’au 1er ravito, parce qu’après ce sera à 35 km/h jusqu’au 2ème contrôle.

Nous partons en direction d’Eindhoven par les petits chemins où il n’est pas toujours facile de rouler si vite en groupe. Une dame du groupe explose un de ses pneus dans un trou, juste avant d’arriver au 1er contrôle à Wilrijk.

Patrice est en forme. Avec sa caméra, il n’arrête pas de filmer, de chanter, de passer devant, derrière…

Mais c’est entre le 1er et le 2ème contrôle que ça va rouler un peu vite. Certains sont déchainer, Patrice finit par lâcher prise lors d’une des nombreuses relances, le groupe risque même de se tamponner lorsqu’une vache ancien modèle, décide de traverser le chemin lorsque le groupe en file indienne arrive à toute allure. Une pause est la bienvenue à l’Abbaye Sint-Benedictus.

Mais la pause est de courte durée pour certains qui partent en catimini, ce qui fait en tergiversant un peu trop, je rate le départ de ce groupe et je me retrouve seul face au vent. Dans ces conditions je ne peux pas revenir, et j’attends Yves et Samir qui ont mis du temps à redémarrer.

En plus nous nous trompons de côté du Canal Mass-Schelde. Le problème est que la piste se termine. Il faut passer sur un pont pour changer de coté, mais pour ça il faut faire de l’escalade avec le vélo, et pour redescendre c’est pareil. A peine repartis, Yves veut à tous prix revenir sur le groupe de tête au 2ème ravito. Avec le retard qu’on a, cela va être difficile. Ca va tellement vite que Samir décroche aussi. J’essaye de tourner avec Yves, mais un 200 km, à du 32 km/h face au vent, cela devient compliqué. Chaque relais d’Yves, on remonte à 34 km/h. Je tiens jusqu’au km 150, nous avons plus de 30 km/h de moyenne depuis le départ. Mais moi, je suis cuit. Je laisse partir Yves, qui est increvable et continue sur le même rythme.

A Geel, au 2ème contrôle, tout le monde est encore là. J’arrive transpirant et dégoulinant. Je ne pensais pas qu’il allait faire si chaud. 29°c au thermomètre de mon vélo en roulant comme un possédé. Yves fait un arrêt du style pit-stop. Coca-cachet-bidons, juste le temps de repartir avec les autres. Moi je reste en compagnie de Patrice, qui continue à filmer tout ce qui bouge. J’essaye de refroidir un peu.

Nous repartons ensemble, Patrice fait le 1er relais, franchement plus lentement qu’avec Yves. Nous sommes encore à 26 km/h. Je fais le relais pour Patrice, qui disparait. Plus rien à l’horizon, je vais donc continuer seul et finir les 35 km qui restent. A du 25 km/h cela va passer plus lentement.

Finalement j’arrive à Lier vers 16h15, 8h15 pour faire un 200, a du 28,5 km/h de moyenne. Patrice arrivera un peu plus tard, bloqué par un train de marchandise qui s’est arrêté sur le passage à niveau.

____________________________________________________________________________________________________________

Dimanche 07/09/2014 : Le brevet de Tangissart
Par Alain Darville

Tangissart, où est-ce ? Se demandait Eric, son GPS ne connaissait pas cette localité. C’est en fait à Court-Saint-Etienne, à deux coups de pédales de l’Abbaye de Villers-la-Ville. Comme Eric ne savait pas où c’était, nous nous étions donné rdv sur l’autoroute de Charleroi. Eric attendait sur la bande des pneus crevés de la sortie de Drogenbos. Dans le brouillard, c’était un peu risqué. Mais bon, nous arrivons à Tangissart, et Dany, Jos et Benoît étaient là en attente.

Nous partons ensemble vers 08h40 sur le 90 km, pas assez vite au gout d’Eric, qui trépigne. Nous suivons un petit groupe, Benoît fait des accélérations subites dans les montées en sonnant pour avertir les vaches qui n’étaient pas là. Jos fait ses accélérations sur le plat. Mais Eric est parti, tout doucement, sans avoir l’air d’y toucher. Que faits-je ? Y vais-je ? Le temps de me dé-s’enfermer du groupe, j’y vais.  Le parcours est assez roulant, il y a bien des montées, mais la plupart sont des faux plats montants.

Le parcours s’appelle la Route des Abbayes, mais nous n’en verrons que deux. L’Abbaye de Villers-la-Ville et l’Abbaye de Floreffe, de tous ses côtés.

Mais avant ça, nous passerons dans une brocante géante, à Saint-Martin. Pas gai. Elle fait au moins 2 kilomètres de long, et nous nous faisons engueuler par les organisateurs. Je me vois mal faire des claquettes pendant 2 kilomètres. C’est bon que nous avons un klaxon du nom d’Eric pour nous faufiler. Mais j’ai l’impression que plus des cyclos passeront moins ils seront bien reçus.

La brocante enfin passée à du 10 km/h (quand tout allait bien), nous continuons enfin vers Soye, le ravito au km 37. Les ravitailleurs n’arrêtaient pas de dire aux VTTistes qui passaient que leur contrôle était un peu plus haut.

Mais comme ça roulait bien, j’emmène Eric sur le 110 km. Nous allons faire une petite boucle de 20 km, mais pour ça nous allons nous élever de plus de 200 m, avec une côte à 10%. Le dénivelé commence, Eric a des ailes, j’essaye de suivre (de loin) comme je peux. C’est bon qu’il attende un peu dans les descentes, ou que parfois il s’arrête carrément, sinon je serais largué dès la 1ère montée venue. Il est trop fort, et en plus il est endurant. Dommage qu’il ne fasse pas les BRM.

Mais après la longue montée, c’est la longue descente pour revenir à Floreffe. Et retrouver le ravito de Soye au km 64 où les ravitailleurs reçoivent les doléances de la brocante et continuent à dire aux VTTistes de ne pas s’arrêter à leur ravito. Nous ne repasserons pas à Saint-Martin (nous aurions été égorgés), mais nous reprenons le parcours du 90 km.

Les routes ne sont pas très bonnes, et ce n’est rien de l’écrire, il faut parfois sauter pour éviter des trous. Mais le Brabant Wallons est assez célèbre pour ses routes. Les clubs locaux ont du mérite.

Il est 13h quand nous rentrons au bercail. Un petit verre et c’est fini. Un dénivelé de plus avec ses 1170 m. Les copains du 90 n’étaient plus là.

_________________________________________________________________________________________________________

Jeudi 04/09 - Dimanche 07/09/2014 : Le mille de Wachtebeke
Par Patrice Martin

Le 1000 de Wachtebeke. Borders of Belgium  BOB.

Mon premier mille, comme d'habitude ce qui compte c'est la préparation et si sur certains points je m'applique, je commets encore des erreurs sans compter que quelques impondérables peuvent se produire.

Ce mille part de Wachtebeke le jeudi 4 à 14 heures, heure inhabituelle mais qui me permettra de me préparer et d'aller en train de Bruxelles à Lokeren, gare la plus proche du départ (environ 13 km) et de la gare de Lokeren à Wachtebeke. Je prends le train de 11h30 à Bruxelles Nord qui va à Lokeren sans correspondance. De la gare de Lokeren je laisse mon GPS me guider et comme le domaine provincial qui nous accueille est vaste, ... j'aurais plus de 18 km à l'arrivée. J'ai bien fait de partir bien à temps. Marcel Fieremans et son épouse me dépasseront dans leur voiture. Il y a du monde, les frères Van Marsenille, Rohnny et Francis, ont été surpris de ce succès, environ 43 participants. Des Belges, bien entendu, mais aussi des Néerlandais, des Allemands, des Britanniques, des Français (au moins un, l'inoxydable Bernard Peguin). Il y a des vélos « normaux », couchés « normaux » un rowing-bike et même une Britannique en « Quest » (un vélo couché complètement caréné). Tout ce petit monde s'inscrit, prépare ses bagages ou boit un verre en attendant le départ.

Les habitués sont présents : Mic Cammertijn, Marcel Fieremans, Etienne Bundervoet, Luc Palmkoek, Les frères Lammens Geert (pizza killer voir son site jefke06.com) et Koen, Patrick, ... et pour les francophones, Bernard Peguin, Antonio Moreno-Casas, Yves Wilmart, ...

Petit impondérable, vu le succès de l'épreuve en nombre de participants et comme certains vont se tester en ne dormant qu’une fois ... les frères organisateurs ont du se partager la tâche, Rhonny à Habay la vieille et Francis à Lommel. Je dois « découper » mon bagage en deux sacs plus petits. Problème je n'ai pas deux nécessaires de toilette. Je réparti dans les deux sacs et les remet aux organisateurs.

Encore le temps de prendre une boisson et de filmer (mal ... même caméra à la main) Mic et ses disciples en train de savourer une boisson avant le départ.

14 heures le départ est donné, le groupe, assez imposant, prend son envol, la météo est bonne et promet d'être correcte pendant tout ce mille, tout au plus quelques menaces de pluies sont prévues. Nous verrons. Nous resterons ensemble quelques kilomètres, en ce qui me concerne, je ne serai pas seul pendant environ 45 km. Le groupe se diluant au fur et à mesure des kilomètres, certains partent plus vite, les vélos couchés « tracent » sur le plat et peinent dans les montée, le « Quest » piloté par une dame file aussi sur le plat et peine aussi (poids) dans les montées. J'aurai l'occasion de rattraper le Quest le matin du dernier jour et c'est assez impressionnant. Sur le plat et dans les descentes, la vitesse est très élevée et je n'ai pu dépasser le quest qu'après l'avoir suivi pendant plusieurs côtes. Mais n'anticipons pas. Pendant les premiers 40 km nous allons rouler ensemble, nous saluer ici et là, parler avec l'une ou l'autre connaissance et faire des connaissances. Je serai le témoin d’une fuite à la « Bourvil » dans la « Grande Vadrouille » un énorme « pschiiiitttt » et sur une dizaine de mètres le pneu avant d'un malheureux participant à plat. Selon un autre, comme il est très fort, il réparera seul et nous rejoindra. En ce qui me concerne quand cela m'arrive, je répare mais je ne rattrape personne sauf à l'occasion d'un contrôle. Je me retrouverai seul après environ 40 à 45 km.

Direction premier contrôle : De Panne. Nous allons vers la côte et longer celle-ci, parfois même sur la digue. Le vent favorable fera que la moyenne sera élevée, pour moi, environ 27, ce n'est pas mal. A Blankenberge (selon les dires des autres – moi je suis la trace et ne sais pas toujours où je suis) notre parcours passe sur un circuit de compétition cycliste. Je roule sur la digue, pas sur la route, réservée à la compétition. A un moment une personne me fait signe d'aller sur la route, je croyais que le circuit pour la compétition se terminait peut-être derrière moi, mais non ce quidam ne voulait pas que je roule sur « sa digue » et ne savait pas qu'il y avait une compétition cycliste. Je me retrouve sur le circuit avec un policier en moto derrière moi qui ouvre la route (fermée) pour les compétiteurs. J'accélère et sort du circuit pour ne pas gêner. J'ai déjà dépassé la trace et dois faire un détour pour y retourner. Un peu plus loin, à la côte je verrai Bernard Peguin à l'arrêt, il y a un problème à son porte-bagages et il répare en prenant des pièces ailleurs sur son vélo. Je lui demande si je peux l'aider avec l'un ou l'autre colson car je ne dispose pas de la pièce qu'il lui manque. Il décline mon invitation et continue sa réparation, comme je ne peux l'aider je poursuis ma route. Après environ 140 km nous nous retrouvons au premier contrôle, il y a environ une quinzaine de participants. Les plus rapides, Mic et les autres sont déjà partis. Le restaurant (pizzeria) est bien rempli et le serveur est débordé, il ne sait où donner de la tête et nous fait patienter avant de nous fournir le cachet « Saint-Graal » du randonneur. On croyait qu'il n'aimait pas qu'on ne mange pas, mais, après discussion par la suite avec d'autres, même ceux qui mangeaient devaient attendre pour leur cachet. J'ai perdu là quelques minutes et ensuite encore une vingtaine. Une dame, bien sympathique nous propose de nous donner de l'eau à Antonio, Bernard et moi mais on doit aller à son appartement à une centaine de mètres de là. Nous perdrons environ 20 minutes. J'espère que ces minutes ne me seront pas fatales à la fin de l'épreuve.

