01/06/2014

Sorties Juin 2014

Dimanche 22/06/2014 : Le Bianchi de Sint-Katharina-Lombeek
Par Alain Darville

Arriver à un Bianchi et ne voir personne, ça fait un peu bizarre. Me suis-je trompé de date ? Suis-je trop tôt ? Le lieu n’est-il pas le bon ? Où sont tous les milliers de cyclistes avec qui je veux rouler ???

Pas de panique, il y a sûrement une explication !! Il y a deux gars à l’entrée du soi-disant départ. Ils m’expliquent que le lieu de départ a changér mais avec ce que je comprends, je ne suis pas prêt d’y arriver. Un petit groupe de cyclistes passe, et eux aussi cherchent ce départ. Je les suis, et 3 km plus loin nous sommes enfin à ce nouveau fichu départ. Il y a bien foule, donc c’est bon. Sur la carte des Bianchi que j’ai jetée depuis longtemps, c’était la bonne adresse, mais pas sur internet. Marc avait envoyé un mail samedi soir avec le changement de lieu de départ, mais je n’ai pas lu mes mails si tard.

Maintenant où sont les gars de l’Aurore ? Je ne vois que Michel (alias Zichel), qui me dit qu’ils attendent 100 m plus loin. Enfin, je les retrouve : Jos, Daniel, Jean-Louis, Eric, Jean-Paul mais pas Marc. On peut y aller pour un petit 80 km. Une fois encore, nous partons vers le sud, direction le canal de Charleroi pour aller faire quelques côtes dans la zone du bois de Halle, pour revenir par Halle.

Le départ se fait sur un rythme assez modéré, Jos reste avec nous une vingtaine de kilomètres, avant que tout d’un coup, Eric et Jean-Louis qui n’en peuvent plus de suivre le peloton se mettent en tête d’accélérer. Cette fois-ci je les surveillais, et je n’ai pas raté leur envolée. Effectivement ça roule vite, 35 km/h sur le plat, 30 en montée, 50 en descente, à ce rythme je tiendrai un ou deux kilomètres !

Les côtes s’enchainent sur des routes pas toujours vraiment très bonnes. Les trous sont assez béants et il faut toujours regarder où on met ses roues. Sur les pentes à 10%, je reviens sur Eric (mais au prix de quel effort !), mais Jean-Louis est lâché. Un peu avant Halle nous nous retrouvons dans un immense groupe pour traverser la ville et nous retrouver dans la cour de récréation de l’athénée Don Bosco pour le seul ravito (mais géant) de ce Bianchi.

Il reste 30 km à faire et c’est reparti vers Pepingen et les petits chemins de campagnes tortueux à souhait. Les 80 km ont quand même 700 m de dénivelé (pas facile les Bianchi) et malgré le départ tranquille, on les  a fait en moins de 3 heures. De nouveau, c’est la grande foule sous le soleil, à l’arrivée.

Et maintenant, comment retrouver cette voiture qui se trouve quelque part trois kilomètres plus loin ? Je n’ai pas semé de cailloux, il ne me reste qu’à essayer de faire le chemin en sens inverse…

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Dimanche 15/06/2014 : Le Bianchi de Liedekerke
Par Alain Darville

Pendant que Patrice continue son marathon des BRM en enchainant celui de Tournai (un petit 600 km) avec André, je me repose ce week-end en venant faire le Bianchi de Liedekerke, seulement 80 km (j’ai honte).

Un Bianchi, c’est toujours pleins de cyclistes et c’est toujours très rapide. Du monde du club : Eric, Jean-Louis, Jean-Paul, Jos, Daniel, Stéphane, Benoît, Zichel et moi. Tous vont faire le 80 km, sauf Benoît et Zichel qui se lancent sur le 60 km.

A vrai dire, on est parti mais je ne sais même pas où on va rouler, dans le Pajottenland, mais où ? Comme on part vent dans le dos, je suppose qu’on va au sud. Au début, on roule lentement, on attend tout le monde, Stéphane faisant les arbitres, mais tout le monde ne revient pas, sauf Jos qui revient quand c’est parti. Jean-Louis et Eric sont en forme, on dépasse des groupes, des groupes nous dépassent, on est jamais seul sur un Bianchi.

Nous roulons dans un petit groupe qui roule à un bon petit rythme, et comme il y a des cyclotes, Eric n’a pas envie de s’envoler.

On roule vers Halle, qu’on va contourner par Pepingen, et ensuite plonger vers le canal en passant sous l’autoroute de Tournai. Lembeek, puis Ittre. Mais ce n’est pas du tout plat, il y a même de fameuses montées et Stéphane a disparu à l’arrière, de même qu’Eric à l’avant. Le groupe a explosé depuis longtemps, et finalement on attend Stéphane qui revient juste avant une nouvelle belle montée.

Le ravito doit être à Enghien (pas trop certain, en fait), mais il y a un monde fou qui mange, bois, dort, ripaille. Stéphane revient encore, et on l’attend pour repartir. Mais comme ça remonte, Eric et Jean-Louis sont repartis. Ils passent un gros peloton, Stéphane et moi aussi mais le temps de le passer, Eric et Jean-Louis sont partis dans un petit groupe et comme maintenant c’est vent de face, je ne reviens plus. J’attends Stéphane et on continue à deux avec un petit groupe, toujours avec des femmes (quitte à prendre un groupe, autant choisir le bon…), qui avance à bonne allure.

A 15 km du terme, nous retrouvons Benoît et Zichel, qui sont sur leur 60 km. Zichel a ses crampes et ils doivent de temps en temps s’arrêter.

On repart, mais Stéphane ne suit pas. Je continue seul et je retrouve Eric et Jean-Louis à l’arrivée. En fait, Stéphane a cassé sa pédale, il n’arrive plus à clipper, il est revenu sur une patte et ½.

C’était un beau petit parcours, pas facile, avec des relances, des montées. Les presque 84 km du parcours ont été bouclés en 2h54, malgré les 800 m de dénivelé.

 

15-06-2014 Liedekerke (Bianchi)

 

 

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Lundi 09/06/2014 : Le brevet de Waterloo

09-06-2014 Waterloo

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Samedi-Dimanche 07-08/06/2014 : Le BRM 600 d’Ostende
Par Alain Darville

Juste histoire d’être une fois encore super-randonneur (un peu jaloux de Patrice qui cumule toutes les distinctions), je me suis embarqué pour un nouveau BRM 600 km. Le dernier date déjà de 2011, il est temps de s’y remettre. Question entrainement, à part un 400 il y a 4 semaines, ce sont des 200 qui se sont enchainés depuis.

Le BRM 600 est à la mer, le départ se faisant à Raversijde (pas loin d’Ostende) et est organisé par Julien Prinsier. C’est en fait un double 300, deux BRM 300 km ont été mis ensemble. Ce qui fait que le premier jour, on revient au point de départ. L’avantage est qu’on peut laisser dans la voiture des vêtements et de la nourriture, et qu’on peut aller à l’Hôtel sans devoir faire un transport de bagage.

Ce BRM, je vais le faire avec Patrice, qui est de nouveau parti pour faire l’enchainement des prochains BRM. Patrice est là, chargé comme une mule avec un sac de selle qui ressemble avec toutes ses poches et recoins à la caverne d’Alli Baba : Quand il n’y en a plus, il y en a encore… Patrice va jouer au magicien tout le 600 km, en arrêtant pas de sortir de ce sac, un tas de d’affaires, de boissons, de bananes et j’en passe… Moi j’ai décidé de prendre le minimum. J’ai juste un pneu, 4 chambres à air, un coupe-vent, de la crème solaire, des pastilles énergétiques pour l’eau, mes tartines pour la journée, mon multi-outil, et c’est tout.