Nous repartons à 3 mais je me retrouverai bien vite seul et bientôt la nuit se lève (à non, c'est le soleil qui se couche ... - et pourquoi la nuit ne se lèverait-elle pas?). Je me suis acheté quelques bananes, du chocolat aux noisettes et de l'eau dans un magasin où un allemand était déjà arrêté. J'allume mon phare et ma lampe de casque qui ne me sert qu'à lire mon GPS. La nuit est calme, pas trop de circulation, on traverse des villes et villages presque vides. Petite émotion à minuit 40 une voiture fait mine de me foncer dessus. (via la trace GPS on pourrait retrouver où – selon moi aux environ de Roubaix). Certains, comme moi, vont rouler toute la nuit : Bart (qui l'a déjà fait au 600 de Frank Steenput – Groot-Bijgaarden), Yves Wilmart, et d'autres encore. J'avais vérifié, autant que faire se peut, la météo et les températures. J'avais remarqué que la température descendait enter 4 h et 8 h le matin. Et en effet, vers 4h j'ai décidé de mettre mon « pantalon » long pour protéger mes genoux (les articulations n'aiment pas le froid).

Vers 8 h le matin j'ai pris mon petit-déjeuner sur un trottoir. J'apprendrai plus tard que le groupe de Mic s'était arrêté chez Mic pour une courte nuit. Moi je poursuis ma route et la fraicheur de la nuit m'a bien tenu éveillé et, à aucun moment je n'ai souffert de la fatigue. Je poursuivrai ma route en filmant ici et là, notamment aux lacs de l'eau d'heure. Ici et là, lorsque je rencontre des obstacles en travers de la route, je me demande comment le quest (vélo couché complètement caréné) passe.

Tout se passe assez bien et après environ 20 heures j'ai 400 km au compteur. Comme, pour notre flèche en 24 h, nous avions 413 km, je ne demande combien je vais faire en 24h, seul. J'arriverai à 450 km. Mais c'est ici que cela se gâte, les côtes commencent. Et çà monte et çà descend pour ensuite remonter et redescendre et encore et encore. ... Pfffff là je me demande ce que je suis venu faire là pourquoi tant de haine, pourquoi tant de côtes, n'y a-t-il aucun fleuve, aucune rivière et leurs bonnes vallées ? Comme vous le savez, j'ai toujours avec moi un billet (multi-voyages) de la SNCB. Ce billet peut servir en cas de problème insurmontable de matériel. Dans ce cas, le billet est une aide mais aussi une tentation d'abandon. Et je dois bien dire que j'y ai pensé. Si cela continue, je vais à la gare la plus proche et je rentre à Bruxelles. Je ne l'ai pas fait mais je ne sais pourquoi.

On pourrait la retrouver en analysant la trace GPS mais à un moment il y avait une côte d'un kilomètre et demi (1500 mètres), un pourcentage qu'Alain qualifierait de faux-plat, j'étais à 6 km/h (et j'arrondis encore c'était 5,9 km/h, à la rupture de l'équilibre) et à chaque trou dans la chaussée, la roue risque de ne pas en sortir vu le peu de vitesse et si on ne déclipse pas assez rapidement c'est la chute. 15 minutes pour 1500 mètres. On est pas arrivé au bout du 1000 km ! ! ! De 450 km à Habay à 560 km c'était pleins de côtes. Finalement j'arrive vers 21 h à Habay, perdu dans les derniers kilomètres, j'aperçois un groupe de cyclistes et je rassemble mes dernières forces pour ne pas les perdre. J'arrive avec eux, c'était le groupe de Mic. Comme ils se sont arrêtés 5 heures, ils m'ont pris 5h sur 560 km. ! ! ! dur dur la vie d'artiste.

Un bon plat de pâtes, une douche et un bon repos bien mérité.

 

Jour deux : Samedi

Vu l'état de fatigue de la veille, Rohnny à qui je demande comment sera le programme du jour essaie de nous le décrire. Environ 50 km dur puis un ravel pour se reposer un peu puis, pour aller vers Monschau, cela monte descend et monte à nouveau, ensuite vers Lommel cela devrait aller. Bon et bien il faut bien y aller. On y va et en effet, comme il avait promis, on se repaie des côtes et des descentes suivies de côtes. Mais, je ne sais si c'est l'entrainement de la vieille ou le repos de la courte nuit, ces côtes me paraissent moins difficiles ou, en tout cas, certaines sont mieux « agencées ». Un peu comme ce que j'appelle les toboggans français (succession d'une descente et d'une côte) qui, lorsqu'ils sont bien calculés permettent au cycliste qui prend assez d'élan dans la descente de remonter la côte suivante « presque »sur son élan. Sur 6 toboggans, 2 ont pu être remontés complètement, 2 autres avec un effort d'environ 50 mètres, les deux autres étant trop longs ont exigés plus de 100 mètres d'effort à « mouliner » et à attendre d'atteindre le sommet. Et, heureusement, l'estimation de Rohnny de 50 km s'est limitée à 42 km.

Au début du ravel, je me restaure et je me lance sur ce ravel bien agréable. Ensuite, il y aura du dénivelé pour aller vers Monschau où je retrouverai Bernard Peguin et un Allemand que je croiserai ici et là lors d'arrêts. A Monschau ravitaillement rapide pour Bernard, je m'attarde un peu pour manger et boire. La sortie sera assez pénible sur une piste cyclable style trottoir. Heureusement par la suite il y aura, ici et là de belles descentes en faux-plat, entre 35 et 45 km/h parmi les voitures qui, bien qu'il y ait une piste cyclable (pas terrible avec bosses et fosses devant chaque garage ou entrée de propriété) ne nous « klaxonnent » pas pour signaler la piste cyclable. Il est vrai qu'à cette vitesse nous roulons aussi vite qu'eux et je les soupçonne de nous observer. La route se poursuivra vers les Fourons connus pour la saga des démêlés communautaires et c'est à Mouland / Moelingen que je vais manger un paquet de frites et un cervelas. Un cycliste passera devant moi sans que j'ai pu l'identifier et notre Bernard dépassé je ne sais où. A la fin de mon repas, craignant les dénivelés, je demande à des locaux s'il y a encore des côtes et on me dit que c'est possible. Je crains le pire mais heureusement la trace me mène vers un chemin de halage le long de l'eau. Ouf ... Je continue vers le dernier contrôle, je ne trouve pas la station essence Q8, c'était une station Total (l'organisateur a-t-il voulu nous tromper, où tellement fatigué lors de sa reconnaissance sa vue s'est-elle troublée?), je prends l'indice et je poursuis ma route mais la fatigue et un besoin naturel insistant font que ma vitesse passe de 26 à 22 puis à 18 et puis 16. Il faut absolument que j'évacue un surpoids que je promène depuis de nombreux kilomètres. Je chercher un endroit au calme, peu éclairé (j'ai ma lampe). Tout se passera bien, seule une voiture passera et ne dérangera pas mon activité. Je peux reprendre la route et la vitesse revient. J'arriverai à Lommel ... même pas dernier et je mangerai une schnitzel. Trois quart d'heures plus tard, Antonio et Bernard arriveront. Une petite nuit de repos nous attend.

 

Troisième jour : Dimanche

Réveil, avant que mon GSM ne sonne, je me présente au petit-déjeuner, Mic et son groupe sont en plein déjeuner, ils ont presque fini. Je prends le mien : tartine, choco, café, jus de fruit. Ils partent et Antonio me rejoint. Je termine mon repas, m'habille et pars avant Antonio qui partira probablement avec Bernard.

Le parcours est plat et je me retrouve à Turnhout dans la boulangerie « contrôle » où je dois faire la file. Quatre clients devant moi et une commande qui dure (et ceci, et cela, non pas cela plutôt ceci, ...) finalement c'est à moi (j'attire toujours le client) : een appelflap, une tarte au citron et un sac de galettes au sirop) Je paie, demande le cachet et sors. Je mange l'appelflap et la tarte immédiatement. E à ce moment, pendant que je mange, plus personne dans le magasin ! ! ! Pourquoi venir me freiner quand je dois être servi ? Bon sang ! Je poursuis ma route et ici et là je verrai l'un ou l'autre participant. Arrêté le long d'un canal, je mange quelques galettes, Jan (Geerts) me salue « çà va Patrice »,je lui répond « oui ». Un peu plus loin c'est l'entrée dans Antwerpen (Anvers). Je ne sais ce que j'ai fait mais : la trace que mon GPS enregistre est d'une couleur verte / turquoise (?) mais « se cache » sous la trace à suivre qui, elle, est noire. Bref, les rues étant proches les unes des autres, je prends parfois la mauvaise puis j'essaie de rejoindre la trace mais je la prends dans le mauvais sens, je me mélange les pinceaux comme ce n'est pas permis ! ! ! Ce qui m'a fait dire en racontant cette mésaventure que : «Anvers est une très grande ville, deux jardins zoologiques et trois gares centrales ».

Pour sortir d'Anvers je vais prendre une espèce de ring pour être sûr de retrouver la trace à un endroit où il n'y a plus aucun doute. Je finirai par en sortir et poursuivre mon chemin. Lors d'un arrêt ravitaillement de long de l'autoroute, des candidats néerlandais qui avaient déjà rejoint l'arrivée me klaxonnent pour me saluer. J'ai encore entre 20 et 30 km à parcourir. Cela se fera sans encombres si ce n'est qu'à cinq kilomètres de l'arrivée, je baille souvent et je remarque que je zig-zag un peu trop sur le ravel. Je décide de m'accorder une micro-sieste. Cinq minutes étendu sur l'herbe à côté du ravel puis je repars jusqu'à l'arrivée. Même pas dernier. Il en reste encore quelques-uns, pas beaucoup, derrière moi. 72H45 (max 75h) le contrat est rempli.


Un mille bien agréable même si les 110 km de côtes avant Habay-la-Vieille m'ont fait penser à l'abandon et à un bon train pour retourner à Bruxelles.

Erreurs à corriger : bien analyser où se trouvent les dénivelés, je ne l'ai pas fait, je me suis contenté de voir 3.000 mètres, mais les 3.000 se trouvaient surtout avant Habay-La-Vieille.

 

03/08/2014

Sorties Août 2014

Samedi 30/08/2014 : BRM 300 de Lier
Par Patrice Martin

Alain m'avait dit : je viens te chercher à 4h50 ... mais Patrice est quand même en retard. Alain sonne en bas et il est déjà un peu plus de 4h50 ... le temps de descendre et de mettre le vélo dans la voiture et on part vers 5h. Comble de malchance, les tunnels pour rejoindre l'autoroute sont fermés, maintenance. On restera donc en surface et on passera sous le viaduc « Reyers » dont on se demande s'il ne vaut pas mieux le détruire que d'essayer de le rénover tant il est détérioré. Nous arriverons à Lier et trouverons une place pour garer la voiture à environ 300 mètres du café Waregem, point de départ du jour. Les habitués sont là et nous serons une petite 30 à participer à ce brevet qui promet d'être plat, un peu venteux et, si j'ai bien vu les nuages sur « buienradar » pourraient nous apporter un ou plusieurs petites averses voire même un grosse pluie. Il y avait ici et là du rouge sur les prévisions. En tout cas, j'ai prévu mes longues chaussettes « anti-pluie » sous mon long cuissard. Je serai aussi le caméraman de service ... qui doit encore apprendre son métier.

La semaine passée il y a eu un petit film du début d’une flèche ... tombée à l'eau en ce qui me concerne. On va essayer de faire mieux, je vous rassure tout de suite ... un long métrage ne sera pas pour tout de suite.

Nous nous élançons le long du canal habituel et avec l'habitude ... on a failli partir dans le mauvais sens, car cette fois on va revenir par le trajet qu'on suivait toujours pour l'aller. Et oui Louis a changé son parcours. Alain me confie qu'il commence à imiter mes mauvaises pratiques, aïe, y aurait-il contagion, je n'avais pas les traces complètes pour les 2ème et 3ème jour du brevet 1200 de notre bon André, cette fois c'est Alain qui, pour éviter de confondre l'aller et le retour et les moments ou les trajets se croisent, a décomposé le trajet en trois parties ... mais il lui en manque sur son GPS. Comme quoi les meilleurs ne sont pas épargnés, la poisse frappe partout.

Je filme donc ici et là, déjà de grand matin dans le noir, il y a bien une position ... filmer de nuit mais je ne l'ai pas « engagée » ... ce film-là sera ... tout noir, on y voit à peine les leds de quelques cyclistes. Heureusement il fait vite clair et d'autres films seront visibles ... mais pas terribles.

Si, lors de la flèche j'avais filmé avec la lentille en position – mention du nom de la caméra – vers le haut, la portion filmée est étroite et haute (on peut presque voir la roue avant de celui qui filme et la route devant lui mais presque rien à côté de la route), cette fois je vais filmer avec la lentille tournée à 90° ce qui offrira un champ plus large ... que haut. Cela aurait pu être pas mal, mais, comme Alain me l'avait fait remarquer, la caméra sur mon casque va plutôt filmer la route devant moi, j'aurai dons ma roue avant, la roue arrière d'Alain, ses pieds pédalant et une vue sur sa selle ...

Bref pour un bon film qui vous donnera l'eau à la bouche pour participer à un BRM, c'est pas pour tout de suite.

Comme j'avais été blessé après le 1200, terminé le 2 août, et que ma doctoresse m'avait dit : « pas de vélo pendant un mois », j'ai presque respecté les consignes puisque je n'ai roulé que 40 km, 30 km, fait 2 fois du spinning (1 h) les 86 km du bianchi et la flèche de 225 qui s'est arrêtée à 45 km pour moi. J'ai donc peu d'entraînement pour ce 300 et dans ma tête si je peux le faire en 15 h je serai content.

Je serai capable de suivre le rythme du groupe pendant environ un peu plus de 40 km. Je profiterai de la perte de contact avec le groupe pour replacer correctement l'aimant de mon compteur qui s'était déplacé (montage et démontage de la roue pour mettre le vélo dans la voiture) et qui n'indiquait plus rien. Mon compteur n'a rien marqué les premiers 45 km. Heureusement que j'ai le GPS et son « compteur journalier » que j'avais bien remis à zéro. Cependant, lui aussi fait des siennes car, à chaque portion pavée ou un trou dans la chaussée, mon GPS se fait la malle de son support et je le retrouve pendu à sa lanière. A-t-il, lors d'une de ses escapades, changé l'un ou l'autre option ? Toujours est-il qu'il n' pas enregistré le parcours. Je remettrai cette option lors d'un arrêt.

Au premier contrôle je ne retrouverai même pas le groupe rapide, ils sont déjà partis depuis 10 minutes me dira le patron occupé à nettoyer les tables. Un autre randonneur, que j'avais dépassé sans savoir s'il participait à notre brevet, arrive à son tour. Et, quand je me préparé à continuer, Louis, l'organisateur arrive. Je poursuivrai ma route seul les 260 km restant, je ne verrai les autre qu'au croisement de Opitter, le contrôle ayant lieux dans un « cul de sac » on reprend la même route pour aller et revenir. Comme je ne sais encore faire démarrer la caméra rapidement, ... vous ne verrez rien de ce croisement, ce qui me force à exercer ma mémoire pour vous raconter ceci.

A Opitter, le nom de la brasserie se trouve sur le bâtiment d'à côté et j'ai cherché l'entrée ... dans la cour un groupe répétait de la musique, ... pas pour nous. J'ai même sonné à la maison, pas de réponse, pour m'apercevoir que de l'autre côté il était écrit « ingang » (entrée), encore quelques minutes perdues. Je ne m'attarde pas plus. Cachet, boire et partir. Je mangerai ma banane dehors.

Comme je n'ai presque rien mangé, je devrais m'arrêter deux fois pour manger entre le 141 et le 206ème km.

Comme les autres je recevrai un bonne averse entre 15 et 20 km. Un bon randonneur n'a pas peur de la pluie et j'y suis habitué mais je vais quand même souffrir une torture spéciale, et je pèse mes mots, les efforts consentis en début de journée ont laissés sur mon visage des sels minéraux que la pluie lave et entraine dans mes yeux. Douleur atroce, il faut que je ferme et masse d'un doigt mes yeux, alternativement, il faut encore que je conduise mon vélo. Alain me dira que le groupe des rapides s'est arrêté sous un pont pour mettre leurs vêtements de pluie et attendront que le gros de la pluie soit passé. Si en plus d'être rapides, on leur offre un pont pour s'abriter, comment voulez-vous que nous, les moins rapides, on puisse faire concurrence.

Après cette torture et la pluie s'étant arrêtée, je m'arrêterai pour remettre la caméra sur mon casque et filmer un cimetière qui doit comporter plusieurs milliers de tombes.

Je poursuivrai ma route sans trop m'attarder au dernier contrôle où je ne verrai pas d'autre randonneur.

Au kilomètre 279 (sur mon GPS) je reçois un coup de téléphone ... 19h47 le temps de m'arrêter, de 45 km/h à zéro prend un certain temps ;o))) de passer ma main sous mon vêtement de pluie, puis sous mon coupe-vent randonneur et atteindre la poche de mon maillot randonneur et de saisir le GSM, ... trop tard. Il y a aussi un SMS, Alain m'attend, il va chercher du diesel et m'attend dans la voiture, je lui re-sms que j'ai 279 km au compteur, j'en ai pour une bonne heure

J'arriverai au Café Waregem à 20h33, je bois un café, remplis ma carte et la remet à Stéphane, fils de Louis qui discute avec Marc Dejans et deux autres que j'avais vu à Opitter où ils avaient pris un repas. Je me rendrai à la voiture d'Alain qui m'attendait pour le retour.

                                                                 _________________________________________________


Par Alain Darville

Patrice et moi, nous sommes partis faire un petit 300 km, Patrice pour préparer son 1000, moi, pour m’amuser. Comme Patrice, depuis son 1200 de début août, n’a plus rien fait de long, je ne sais pas trop comment il va faire ce 300. Moi, je me dis qu’avec ma double flèche de la semaine passée, cela devrait passer sans trop de problème. Sauf que la fine fleur du monde du BRM est là. Mic, Etienne, Geert, Marcel, Franck, Yves et des cyclistes locaux.

En plus je m’aperçois vite que la trace sur mon GPS n’est pas complète, il n’y a que les 100 premiers kilomètres. Dès que je suis lâché par le groupe, il faudra que Patrice continue avec moi ou alors il faut que je sorte le papier avec tous les knooppunten. Donc je rentre à Noël. Sauf que Patrice ne va pas rouler longtemps avec nous. Il est pourtant là avec sa caméra sur son casque, avec la ferme intention de nous filmer en pleine action. Sauf que ça va quand même un peu vite pour un 300 km. 30-31 km/h en continu, avec une succession presqu’infinie de virages dans les sapins du Limbourg en suivant les  knoppunten. Avec chaque fois, à la clé, une magnifique relance. Ce BRM devrait s’appeler « le BRM aux mille virages ».

Le parcours fait un huit. Il passe par Houthalen, Bree, Houthalen (encore), Geel, mais aussi dans des domaines tels le Parc Hoge Kempen, le domaine Kattevennen, le Domaine de Bokrijk, le cimetière militaire allemand (39108 soldats) entre Lommel et Mol. En évitant soigneusement toutes les routes.

Le groupe, fort d’une vingtaine de cyclos, démarre à 6 heures. Encore un peu on le ratait, Patrice n’étant pas le plus rapide pour sortir de chez lui (c’est rien de l’écrire), et les tunnels fermés à Bruxelles ont fait qu’on est arrivé à Lier à 5h50 en n’ayant pas trop respecté les limitations de vitesse. Le temps de se préparer et de s’inscrire et hop, sur le vélo, Mic en tête.

Yves me dit qu’il roule avec deux côtes cassées. Il est tombé en faisant du VTT, même là, il arrive à faire de l’endurance. Il n’arrête jamais…. Il n’a pas mal en roulant, juste lorsqu’il se couche. Patrice quant à lui, roule toujours à la Patrice. Il tire le peloton en roulant loin devant lui, s’arrête pour filmer, et puis il disparait à tout jamais. Je m’en suis aperçu bien longtemps après qu’il nous ait quitté (il est sans doute derrière nous, bien qu’avec lui, tout est possible, il peut être devant aussi.

Le premier contrôle se fait à Houthalen, après 97 km. Pas de Patrice… On repart sans lui, donc…

Depuis longtemps, c’est donc une succession de knoopunten dans un paysage invariable de bois.  Le 2ème contrôle est à Bree. Comme il faut faire un aller-retour par la même route sur quelques kilomètres, on croise Patrice en repartant. Le temps de l’entendre dire : « Je ne sais pas si ça f… ». Yves me demande ce qu’il a dit ? Je suppose qu’il a voulu dire qu’il ne savait pas si sa caméra filmait. « Quelle caméra ? » me dit Yves, sa lampe sur le casque…

Depuis longtemps ma trace GPS m’a quittée, maintenant en roulant comme des pétés sur des pavés, c’est mon GPS qui me quitte. Le support est cassé, va falloir changer. Yves a vu où il est tombé. Le groupe ne s’est pas arrêté. Il va falloir faire une chasse. Yves, Frank et Geert m’ont attendu (merci à eux), et vont m’aider à revenir en roulant à 36/38 km/h dans les bois sur quelques kilomètres.

On continue toujours sur le même rythme. Je ne vais jamais mener le groupe, je ne connais pas le chemin, et avec l’entrainant que certains ont (en enchainant des 1200), je me demande parfois ce que je fais là.

Au 3ème contrôle, Mic annonce une zone de pluies qui va nous atteindre vers 15h30. A 15h30 nous nous arrêtons en dessous d’un pont pour mettre nos imperméables et on assiste au déluge. Le pont est très bien, on y reste un peu, le temps qu’il fasse un peu moins humide.

A quelques kilomètres du but, nous sommes encore arrêtés par une compétition de triathlon. Il va falloir changer de côté du canal en faisant un petit porté de vélo pour repasser sur un pont pour arriver du bon côté à Lier.

A 19 heures nous sommes arrivés. Les 300 km ont été fait à presque 28 km/h. Quelques costauds ont mené le groupes sur de très nombreux kilomètres, je n’ai fait que suivre.