Jour 1 : La première boucle de 300 km, vers les Pays-Bas

Le premier 300 part direction Brugge, vers les Pays-Bas et l’embouchure de l’Escaut. Le départ aurait dû se faire à 6h, mais la diva se fait attendre… Le petit groupe (une dizaine de cyclos) part déjà à 6h10, mais Patrice n’est pas prêt : La crème solaire s’étale lentement et il ne faut pas oublier un cm2 de peau. Bernard Peguin part juste après nous, après avoir demandé à Patrice pourquoi son dérailleur était par terre !!! Fausse alerte, ce n’est qu’un élastique de son sac multi-poches qui s’est fait la malle en se fixant dans la roue pour ensuite se vautrer par terre. Re-petit délais avant le départ…

Et nous partons enfin, loin derrière les autres. Après avoir contourné Ostende, nous partons vers Brugge, le long du canal Gand-Brugge-Ostende. Nous avançons bien, le vent est très faible mais est de face (Nord-Est). Nous continuons par Damme, Sluis et nous arrivons à Breskens, 1er contrôle au km 71 (08h40), avant tous les autres. Nous avons dû les passer déjà à Ostende, ils ont traversé la ville, nous l’avons contournée.

Nous retrouvons Frédéric qui avait roulé avec nous au BRM 300 de Morkhoven et au 200 de Saint-Trond. Mais comme le groupe est arrivé quand nous allions repartir, nous continuons à deux, le long de l’Escaut, vent de face. Mais malgré ça, on continue à un bon rythme, en se disant que le vent sera dans le dos pour rentrer.

Retour à l’intérieur du pays

Le 2ème contrôle est à Graauw dorp, au km 128 (11h10), dans une station essence où il n’y a que de l’essence. C’est donc au robinet d’eau de la maison, qu’on fait le plein. Il fait chaud, 35°c sur le vélo et les bidons commencent à se vider très rapidement. Personne en vue, Patrice trouve dans le bureau de la station, un cachet, et on cachetonne nous-même nos cartes.

Nous continuons plein sud, le vent s’est mis plein-sud aussi. Ce p… de vent a décidé de tourner avec nous !!! Et en plus maintenant, il est fort. La vitesse commence sérieusement à baisser, pas celle du vent, celle du vélo. Faire un 600 à deux, ça va être dur…

Nous allons donc jusqu’au 3ème contrôle à Dendermonde, au km 184 (13h50). Nous allons faire une longue pause de 20 min dans un café que Patrice semble bien connaitre à force de faire des BRMs.

On s’en va quand le groupe arrive, on reste devant même si avec le vent, ce ne sera plus pour très longtemps.

Maintenant nous allons longer l’Escaut jusque Gand, et miracle, le vent est tombé, on peut de nouveau rouler plus vite. Le parcours est assez tortueux, et de temps en temps on s’éloigne de l’Escaut, on fait quelques boucles et on y revient.

35°c sur le vélo

Fait chaud !!! Je souffre !!! Je cuis !!! Je le savais, avec les températures qui étaient annoncées, mais c’est dur de le vivre.

Et nous traversons Gand. Pas facile, entre les piétons, les bus, les trams et leurs rails… Mais c’est joli, même si on avance au pas d’homme en plein centre.

Pas loin de Gand, c’est Vinderhoute et son 4ème contrôle au km 233 à 16h15. Longue pause dans un café, Patrice a une urgence. Le petit groupe arrive toujours avec 20 min de retard. Mais ça fait du bien de boire des boissons fraiches à l’ombre des palmiers…

C’est la dernière ligne droite. Nous suivons le canal jusque Brugge. Patrice a quelques ratés et n’avance plus trop. Nous nous faisons dépasser par trois cyclos du groupe, qui visiblement a explosé. De Brugge, nous reprenons la route du matin vers Ostende, avec le vent qui a viré maintenant à l’Ouest, de face vers Ostende.

Les orages

Et les orages sont là, menaçants. Vers la mer, ça à l’air d’aller, mais à l’intérieur du pays, il fait tout noir. Le tonnerre gronde au loin. En théorie avec le vent d’ouest en pleine figure on devrait y réchapper. Mais non… L’orage passe à côté, mais pas la pluie. On est trempé juste avant d’arriver à Ostende. Heureusement, cela ne dure pas longtemps, et c’est à moitié sec qu’on arrive pour la première journée au km 302, il est 20h50.