Patrice est arrivé vers 20h40 en ayant roulé tranquillement.

 

Lien vers le reportage de Geert Lammens

 

Le parcours roulé:

Nouvelle image (40).jpg 

__________________________________________________________________________________________________________

Samedi 23/08/2014 : Une flèche à l’eau
Par Alain Darville

Patrice et moi, pour préparer son 1000 km, nous allons refaire la double flèche Hasselt-Rocherath-Hasselt, en refaisant le même parcours qu’en 2013, mais à l’envers. Comme ça, nous allons faire une distance conséquente  avec un peu de dénivelé : +- 2000 m.

Annoncée pour 111 km, cette distance est difficile à atteindre, l’année passée, nous avions fait 240 km pour l’aller-retour.

Le trajet passera par Tongres, Liège, Dolhain, les Hautes-Fagnes avec le Signal de Botrange, Elsenborn, Rocherath, et puis direction l’Allemagne  avec Monschau, Roetgen, Aachen, ensuite direction les Pays-Bas en passant par Maastricht, puis longer le Canal Albert et enfin une incursion à Genk, pour finir à Hasselt : 246 km, 2050 m de dénivelé, une température entre 22°c et 7°c., du soleil, de la pluie et du vent.

Patrice a emprunté la caméra de Jean-Louis. Il veut faire une œuvre magistrale avec comme principal acteur : Moi. Acteur bien involontaire, je n’ai rien demandé.

Mais ça commence bien : en voulant fixer sa caméra sur son casque tout en roulant en voiture, ça le rend malade : Je n’espère qu’une chose, c’est qu’il ne vomisse pas dans la voiture, mais ça va. Malade encore à Hasselt, il lui faudra quelques longues minutes pour tout doucement se remettre.

J’essaye de mettre l’attache de la caméra sur mon guidon, mais entre le GPS, la lampe, le compteur de vitesse et la sonnette, il n’y a plus beaucoup de place. En faisant ça j’entaille mon doigt sans m’en rendre compte, ce qui fait que cela pisse le sang sur mon vélo et sur ma main. Patrice, lui est venu en dilettante avec son cuissard court, son vieux vélo, sa banane et sans lampe. Son vélo Cora est rafistolé et son guidon n’est pas adapté à sa potence. C’est du bricolage pour le tenir, du caoutchouc rempli l’espace libre autour du guidon.

Nous sommes enfin partis vers 7h30 direction Tongres. Patrice va déjà mieux, en quittant Hasselt, il arrive déjà à s’engueler avec un automobiliste auquel il a refusé la priorité de droite.

Nous arrivons à Tongres, le guidon de Patrice ne tient pas, il s’affaisse, pas facile de rouler comme ça. Et le grand bricolage commence. Entre le caoutchouc, il met des pièces de 5 centimes qui vont finir pliées. Mais le guidon, sur les vibrations ou les pavés continue à tomber.

Nous continuons malgré tout vers Liège, où une descente pavée finit par sonner l’hallali du guidon de Patrice. Encore une fois, j’assiste au démontage, au bricolage, le long d’une voie de chemin de fer, assis sur un trottoir, jusqu’à ce que une des 4 visses disparaisse à tout jamais dans un fourré. C’en est fini du guidon. Un passant, très sympa avec ses deux enfants, nous dit qu’un Pro-Vélo se trouve à la Gare de Liège-Guillemins. Il nous demande d’où on vient et où on essaye d’aller. « On vient d’Hasselt, on compte aller à Rocherath, pour revenir par l’Allemagne ». « Ah, c’est déjà un fameux parcours, combien de jours allez-vous mettre pour faire ça ?». « Un jour, pourquoi ? »,  « …… ».

Avec tout ça, je n’ai aucune idée, où est cette Gare des Guillemins. La GPS, lui, connait. Ce n’est pas tout prêt et en plus il faut traverser une partie de Liège. On en profitera pour faire du tourisme, mais l’heure file. A 11H, on a fait 50 km, le détour dans Liège compris, et le Pro-Vélo est fermé. La flèche de Patrice va s’arrêter ici. Et le film aussi. Le train est là pour rentrer à Bruxelles, moi je continue. Il est 11h et il reste 200 km à faire….

Il faut d’abord retrouver cette trace du GPS, pour continuer le parcours. Je retraverse Liège avec tous ses feux rouges. Pour quitter Liège, je me tape une longue côte à 15%. J’ai les valves cardiaques qui battent la chamade en me demandant quand ça va finir. Le but est de retrouver le Ravel qui passe par Herve. La pente du Ravel n’est que de 2% sur de nombreux kilomètres. Il faut en effet passer de 60 m d’altitude à Liège à 690 m au Signal de Botrange. Plus ça monte, plus il fait humide. J’échappe à un premier orage, mais passer Dolhain et le Barrage de la Gileppe, ça y est, il pleut. Et pas un peu. .. Mais comme ça, le sang du départ est lavé du vélo et des mains.

Mais le plus gênant, c’est que la température descend d’un degré tous les 20 m de montée. De 22°c à 300 m, on arrive à 7°c au sommet. Pas vraiment chaud, je m’imagine Patrice avec son cuissard court. Avec la pluie et 7°c, je ne peux pas m’arrêter de peur de me refroidir. Le problème est que les zones pluvieuses sont assez longues et vont se succéder assez rapidement. Pas le temps de sécher entre deux.

Je passe devant Elsenborn et son camp militaire. Nostalgie d’une époque où on faisait la file devant une cabine téléphonique. J’arrive à Rocherath vers 14h30 avec 120 km parcourus. Maintenant, je passe en Allemagne et je contourne Monschau par la grand-route. Pas envie de passer par la ville et encore perdre du temps pour la traverser parmi les touristes. Il repleut pour faire la très longue descente vers Aachen. Comme dans la flotte, je n’avais pas vu la piste cyclable de l’autre côté de la route, je fais la course avec les voitures qui passent à 100 km/h. Comme je n’ai pas envie de mourir en Allemagne, je retrouve la piste cyclable dès que je peux. C’est un peu plus relax que dans le trafic.

Maintenant il faut traverser Aachen. Pas facile de s’y retrouver entre les routes où les vélos peuvent passer, les pistes cyclables qui changent de côté, les nombreux feux rouges… Et pour Jean-Louis, les immenses bus DB articulés en trois parties.

Maintenant, c’est direction les Pays-Bas, vent de face. Je commence à fatiguer, surtout que la Hollande n’est pas vraiment plate entre Aachen et Maastricht. Maastricht qu’il faut aussi traverser via les piétonniers, les travaux, les ponts pour piétons et pas pour cyclistes, les ponts pour tout le monde sauf les voitures….

Il ne reste plus qu’à suivre le Canal Albert, sauf que le Canal Albert possède sur son long des industries qui monopolisent les routes le long du canal. Comme je n’ai plus envie de faire l’acrobate comme l’année passée, je me retrouve sur une route en direction de Genk. Petit détour pour aller à Hasselt. Il est 20h, avec 246 km quand j’arrive à la voiture, après avoir encore traversé la ville.

C’est une très belle flèche, elle m’a moins emballée que l’année passée. Mais le temps, la pluie, la solitude forcée, n’aident pas à apprécier les choses de la même façon.

Quant à Patrice il est bien rentré à Bruxelles. Je me suis fameusement entraîné pour son 1000 km. Je ne sais pas si cela sera utile pour lui ?

23-08-2014 Flèches Hasselt-Rocherath-Hasselt

 


23-08-2014 Flèches Hasselt-Rocherath par Aurore-Cyclo 

 

Lien vers le parcours GPS roulé

 

______________________________________________________________________________________________________________

 

Dimanche 17/08/2014 : « Non ce n'était pas une hallucination, vous m'avez bien vu ce matin »
Par Patrice Martin

Ce matin j'ai fait le 80 km du Bianchi de Wemmel.

Après les quelques gouttes du départ, je m'étais, comme la plupart des autres, mis en configuration "pluie" ... pour rien  ou en tout cas trop tôt. Ce qui fait que je me suis retrouvé dans un petit sauna.  J'étais avec un de mes premiers vélos (TVT aluminium oui ... Cora) dont j'ai changé toute la transmission : nouvelle cassette, nouvelle chaîne et nouveau pédalier avec un 48 36 26 pour favoriser la cadence / fréquence de pédalage.

Cela s'est pas mal passé pendant environ 40 km (probablement le vent favorable car j'étais souvent, bien qu'en revalidation, à 30 km/h et même plus.  Cependant après environ 40 km la pluie a fait son apparition et le vent était contre nous.  De plus je commençais à avoir faim.  Je ne savais pas s'il y avait un ravito quelque part et je ne m'étais pas renseigné au départ.

J'ai donc mangé ma banane et un cookie (carb et proteines) sous un pont à ... 700 mètres ou un km du ravitaillement (ET MERDE).  Sous le pont j'ai vu passer Eric le champion puis un groupe emmené par Jos mais je n'ai pas pu identifier tout le monde avec mes lunettes mouillées (intérieur et extérieur) par la pluie depuis un bon moment.  De plus ils m'avaient dit (Jos et le groupe) qu'ils faisaient le 60.  Je suis donc passé devant le ravito et j'ai donc continué ma route. A part un peu d'eau je ne vois pas ce que j'aurais pu faire si ce n'est perdre du temps et me refroidir (petit sauna plein d'eau).  J'ai donc continué mais je ne suis pas retourné au départ vu que j'étais déjà assez mouillé, je suis allé directement chez moi (86 km et j'étais chez moi à 11h26).

Si j'ai vu souvent plus que 30 (31 / 32 et encore plus parfois) km/h pour les premiers 40 km, avec la pluie et contre le vent j'ai aussi vu 22, 20 et même 19 Grrrr  pour le retour.

Ma jambe gauche a tenu, j'ai quand même une petite douleur qui apparaît quand je "tire" avec ma jambe gauche ... plusieurs kilomètres.  A analyser.

                                                                    ____________________________

Dimanche 17/08/2014 : Une vision, qui se répète…
Par Alain Darville

Et oui, ce dimanche matin, au Bianchi de Wemmel, j’ai donc vu au départ ce cher Patrice. Ce n’était pas son frère jumeau, ni un fantôme (je l’ai pincé). Et moi qui pensais qu’il avait fait le 200 ce vendredi avec Mihaela et le 400 ce samedi jusqu’en Allemagne. Un peu déçu quand même…

Le petit groupe de Benoit, Jos, Daniel et Michel est parti sur le 60km un peu après Patrice et nous, Eric et moi, nous sommes partis encore un peu après tout le monde, Eric devant mettre son coupe-vent dans sa voiture. Comme c’est vent dans le dos, ça roule. Eric, qui n’a plus les jambes en béton de vendredi, mais en coton (dixit himself), a un peu de mal à démarrer. Mais nous rejoignons assez vite le groupe de Benoit, déjà au-dessus du pont de l’autoroute de Boom. Nous ne restons pas longtemps avec eux, et on commence à tournicoter en direction de Willebroeck. De temps en temps, nous avons le vent de face, comme ça on sait à quoi s’attendre au retour.

Et effectivement, une fois Willebroeck atteint, nous faisons demi-tour direction Bruxelles. Et il commence à pleuvoir. Pas une forte pluie, mais une fine, qui avec le vent de face commence à mouiller fameusement. Je m’arrête pour mettre mon coupe-vent plus ou moins imperméable à l’intersection du 60 et du 80 km. Comme ça, je vois que tous les cyclos de ce brevet ont fait le 60 km. En effet sur le 80km, je n’ai vu personne, sur le 60, c’était le défilé. Eric est parti le long du canal, je le rejoindrai au ravito.

Mais avant ça, sous un pont, je vois une ombre à l’arrêt. Encore une vision… Avec mes lunettes mouillées, je ne crois reconnaitre Patrice, ou son fantôme, ou un frère jumeau qu’à 2 mètres en passant à pleine vitesse Bouche cousue. Je ne m’arrête pas, pensant le retrouver au ravito.

Au ravito, on retrouve le groupe de Jos. Benoit commence à faire ses calculs, un peu étonné. « Vous nous avez repris 20 km sur 40. Heu non, sur 60, un tiers plus vite ». Ben, non on n’en a que 54, et je ne pense pas qu’on a fait 20 km de plus. Patrice ne réapparait plus. Mais c’était bien lui en-dessous du pont, les autres l’ont vu aussi.

Mais Eric a froid, on repart donc. Eric est parti face au vent, je ne le reverrai plus. Eric, encore : « Et moi qui pensais que tu étais derrière moi, je n’arrêtais pas de faire des gestes pour t’avertir des obstacles, on devait me prendre pour un fou ». Et lucide avec ça....Clin d'œil Et non, j’étais loin derrière.

Avec le vent de face, c’est un peu plus dur qu’avec le vent dans le dos. On se croirait en automne, lors des premières tempêtes. La pluie finit par s’arrêter, pas le vent.

Wemmel est là, je n’ai pas 80 km, loin de là. Ou c’est le compteur, ou ce sont des kms qui font 900 mètres. Mais bon, Eric m’attend (depuis longtemps je suppose), et on boit un verre. Il est juste 11h, ce brevet a été fait en 2h30, arrêt compris.

_____________________________________________________________________________________________________

Vendredi 15/08/2014 : « J’ai eu dur » (sic)
Par Alain Darville

La phrase du titre, n’est pas de moi, mais d’Eric.

Le brevet de La Hulpe « Les petites Ardennes » est un classique. Le parcours n’est pas des plus facile, pas beaucoup de plats, même s’il reste assez roulant grâce aux montées pas trop pentues.

Eric et moi, nous partons ensemble et mon but est d’arriver à le suivre quelques kilomètres. Mais Eric me dit qu’il n’est pas en forme. Quand il dit ça, c’est qu’il va battre son record de vitesse. Mais, cette fois-ci, il a joué avec son marteau-piqueur toute la semaine et il me dit : « J’ai les jambes en béton ». On verra bien.

Nous partons tranquillement, et nous nous retrouvons à 6. Deux jeunes et deux cyclos chevronnés nous accompagnent. Les premiers kilomètres se font relax. Eric ne veut prendre aucun risque sur les routes mouillées, même s’il ne pleut plus et que nous y échapperons jusqu’à la fin. Mais bon, il va quand même falloir aller un peu plus vite. C’est donc parti, Eric et moi, nous allons prendre quelques relais un peu plus rapides. Les 2 jeunes restent avec nous. L’un des deux à vraiment l’air costaud, mais il attend son copain.

Nous passons par Genappe, Petit Roeulx, Ecaussines, Braine le Comte, Virginal et Braine l’Alleud.

Le 1er ravito au km 32 à Buzet est atteint assez rapidement. Eric veut faire court, et nous repartons assez rapidement. Un autre cyclo vient avec nous et nous allons rester ensemble presque jusqu’au bout. Ce qui n’est pas le cas des jeunes qui disparaissent un peu après de la séparation du 85 km. Mais rouler comme on fait, en tirant tout le temps le grand plateau, avec mon entrainement un peu réduit, fait que ça commence à faire mal dans les longues montées. Eric finit même par disparaitre. Pas devant, derrière. Il n’est donc pas vraiment en pleine forme, comme il le disait. Un jour pas an, il a son jour sans, c’est tombé ce vendredi.

Nous continuons donc à deux jusqu’à la fin, en filant à 40 km/h sur la longue ligne droite entre Waterloo et La Hulpe.

 

______________________________________________________________________________________________________

Dimanche 03/07/2014 : Le Mur de Grammont
Par Alain Darville

Cette année, on remet ça aussi, on va faire le Mur. Avec un enchainement : Le Mur de Grammont suivi du Bosberg. Comme ça on pourra comparer.

Au départ de ces (annoncés) 83 km : Jean-Louis, Eric, Dany, Daniel, Eric II, Freddy, Jean-Paul, Stéphane et moi.

Je ne sais pas trop où Eric II pense que nous allons l’emmener. Il est là avec sa cagoule, et j’ai déjà trop chaud rien qu’à le voir. Il fait plus fort que Patrice à sa grande époque. En plus son body a tendance à tourner fou, je pense qu’on va bien s’amuser avec lui.

Pour la distance, pas de soucis, avec le parcours ardennais de la semaine passée, cela devrait être ok. Et Stéphane a maintenant le fond pour faire ça les doigts dans le nez.

Le parcours a été fait en suivant les knooppunten. L’avantage est que ce sont de petites routes de campagnes et que normalement elles sont praticables par les cyclistes, l’inconvénient, c’est qu’elles ne connaissent pas vraiment la ligne droite. Nous louvoierons donc à travers le Pajottenland pour arriver au pied du Mur.

Mais Eric II, il ne faut pas longtemps pour qu’on le perde, en même temps que Dany. Comme ils n’ont pas de GPS, ça ne va pas être facile de les retrouver. C’est un peu n’importe quoi. Le groupe est parti, je retourne en arrière pour les rechercher, je ne trouve personne. Je repars dans le bon sens, je croise Eric et Daniel, qui sont partis aussi à leur recherche. Jean-Louis part dans une autre direction les rechercher, et finalement ils arrivent quand même. Le body d’Eric II a force de tourner fou, a rendu l’âme, pédaler dans le vide cela peut être amusant, mais cela ne mène pas loin. Eric II retourne  donc à Bruxelles, en ne changeant plus de vitesse et en espérant que ça tienne encore un peu.

Avec tout ça, on n’avance pas beaucoup. Daniel nous dit d’y aller et de ne plus l’attendre, il a un GPS et on le retrouvera à Grammont.

Grammont, on finit par y arriver, après plus de 50 km. Mais juste avant, le long de la Dendre, mon GPS joue les filles de l’air en passant sur des bandes ralentisseuses en relief. Les bandes sont tellement bien ralentisseuses que pour les passer sans dommage, il faut y aller à 5 km/h.  Où est donc ce GPS. Je n’espère qu’une chose, c’est qu’il n’a pas fait plouf dans la Dendre, parce qu’alors je pourrai lui dire adieu. Stéphane s’est déjà arrêter pour le rechercher. Finalement, nous le voyons, à 5 cm du bord de l’eau. C’est mon jour de chance. Et en plus, il fonctionne toujours.

Mais Jean-Louis, Eric et Freddy ont déjà filé pour attaquer le Mur. C’est une première pour Dany. Le Mur on va le monter tranquillement. Depuis que les pavés ont été refaits, ce n’est plus vraiment un exploit. Ça monte sec sur 100 m, mais à part ça, ce n’est pas bien difficile. En haut, j’essaye de contacter Daniel par téléphone. Il est encore loin, un peu fâché avec le GPS, il a fait quelques détours.

Après à peine 4 km, nous attaquons le Bosberg. J’y vais tranquille, en faisant des photos dans la montée. Pas bien difficile non plus depuis que les pavés ont aussi été refaits. Il est moins long que le Mur de Grammont et la pente est un peu moins élevée. Jean-Louis, Eric, Freddy et Dany sont déjà en haut avant que je n’ai atteint la moitié avec Stéphane et Jean-Paul.

En haut nous allons boire un verre. Stéphane a un problème : il doit faire un BBQ à midi et il est 11h45. Il reste 20 ?, 30 ? km à faire, en un ¼ d’heure, cela ne va pas le faire. En attendant Daniel avance, il est arrivé à Grammont, il a vaincu le Mur, mais on ne l’a jamais revu.

Pour Stéphane, nous allons hausser le tempo. Les côtes sont avalées, les descentes sont dévalées, mais Stéphane ne suit pas. On laisse même tomber les knoopunten pour faire plus court. Finalement Eric met le turbo, avec dans la roue Jean-Louis, moi et Freddy. Le reste suit de loin, mais à 13h on a fini les 85 km du parcours avec les 800 m de dénivelé. En ligne droite, Grammont n’est vraiment pas loin, en zigzags, c’est autre chose…

 

03-08-2014 Le Mur de Grammont

 


03-08-2014 Le Mur de Grammont par Aurore-Cyclo

 

Lien vers la trace GPS du parcours roulé.

 

19:17 Publié dans aout-2014 | Lien permanent | Commentaires (0)

10/07/2014

Sorties Juillet 2014

 

Mercredi 30/07 au samedi 02/08/2014 : RM 1200 km : Bruxelles-Strasbourg-Bruxelles

BRM conçu et organisé par André Vaneeckhout.

 

IMG_6392.JPG 

 

Lien vers les photos et les récits:

http://aurore-cyclo-rm1200km-bruxelles-strasbourg-bruxell.../

    

_________________________________________________________________________________________________________

Dimanche 27/07/2014 : Un dimanche en Ardennes (2ème)
Par Alain Darville

Comme l’année passée, nous avons répété notre dimanche en Ardennes. Avec les volontaires de longues dates, Freddy, Jean-Louis, Dany, Jean-Paul et Benoît, sont venus en dernière minute Eric, et en invité surprise Daniel. Nous allons faire un petit parcours de 125 km dans, ce qui est pour moi, une des plus belles régions du pays, bien qu’en partie en France : Beauraing, Gedinne, La Semois/Semoy et la Meuse jusque Givet via un petit bout de la voie verte Trans-Ardennes.

La parcours difficile au début, relax ensuite

Quand on va rouler en Ardennes, il y a moyen de faire des parcours « faciles » mais il y a aussi moyen de faire des parcours « pour mourir » avec un dénivelé pas possible. Comme l’entrainement des gars du club est assez variable, il fallait trouver un juste milieu. C’est pourquoi tout le dénivelé est au début, pour ensuite continuer de manière relax et détendue dans les beaux paysages le long de la Semois et de la Meuse. En partant de Beauraing (qui n’est pas loin de l’autoroute et donc facile d’accès), il est facile d’aller plein sud rechercher la Semois mais au prix d’un dénivelé assez conséquent. En 35 km nous aurons fait 700 m de dénivelé. Mais ça valait la peine, les petites routes empruntées étant presque sans voiture, souvent dans la forêt mais aussi avec de superbes vues. Daniel trouvait que son GPS devenait fou en lui montrant le pourcentage de certaines pentes :  11%. Comme ça on aura gouté aux faux-plats montants et aux pentes de cols.

1600 m de dénivelé pour 126 km, dixit Openrunner

Pourtant, tous venaient avec ce fameux dénivelé qu’Openrunner indiquait : 1600 m pour les 126 km. Freddy faisait même son Patrice des débuts (on voit où ça l’a mené, le Patrice), en ayant repéré les gares de chemin de fer sur le parcours, pour pouvoir rentrer en train lorsque son petit corps défaillant aura déclaré forfait. Un dimanche, des trains, faut être optimiste… Ou alors ils sont tous venus pour me faire plaisir, et alors c’est très gentil de leur part, ou alors il sont venus tous en se disant :  « Allons-y, on verra jusqu’où ça tiendra, quitte à louer un wagon avec Freddy ». Mais, pour moi, tous ces états d’âmes peuvent être remisés dans le placard, pour les 1600 m, c’est Openrunner qui bat le beurre, je n’y ai jamais cru, à peine 800 m et ce sera déjà beaucoup. Par contre, c’est le pauvre Eric qui sera déçu, lui qui voulait affronter toutes les montées les plus difficiles. C’est rien Eric, je peux te faire un parcours de 100 km avec 3000 m de dénivelé et des pentes de 10% de moyenne, et tout ça en Ardennes.