Les 1er 300 sont faits

Mais la journée n’est pas finie, il faut encore aller à l’hôtel qui est à … Saint-Pol sur Mer, à côté de Dunkerque, à tout juste 50 km de Raversijde. L’inconvénient est qu’on va rouler la nuit, l’avantage est qu’il n’y aura « plus que » 250 km à faire le dimanche. La bouteille de Vichy d’1 ½ litre de Patrice transportée toute la journée est transvasée dans ses bidons. Il faut faire de la place pour le pyjama.

Les frites de Patrice

Mais avant ça, Patrice veut manger des frites. Des frites ? Lui le chantre de la nourriture équilibrée (les bananes), sans graisse.

Nous nous arrêtons donc à Middelkerke, dans un snack pour manger des fricadelles saucisses avec des frites (petit paquet pour Patrice), grand pour moi (ce sont des féculents et je sens que le dimanche, ils seront nécessaires), le tout avec de la mayonnaise. On prend déjà nos sandwichs pour le lendemain, des smort-sandwichs !!

Direction l’hôtel à Saint-Pol sur Mer

Et puis c’est parti pour les 50 derniers km de la journée. Il est 21h30 quand nous partons du snack, Patrice ayant été retardé par son sac et toutes ses poches dans lequel il commence à s’emmêler les pinceaux. Nous passons Nieuport, Furnes, pour ensuite pénétrer en France par les petites routes. Nous croisons des moutons qui s’apprêtent à passer la nuit sur le chemin le long du cours d’eau et nous assistons à un beau couché de soleil. Comme maintenant, il fait noir, je ne vois plus mon GPS, donc je me mets dans le roue de Patrice, dont les frites-mayonnaise ont fait un effet dopent.

Il est minuit quand nous arrivons à Saint-Pol dans notre hôtel Formule-1. Pour le prix, on ne peut pas demander de miracle, mais l’hôtel est complet du fait d’une compétions de volley-ball. Les vélos vont dormir avec nous. J’essaye de soulever le vélo de Patrice pour le passer au-dessus du lit, mais je dois renoncer. Trop lourd, ce vélo avec ses bagages doit frôler les 20 kg. Il est fou !!!. Patrice a quelques problèmes avec les WC et douches communes dont la lumière s’éteint, une fois qu’il a lâché un prout ou qu’il a mis son savon. Ce n’est que le matin qu’il saura pourquoi. En attendant il est une heure quand on peut enfin dormir, les grosses mouches m’ayant tenu compagnie en attendant que Patrice joue avec la lumière…

Jour 2 : La deuxième boucle de 300 km, en France vers Boulogne

Debout à 6 heures après une courte nuit, départ à 7 heures. C’est tard, comme ça on est sûr d’être les derniers. Direction Bourbourg, 6ème contrôle a seulement 17 km de l’hôtel. Un grand café pour Patrice, un petit coca pour moi, et c’est reparti. Patrice est en forme, il bonifie de jour en jour sur les longues distances, ou alors c’est moi qui m’éteins ??

Maintenant ça grimpe, les falaises sont là

Ça commence à grimper, on « fonce » vers le Cap Gris-Nez et ses falaises, encore et toujours vent de face, qui lui va rester bloqué Nord-Ouest toute la journée. Il est 9h40 quand nous arrivons à Wissant, 7ème contrôle après 410 km. La partie entre Wissant et Boulogne sera la plus jolie. Les falaises anglaises sont bien visibles et le soleil se réfléchit dans le calcaire blanc. On ne dirait jamais que ces falaises sont à plus de trente kilomètre de la France. La route le long des falaises n’est pas facile du tout. Ça monte et ça descend de façon abrupte. Mais le vent est dans le dos pour aller à Boulogne.

Boulogne-sur-Mer

Nous arrivons à Boulogne à 11h20, au km 438. Grosse descente pour arriver à Nausicaa, l’aquarium géant de Boulogne.