Pas le temps de s’échauffer

Le départ de Beauraing se fait sous les nuages. Il fait assez chaud mais très humide. Et directement ça monte. Pas le temps de s’échauffer et les côtes sont déjà là. Daniel qui comme Stéphane (qui n’a pas pu venir et qui en était tout marri) est déjà rouge après 200 m, ce qui pour lui est aussi un bon signe.

Nous partons direction Vercimont, Sart-Custinne, Gedinne, Haudremont, Bellefontaine et Petit-Fays. La progression n’est pas rapide, avec un tel dénivelé, ce n’est pas facile d’aller vite. Eric ne se sent plus dans les côtes et disparait pour mieux réapparaitre en sens inverse pour aller chercher et accompagner Daniel qui n’a plus roulé depuis un mois.  Dany, avec qui c’était la première fois que je roulais, ne se débrouille pas mal, même s’il a peur de ne pas tenir la distance. Jean-Louis égale à lui-même est là avec sa caméra sur le casque pour filmer nos exploits. Freddy, Benoit et Jean-Paul s’amusent dans les montées et font des descentes de cols vertigineuses. Jean-Paul n’y tient plus et finit des montées au sprint. La très longue descente de Petit-Fays vers Vresse-sur-Semois s’apparente bien à une route de col, avec ses virages sinueux, même si le pourcentage est bien moins élevé. Nous empruntons même une partie du tracé du tour de Wallonie, comme il est fléché, il n’y a qu’à les suivre, ce que nous ne ferons pas.

Le parcours devient plus relax le long de la Semois

A partir de Vresse-sur-Semois, les difficultés sont terminées, maintenant il faut suivre la Semois, direction la France, même si la route a encore quelque fois tendance à s’élever en coupant au court les méandres de la rivière.

La Semois devient la Semoy pour attaquer la voie verte

Un peu après Bohan, nous allons quitter la Belgique, pour maintenant longer cette Semoy qui tourne et qui tourne dans tous les sens. La Partie française n’est pas le plus belle, mais cette portion nous permet d’arriver à Monthermé pour rejoindre cette fameuse voie verte Trans-Ardennes et quitter enfin la route et ses voitures toujours trop rapides. Maintenant la Meuse est à nous. Nous sommes presque les seuls sur cette voie et nous avançons dans un paysage fabuleux, surtout que maintenant le soleil est là. Cette voie verte André nous l’avait fait découvrir jusque Charleville-Mézières lors de ses BRM 300, 400 et 600 vers Sedan et Verdun en 2010/2011. Elle avait été parcourue dans l’autre sens et à cette époque je m’étais déjà dit qu’il fallait absolument y emmener un jour les non-BRMistes du club.

J’ai faim !!

Mais qui dit soleil, dit chaleur et qui dit chaleur, dit « fait soif ». Donc j’ai faim !! Il ne reste plus qu’à convaincre les partisans du « quand je suis à vélo, je ne mange pas », de quand même manger.

Le tunnel à bateaux

En attendant que l’idée fasse son chemin, nous passons à Revin, dans un tunnel à bateaux, d’une bonne centaine de mètres de long. Dans le noir, avec les lunettes de soleil tout en voulant faire des photos et en se rappelant que le flash n’est pas mis, cela s’apparente un peu à de l’acrobatie sans filet, surtout qu’il est interdit de rouler sur le vélo dans le tunnel, mais bon, le bout du tunnel et la lumière ne sont pas loin, il ne reste plus qu’à ne pas tomber dans l’eau. Un bateau est occupé à finir la traversée, juste trop tard pour nous, nous aurions pu le dépasser dans le noir et finir sur son pont.

Vive l’omelette gourmande

A Fumay, c’est décidé on mange. Daniel fait la grève de la frite, mais pour qu’il puisse la faire, il faut d’abord trouver un snack ou un resto. Après avoir un peu erré dans la ville, nous trouvons le long de la Meuse un petit resto. La commande de cinq omelettes et de trois baguettes à l’air de les stresser. Ce coup de feu inattendu fait que les omelettes arrivent au compte-goutte. Benoît a retrouvé un copain à vélo avec sa femme et des amis et discute le coup en attendant les omelettes. Freddy veut aussi quatre frites avec ses œufs. On se rappellera juste à la fin qu’on a oublié la mayonnaise.

Eric et Daniel disparaissent

Après une bonne heure, nous repartons direction Haybes, où le fête locale nous bloque un peu et fait disparaitre Eric et Daniel. J’essaye de leur téléphoner, et c’est la femme d’Éric qui me répond. Pas tout compris et maintenant nous avons une femme qui commence à se demander si elle reverra un jour son homme.

Ils sont retrouvés, Eric voulait goutter les plats locaux et on peut enfin continuer.

Jean-Louis et ses coups de pompe

A Vieux-Molhain, Jean-Louis se transforme en bon samaritain en regonflant avec la pompe de Daniel  le pneu d’un touriste qui faisait du vélo sans pompe.

La centrale atomique de Chooz n’est pas loin, ses panaches de vapeurs la rende visible de très loin.

La voie verte est terminée, nous rejoignons la route, et l’arrivée à Givet marque la fin de notre expédition en France.

Benoît tourne à vide et est carbonisé

Mais le retour vers Beauraing va s’apparenter à un petit calvaire pour Benoît et Daniel. C’est un long faux plat montant, sous le soleil et la chaleur, Benoît est le plus cuit de nous tous, ce qui lui fera dire : « Arrivé en haut de la côte de Beauraing, j'ai vu une apparition divine sous la forme d'Eric, qui attendait patiemment la limace jaune et bleue collée au tarmac pour cause de grosse chaleur. Le plus dur finalement pour moi fut le retour à plat, le plus abordable fut les montées de début de parcours. Comprenne qui pourra cette logique. 130 bornes, il en manque encore 70 pour faire un 200, ce qui n'est pas pour demain. »

Cette route entre Givet et Beauraing n’est pas la plus agréable, les voitures roulent vraiment trop vite en nous dépassant, et certains nous frôlent vraiment de trop prêt. Mais c’est la seule route possible, je n’ai rien trouvé d’autre, si ce n’est via un trop grand détour.

Par contre, c’est dommage pour moi que ce soit déjà fini, l’omelette m’a fait du bien, je commençais à trouver agréable de rouler dans la roue d’Eric à 35 km/h.

Les 126 km sont faits

Finalement, on y est arrivé, 126 km et +- 1000 m de dénivelé, sans trop de soucis, même pour Dany qui pensait finir avec des crampes et qui finalement sera l’un des plus frais. Le train de Freddy est resté à quai, ce sera pour une autre fois…

A Beauraing, il fait très soif et nous finissons dans un café autour d’une bonne bière.

Il ne reste plus qu’à espérer que nous pourrons refaire cette sortie (avec Stéphane) un autre dimanche, peut-être pas cette année, sur un autre parcours, mais toujours en Ardennes, ce ne sont pas les idées de tracés qui manquent.

 

26-07-2014 Beauraing - Semois - voie verte - Givet

 


26-07-2014 Film Beauraing - Semois- Meuse - Givet par Aurore-Cyclo

 

Le parcours sur Openrunner

 

_____________________________________________________________________________________________________________

Samedi 19/07/2014 : le 600 de Grootbijgaarden, un BRM tout seul et sans dormir.
Par Patrice Martin

Enseignement que j'en retire (on apprend toujours sur soi-même en randonnée) mon corps préfère que je dorme ne serait-ce que 2 ou 4 heures (ce sont mes "slots" de récupération, cycles de sommeil).  Car si je me suis reposé à Saint Witz 2 heures, cela n'a pas suffi, j'ai dû m'arrêter une heure dans un abri bus (remarque : les abris bus français sont spacieux bien mieux que les nôtres en Belgique) et ensuite encore une autre heure car j'étais fatigué. 

J'ai eu une fuite (en réalité les fuites se produisent à la pipette, celle-ci se décolle ... chambre à air à bon marché ... Patrice arrête d'acheter de la merde, on va essayer mieux).  Pendant ma réparation il s'est mis à pleuvoir mais pas trop fort, une pluie "normale".   Probablement les 5h, 5h 30 dont tu parles.  Je suis reparti en espérant que la chambre à air Michelin fasse honneur à son pays et ne me lâche pas (on devient dingue en randonnée quand on commence à implorer le matériel pour qu'il ne vous lâche,  ben oui, et alors ... quand on est fatigué toutes les peurs et les angoisses on les conjure comme on peut.  La preuve que cela marche, la chambre à air Michelin ne m'a pas laissé tomber).

Le samedi soir, vu mon état de fatigue, mon estomac qui n'avait accepté, avec difficulté, qu'un quart de la pizza m'a transformé en livreur de pizza (photo de Frank Steenput, l'organisateur), je n'aurais pas parié un kopek sur ma possibilité de terminer ce brevet.  De plus je voyais arriver des randonneurs qui analysaient et décidaient d'abandonner.

Parti de Saint Witz vers 1h le matin,  plus avec mes deux heures d'arrêts dans des abris bus et la réparation un bon 15 minutes  (aussi dans un abri bus) je suis arrivé vers 8h30 à Coucy-Le-Château, 7h 30 pour faire 94 kilomètres ...

Mais à 8h30 c'est l'heure de la résurrection. A l'hôtel restaurant Belle vue, je demande si c'est ouvert (le contrôle prévu n'ouvre qu'à 9 heures)  et s'il y a quelque chose à manger, la patronne (?) me dit qu'il serait possible de me proposer un petit-déjeuner.  Enfin un pain / morceau de baguette, légèrement beurré jambon fromage, j'en rêvais  depuis hier ! ! !  deux bonnes tasses de cafés sucré, un jus de fruit, ...  J'en ai mangé trois rations et j'en ai préparé une pour plus tard, je suis allé aux toilettes.   Une bonne pause de 8h30 à 9h20.  SUPER.

Et c'est un superman qui est reparti (je vais essayer d'analyser pour une fois les traces GPS.  Les montées et descentes dans la forêt ont été avalée (oui j'avais pourtant bien mangé) comme je les aime, accélération dans la descente et remontée en force jusqu'en haut de la montée suivante ... sauf ici et là où c'était un peu trop long.  Mais psychologiquement c'était la nuit et le jour entre samedi et dimanche.

Je suis arrivé à Vadencourt vers 11h 20 ou 30, première mise au point, car je n'ai AUCUNE idée de l'endroit où sont les autres, j'ai pratiquement roulé tout seul sur ce BRM.  La dame me dit, un grand, tôt ce matin et un avec un vélo (rameur), le grand c'est BART et le rameur, c'est EVERT.   Et personne d'autre.  Je n'en crois pas mes oreilles.  

On nous avait prévenu la veille qu'il y aurait une compétition automobile sur route et que nous ne pourrions suivre notre trace.  Les 'locaux" nous ont indiqués le chemin à suivre pour éviter le circuit et j'ai eu de la chance, à peine arrivé de 5 à 10 minutes il est passé une nuée d'orage qui a tout noyé en 10 minutes.  J'ai mangé mon sandwich préparé à Coucy, j'ai bu, refais les provisions d'eau et je suis reparti après la nuée, routes mouillées mais pas de pluie pour moi.  Quelques vérifications en cours de route pour la navigation, car avec la compétition, nous sommes "hors traces".

A environ 24 km après Vadencourt, j'ai vu un autre randonneur qui s'arrêtait pour boire.  Je lui ai dit que c'est un peu tôt pour moi et que je vais m'arrêter dans environ 16 km ... je vois encore plus loin un café dans les bois ... et malheureusement, quand j'en voulais un, ... il n'y avait plus de café.  Je me suis donc arrêté en chemin (oui encore un abri bus) et j'ai mangé une banane, une gaufre au sucre et j'ai bu. 

C'est à ce moment que le trio MIC, MARCEL et ETIENNE sont passés.  Je les retrouverai à Frameries au dernier contrôle ainsi que le jeune randonneur croisé plus tôt.  Le groupe des trois quitteront Frameries avant moi ainsi que le jeune randonneur. 

Je prendrai le temps d'aller aux toilettes (je me retrouverai dans le noir au moment fatidique de passer à la phase de nettoyage !!!   ... le détecteur se trouve HORS des toilettes et la minuterie de l'éclairage est prévue pour une phase "uriner" ou "déféquer rapidement" !!!  Que d'aventures dans les randonnées ...  J'ai osé remercier au travers de la porte un homme qui venait uriner et me sauvait ainsi la mise et la batterie de mon gsm qui me servait de lampe de poche !!!).  Cyclos de l'Aurore, vous vous rendez compte des aventures que vous ratez  ;o)))))

Je vais manger une portion de cervelas et de fromage, boire, faire mes réserves et repartir pour la dernière portion.  Je repars sans que personne d'autres ne soit arrivé.

Mon voyage de retour se fera sans encombre (la chambre à air Michelin a aussi tenu sur le sol Belge) et je suis arrivé à 19h15 et j'ai retrouvé à GrootBijgaarden  (Bart déjà parti, il était arrivé à 11h20, Evert, le jeune rameur parti aussi)  Mic, Marcel, Etienne et le jeune randonneur.  Je n'ai donc rattrapé personne et personne ne m'a dépassé sur ce dernier tronçon ... environ une heure plus tard les trois Autrichiens sont arrivés (dont un vélo en bambou, j'ai une photo). Puis encore d'autres que je voulais applaudir, ...  mais Frank me dit, non ils sont venus en train, ils ont abandonnées, ....  est-ce que je sais moi ?  En effet je reconnais alors un Néerlandais qui m'avait étonné car lors du contrôle secret (ravitaillement au milieu d'une forêt) à, à peine, une centaine de kilomètres disait à Frank  "het is gene makkie" traduction "cà n'est pas facile".   Je m'étonnais de cette réflexion car on avait pas encore eu beaucoup de dénivelé jusque-là et je savais que le "meilleur" était encore à venir.  Je me demandais ce qu'il allait en penser ...  épuisé au bout du premier jour, il allait abandonner.                         

J’ai pesé mon vélo ... 19 kilos  sans les bananes que j'ai mangées (5). Je dois revérifier mon "intendance", j'avais pourtant réussi à diminuer pour le 1200 de Jan.
          

Remarque d’André Van Eeckhout

Rentré vers 22 h 30 du brevet de 600 j'ai appris que tu étais bien rentré. N'as-tu pas trop souffert des orages ? Lorsque je suis parti à 05 h 30 il pleuvait encore mais après 30' c'était fini. Par contre entre Berlaimont et Frameries j'ai roulé sous des trombes d'eau... mais au borinage " il avout du solia" ., ce qui m'a permis de sécher. Les derniers kilomètres ont été dur, dur mais j'ai réussi c'est le principal. Dur, dur comme parcours - 10 abandons sur 34 participants - Robert Luyckx estimait que c'est beaucoup.


Le parcours : Groot-Bijgaarden-Herne-Mons-Forêt de Mormal-Etreux-La Fère-Coucy-le-Château-Auffrique-Pierrefonds-Fontaine-Chaalis-St-Witz-Pierrefonds-Si-Gobain-Ribemont-Etreux-Mons-Groot-Bijgaarden

 

 

BRM 600 km: Brussel-Parijs-Brussel 2014

 

 

Patrice-presque-prêt-SANS-SON-SAC-à-DOS-DSC_3048.JPG

Patrice presque prêt à partir, remet son compteur à zéro, réinitialise son GPS, part le dernier .... et oublie son sac à dos dans le café ! ! ! L'organisateur le lui signalera.

Stoefer-DSC_3082.JPG

Stoefer, (vantard en néerlandais)  à à peine 50 km je lève le bras en signe de victoire, car plus tard, ... je ne suis sûr de rien

 

 

Patrice-p-M-DSC_3136.JPG

Arrivée à Saint-Witz  ... du livreur de pizza

Patrice-fin-DSC_3164.JPG

A la fin

_____________________________________________________________________________________________________

Samedi 19/07/2014 : La Redoute par 39°c
Par Alain Darville

Les dénivelés, c’est tout ou rien, je ne fais cette année que des cyclo-côteurs, avec distances qui se rapprochent des 200 km. Comme c’est encore trop facile, il faut rajouter une petite canicule… Clin d'œil

Je m’apprête donc à faire cette distance de 180 km en solo, quand, au départ Bertil et Bruno du club CC Haute Senne me demande de venir avec  eux. Quitte à mourir, autant le faire à plusieurs, c’est plus gai. Ce qui est bien, sur ce parcours de 180 km, c’est que toutes les côtes difficiles s’enchainent à la fin, les 100 premiers km ne sont qu’un long échauffement. Re-Clin d'œil

Bertil et Bruno vont faire le 1200 km de l’Aurore. Ils sont déjà tout chaud-boulette à l’idée de faire ce petit brevet, et dès que ça monte ils ne peuvent plus se tenir. Et comme pour quitter Aywaille, c’est un long faux-plat de 15 km, ça va déjà rouler rapidos. Les 15 premiers km sont donc faits comme au temps de ma grande splendeur (il y a très longtemps), on dépasse une bonne partie des cyclistes partis avant nous (ça me change de mes habitudes, le reste du temps, c’est l’inverse).

Mais Bruno est bien trop fort et il s’en va régulièrement, pour de temps en temps nous attendre. En fait jusqu’au 1er contrôle, à Chabrehez, au km 39, ça monte presque tout le temps, lentement mais surement, puisque on arrive presque à la Baraque Michel, à plus de 600 m. Je retrouve Bertil et Bruno au contrôle et on repart ensemble et comme maintenant ça va descendre, on peut rester groupé.

Dans la longue Côte de Bonnerue, Bruno s’en va, mais Bertil décide de rester avec moi. On arrive donc à Bastogne, vent de face, et ensuite on tourne pour aller vers Noville, Hardigny et le contrôle de Tavigny au km 86. Mais entre-temps nous avons retrouvé Bruno, qui marchait à contre-sens à la recherche de sa roulette qui avait quitté sont dérailleur. La roulette a du rouler loin et elle reste introuvable. Bruno décide de raccourcir sa chaine pour faire un pignon fixe et essayer de continuer ainsi. Au cas où, il a le téléphone de l’organisation, et on continue à deux.

Après le 2ème contrôle, on continue sur les hauts plateaux, vent dans le dos et le soleil qui maintenant commence à taper, 34°c, 36°c, 39°c, on est occupé à cuir et surtout à tout doucement de déshydrater.

Au 3ème contrôle, au sommet de la Côte de Sart, je retrouve Stéphane qui est sur le 110 km. Il a l’air en pleine forme, tout rouge, donc tout va bien, mais il ne veut pas (je me demande bien pourquoi) continuer avec nous. Bertil a aussi retrouvé un copain de son club qui est sur le 150 km, et on va donc continuer à trois, jusqu’au pied de la côte de Wanne. Bertil ne l’a fait pas, il continue sur le parcours du 150 km. La Côte de Wanne se fait au frais dans l’ombre des arbres, ce qui n’est pas le cas de la Côte de Roanne et du Rosier qui se font en plein soleil. Comme je suis déjà sur mon 39x27 pour faire ces côtes, je commence à me demander comment je vais faire la Redoute. Pour les derniers 40 km, j’avance en mode sécurité, en n’essayant de ne plus jamais forcer. Un tas de cyclistes me dépassent sans arrêt (m’énervent), mais je n’essaye même plus de les suivre sur le plat.

Entre La Gleize et Remouchamps, on va suivre l’Amblève sur plus de 20 km. Comme il faut tirer le grand plateau, les muscles des cuisses finissent par déclarer forfait en me donnant de magistrales crampes. Je ne peux plus continuer comme ça, je ne peux même plus pédaler. Arrêt d’urgence, repos, boire et attendre que ça passe.

Je continue cahin-caha jusqu’au pied de la Redoute dont je me demande bien comment je vais y arriver si j’ai déjà des crampes en bas. Mais puisque j’y suis, j’y vais. En danseuse les crampes passent, donc cette Redoute, je vais la faire presqu’entièrement en danseuse. Mais à presque 40°c, l’oxygène se fait rare dans l’air, et c’est presque mort que j’arrive enfin en haut de cette Redoute. Il faut que je m’arrête un peu pour récupérer.

Le 180 km et ses 2800 m de dénivelés sont enfin faits. C’est un de mes plus dur cyclo-coteur, je ne supporte décidément pas la chaleur, mais ça je le savais déjà.

Je retrouve Bertil et Bruno. Bruno a fini le 150 km sur un pignon fixe de 39x15, côtes et descentes comprises. Je pense qu’ils sont prêts pour le 1200 km…


__________________________________________________________________________________________________________


Samedi 12/07/2014 : Le BRM 200 d’Ostende

Par Alain Darville

La période Juin-Août est un peu folle pour les BRM. Après l’enchainement des 600, ce sont maintenant les 1200, entrecoupés par un nouveau 600. Pour moi, ce n’est plus possible, pas le temps, le courage, l’envie, etc… Donc un ridicule petit 200 organisé par Julien à la mer, départ d’Ostende, je ne pouvais pas le rater. Surtout que les BRM à la mer sont synonymes de vitesse, si on est dans un bon groupe. C’est donc l’occasion de rouler en groupe et de tirer de grands développements en faisant des moyennes un peu folles.

Et comme Julien a trouvé le truc pour faire attendre tout le monde jusque 8h, le groupe se formera naturellement. En effet, la petite trentaine de BRMistes attendent Julien, qui n’est pas là. Donc c’est impossible de s’inscrire et on n’a pas de cartes de pointages pour les contrôles.

Mais c’est aussi une lutte entre deux randonneurs, Mic et Bernard qui ne sont séparés que de 1 km après en avoir fait respectivement 6291et 6290. Bernard fait maintenant les BRM en civile, sinon c’est trop facile. Il roule avec son pantalon de ville. Daniel et André vont l’accompagner.

Franck Steenput prend les présences comme à l’école. Le gros groupe se met finalement en branle. Mic et Kristof veulent battre le record du tour, et Patrice les suit. Après vouloir faire toutes les longues distances, il veut maintenant les faire rapidement, il en a marre de ne pas pouvoir dormir de longues nuits sur un 1200 km.

Moi, je reste sagement dans le groupe de Marcel, Etienne et Franck. C’est vent de face (même s’il n’est pas fort) jusque Thérouanne (en France) et autant s’abriter quand c’est possible. Même vent de face, la moyenne dépasse les 28 km/h, le groupe reste soudé, et finalement à l’horizon qui apparait : Patrice. Il a renoncé à suivre Mic. Il reste un peu dans le groupe, mais Patrice étant un cyclo qui n’aime pas rouler derrière un autre, il n’y reste pas longtemps. Il préfère prendre le vent de face.

Nous nous arrêtons dans les cafés prévus pour faire des contrôles virtuels. Les contrôles défilent rapidement. Rouler en groupe nécessite une concentration constante pour rester dans la roue de celui qui précède ou regarder de temps en temps si quelqu’un suit toujours quand on mène. Le groupe perd tout doucement des plumes.  Et nous sommes encore une grosse dizaine au 3ème contrôle à Roesbrugge. Patrice n’est jamais loin, comme ce contrôle prend du temps pour cause de crêpes, il continue avec nous. Mais les crêpes ont un effet dopant, la vitesse s’est fameusement accrue, on reste à 35 km/h.

Finalement, c’est à 16h que nous sommes de retour à Ostende, une heure après Mic et Kristof. 30 km/h de moyenne sur un 200 km, c’est toujours un petit plaisir. Du groupe de départ, il ne restait plus grand monde.

A Ostende nous retrouvons Julien, qui faisait les inscriptions…

IMG_5788.JPG

 

IMG_5789.JPG

 

 

IMG_5790.JPG

 

Le parcours:

 

Nouvelle image (39).jpg____________________________________________________________________________________________________________

Mercredi-Samedi 02-05/07/2014 : BRM 1200 de Morkhoven
Par Patrice Martin

Le 1200 de Morkhoven Herentals organisé par Jan Geerts.

Un BRM 1200 km c'est beaucoup de choses : entraînement, progresser petit à petit et par étapes, 50, 100, 150 pour arriver au BRM « minimum » de 200 km. Ensuite passer aux 300 et au 400, distance dont Alain dit « là il n'y a plus de rigolos ». Ensuite on peut se lancer sur le 600 km.

Comme en Belgique il n'y a pas beaucoup de 1.000 km organisés (il y en aura bien un cette année) il faut passer au 1.200 km.

Je me suis inscrit à celui de Morkhoven que j'ai déjà fait l'année passée et j'ai voulu le retenter. Je me suis, moralement obligé, aussi inscrit au 1.200 km organisé pour notre club par notre valeureux André.

Pour un 1.200, il faut donc rouler mais aussi avoir un matériel correct et prévoir aussi quelques bagages pour pouvoir se débrouiller en cas de problème de toutes natures : crème solaire en cas de soleil, vêtements de pluie en cas de pluie, chambre à air en cas de fuite, pompe ou bonbonnes de Co², quelques outils pour petites réparations, ...

Comme mes vélos se font vieux et que je ne trouve pas facilement des pièces, j'ai décidé d'acheter un, et même deux, nouveaux vélos en aluminium. Comme j'ai déjà mon Eddy Merckx, c'est celui-là que je vais utiliser pour ce 1.200. J'achète aussi un porte-bagages Thule « pack & pedal » ainsi qu'une lampe Busch & Müller luxos pour pouvoir rouler la nuit sans problème et avec sans devoir mettre les bagages sur le dos. Pour une telle distance, il vaut mieux n'avoir que peu, voire rien du tout, sur le dos.

Après avoir testé le vélo adapté dans Bruxelles, c'est bien celui-là que je vais utiliser.

La veille (le premier juillet) je prends le train pour Herentals avec le vélo, un petit sac à dos (avec une sorte de camelbak) et un autre sac à dos, plus volumineux : mon « drop bag ». De la gare de Herentals je me rends en vélo à Morkhoven où m'attend mon « bed & breakfast » : « Chez Jeaninne ». Je passerai la nuit là pour être non loin du départ, prévu à 5 h du matin le lendemain.

La nuit je ne dormirai pas bien, pas habitué à dormir dans un grand lit avec ... un autre homme. Un randonneur Allemand. Même si je ne bouge pas beaucoup, voire pas du tout, on ne dort pas bien parce qu'on craint de déranger l'autre.

Ce 1.200 est organisé de la façon suivante, le premier jour, puisqu'on est frais, on fait un effort supplémentaire donc 360 km ensuite 3 fois environ 280 km, c'est, selon moi, une bonne répartition.

Jour 1

Le mercredi matin, petit déjeuner prévu à 4 h du matin. Les randonneurs sont matinaux. Jeanine a tout préparé je prendrai même quelques tartines pour la route. Nous sommes trois randonneurs à nous rendre de chez Jeanine au départ vers 4h30. Là, il y a déjà quelques randonneurs présents et nous nous inscrivons. Un peu à la Paris-Brest-Paris, Jan inspecte nos vélos (éclairage avant et arrière) et notre veste fluo (obligatoire en France). Entre randonneurs, nous nous saluons, des étrangers : 2 Américains, un Allemand, un Russe et des Belges. Nos vélos sont « marqués », nos « drop bag » aussi et vers 5h05, après plusieurs photos, nous partons.

Le départ n'est pas trop rapide et à la faveur d'une petite erreur des premiers, je me retrouve à l'avant du peloton avec Stanislav (Russe). Nous resterons quelques kilomètres à l'avant du peloton avant de laisser la place à d'autres. Guy Roefs, grand randonneur et photographe attitré, nous fixera pour la postérité à l'avant du peloton (voir son blog).

Nous nous dirigeons vers Bruxelles où un arrêt est prévu à l'Atomium. Personnellement, j'ai un rendez-vous avec Mihaela, mon professeur de spinning au health city de Woluwé. Comme elle envisage un long voyage en vélo, elle se teste sur plusieurs distances et parcours. Elle avait déjà testé le 400 de Tournai où nous avion parcouru 242 km (de Tournai à Andenne). Ici, elle nous rejoindra à Bruxelles et nous accompagnera jusqu'à Bavai. Elle retournera seule de Bavai à Bruxelles. Pour l’avertir de notre arrivée, je téléphonerai au pont de Grimbergen et ensuite de l'Atomium. Je me séparerai du groupe pour arriver avant celui-ci au pont du canal, non loin de l'Yser et prendre contact avec Mihaela.

Elle est au rendez-vous et nous nous préparons à rejoindre le groupe. Nous décidons de démarrer et le groupe, Guy Roefs en tête, arrive le long du canal. Les présentations se feront en roulant. Nous nous retrouvons bientôt le long de notre canal préféré. A la faveur des premières côtes (Tubize) le peloton se fragmentera en plusieurs parties. Je ne serai pas dans les premiers (ne faites pas les étonnés).

Nous nous regrouperons un peu à la faveur d'un passage à niveau qui restera fermé plusieurs minutes (travaux sur les voies). La route se poursuivra jusqu'au premier contrôle à Naast (100 km, de Bruxelles une cinquantaine). Nous faisons cacheter notre carte, buvons et mangeons.

Le groupe des plus rapide (Mic et compagnie) part, Mihaela voudrait les accompagner mais comme j'ai traîné ... Elle part seule à la poursuite, ... je la retrouverai plus loin. Rattraper un groupe est extrêmement difficile. Nous poursuivrons la route vers Bavai, accompagné ici et là par l'un ou l'autre : José-Maria, Antonio, Els,... A Bavai, nous nous arrêterons, mangerons un peu et nous prendrons congé l'un de l'autre. Dernier, je me remettrai en route et petit à petit je reverrai d'autres protagonistes en route vers le contrôle suivant : Choisy-au-Bac. J'oublie de dire que la météo est clémente et que nous pouvons profiter pleinement de cette randonnée.

Sur la fin, comme l'année passée, je me suis trompé, l'année passée je m'étais lancé dans une société privée, cette fois, juste à côté, sur une départementale (presque une autoroute). Seconde erreur, mon GPS est trop « gentil », quand il voit que des trajets sont liés, quand on arrive à la fin du premier « morceau » il affiche le second, c'est « gentil » mais à cause de cela, j'ai vu l'hôtel Formule 1 de Villeparisis mais comme la trace continuait, je croyais qu'il fallait passer par l'arrière et j'ai continué ma route. En réalité j'étais sur la trace du jour suivant ... Je m'en suis aperçu et j'ai rebroussé chemin, j'arriverai sans trop d'encombre et pas trop tard à Villeparisis notre première étape.

Jour 2

Le lendemain matin après avoir pris le petit-déjeuner préparé par Jan, son assistant et Griet, nous reprenons la route. Cette journée sera chaude, encore un peu plus que la veille. Comme souvent je me retrouve seul ou avec l'un ou l'autre à la faveur d'un ravitaillement ou d'un contrôle. A Orléans nous retrouverons pas mal de monde au contrôle, nous mangerons quelques cerises en vente devant l'office du tourisme où nous ferons apposer notre cachet.

Avec mon compagnon de chambre Didier, nous roulons ici et là ensemble, nous ferons des réserves dans un magasin et poursuivrons notre route le long de la Loire. Là nous aurons à affronter une colonie de millions de mini mouches, on ne peut rouler en respirant par la bouche sans en avaler. Elles s'introduisent partout la bouche, le nez, les yeux, et pour ceux qui en ont, les lunettes. Je constaterai plus tard que mes bras en sont couverts et mes jambes encore plus (photo).

A un moment, le long de la Loire, le train de Mic passe (avec Etienne, Marcel, les frères Van Marsenille, Daniel De Nijs, ... et j'en oublie. Mic demande si on vient avec. Didier est tenté, je dis que je ne sais si je pourrai suivre. Didier y va et moi je me laisse tenter. Je roulerai environ 6 kilomètres en leur compagnie a près de 30 km /h dans une chaleur torride, puis je décrocherai. Mais je vais payer chèrement cet effort, celui qu'il ne fallait pas faire après deux journées de chaleur. Entre 17 h et 21 h je vais devoir m'arrêter 4 à 5 fois et je ne vais parcourir qu'environ 40 km. Mon « moteur » ne veut pas démarrer. Ce n'est qu'après m'être reposé plusieurs fois et avoir bu et mangé que vers 21 heures, la température étant plus douce, que mon « moteur » va se remettre en route et que je pourrai terminer la journée. Par rapport à l'année passée, j'arriverai plus tôt et aurai plus de temps pour prendre une douche, manger et me reposer.

Jour 3

Et c'est reparti pour le troisième jour, toujours le même rituel du déjeuner préparé par Jan et c'est reparti. Ce jour est couvert mais formidable pour les cyclistes, le temps est sec, pas trop chaud et je couvrirai les 222 premiers kilomètres de cette journée avant 17 heures, bien dans les temps, cependant, il ne faut pas sous-estimer les 60 derniers kilomètres car on doit grimper le(s) fameux mont(s) de Reims. Il me faudra environ trois bonnes heures pour y arriver. Mais pour la première fois, j'aurai le temps de prendre une douche, et de prendre un bon repas dans un restaurant et de dormir suffisamment. Quelle différence par rapport à l'année dernière.

Jour 4

Le dernier jour se passera sans problème si ce n'est que nous allons essuyer 200 kilomètres de pluie. Ho pas une pluie très forte mais une pluie qui mouille tout et qui fera glisser mon porte-bagages sur ma roue arrière me faisant croire à une énorme défaillance. J'effectuerai la réparation grâce aux outils que je transporte depuis le début et avec des colsons qui me permettront de maintenir le porte-bagages au-dessus de la roue.

Les quarante derniers kilomètres seront parcourus dans un pays vidé de ses habitants, quelques voitures seulement, moins d'une dizaine, pratiquement pas de piétons, le calme absolu. C'était, en effet, le jour du match de football Belqique Argentine, si je ne me trompe, et toute la Belgique était derrière son poste de télévision ou des écrans géants sur l'une ou l'autre place.

Un bon barbecue et une réception nous attendaient à Herentals Morkhoven et nous avons mangé en compagnie de tous les participants

 

 

Lien vers les photos de Guy Roefs