Longue pause dans un café, nous retrouvons un cyclo sur un vélo couché, qui s’est un peu perdu avec son GPS qui avait des ratés.

Après 40 min de pause, on redémarre en se refaisant la côte pour passer devant la Colonne Napoléon, d’où il avait projeté d’envahir l’Angleterre. Mais les côtes, maintenant, vont être usantes à souhait, c’est du 8-9% à chaque remontée. Ça monte tellement qu’en descente, j’arrive sans forcer à 77 km/h. Nous allons atteindre le point culminant du week-end : 210 m pas loin de Colombert. Au sommet, j’attends Patrice, qui dans la montée se sera arrêté, pour sortir d’une de ses poches, un jus de fruit glacé.

Un GPS et un dérailleur récalcitrants

Et moi, je recommence à me battre avec mon GPS qui sur les routes rugueuses et en assez mauvais état, vibre tellement qu’il renonce, et s’éteint. A force de me battre, j’en oublie mon dérailleur qui bat le beurre sur les petites vitesses, la chaine hésitant entre deux pignons, tout ça sur des montées à 10 %. Finalement des feuilles d’arbres vont jouer les amortisseurs pour mon GPS et l’empêcher de vibrer.

Le faux contrôle de Watten

A Watten on s’arrête pour faire le dernier contrôle. Patrice enlève enfin son coupe-vent qu’il a gardé toute la journée. Il y a 35°c. Il est 15h10, nous sommes au km 500. Sur la feuille de route déchargée du site de Randoinneurs.be, c’est un contrôle, sur la feuille de route données par Julien au départ, ce n’est est pas un, mais comme Patrice et moi, avons laissé cette feuille dans la voiture (il faut rouler léger), on ne le saura qu’à Beveren-Kapelhoek en rencontrant Bernard Péguin, qui redémarrait d’un café, car c’était là le contrôle. Bernard, je ne sais pas trop combien de temps il a dû rester dans un hôtel, mais comme nous devions être les derniers à le dépasser, il n’a pas dû y rester longtemps.

C’est donc avec un mauvais contrôle que nous continuons. Patrice est en pleine forme, moi j’ai quelques problèmes de puissance. Les grands plateaux sur 600 km et les fortes chaleurs, ça use un peu, et ce qui use surtout c’est le vent qui va être de face jusque Raversijde.

Les 604 km sont faits

On y sera à 20h20 après 604 km. Nous avons roulé 24h45 et donc fait 13h30 de pauses diverses. 38h20 pour faire un 600 km, c’est très bien, le maximum étant de 40 heures.

Patrice est déjà prêt pour faire le BRM 600 de Tournai, moi je vais passer mon tour…

 

07-06-2014 BRM 600 Ostende

 

Le parcours:

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Dimanche 01/06/2014 : Le brevet de Zemst

Photos avec Zichel, Daniel et Jean-Paul:

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18:05 Publié dans juin-2014 | Lien permanent | Commentaires (0)

05/05/2014

Sorties Mai 2014

 

Samedi 31/05/2014 : Les Crêtes
Par Alain Darville

Quand on fait un cyclo-côteur, il y a une chose dont on est certain, c’est que ça va monter. Mais ça peut monter calmement, comme ça peut monter affreusement. En 2012, j’avais déjà fait ce parcours, mais j’avais oublié combien il était dur. Il est vrai qu’à l’époque j’avais encore mon triple plateau avec un 30x25, tandis que maintenant, je roule avec un 39x27. Je ne suis pas trop curieux et je me suis embarqué dans ce parcours sans avoir regardé au préalable les côtes.  J’ai juste vu que la Redoute était au programme après 137 km ainsi que La Roche aux Faucons  après 175 km, mais à part ça… Et comme disait Guy, croisé à l’arrivée sur le 134 km, les 20 premiers km et les 10 derniers km sont plats, donc sur le 188 km, les 3100 m de dénivelé sont condensés sur 158 km. 23 côtes de 500 m à 6,2 km sont au programme avec des pourcentages max de 6 à 20%, plus les côtes non répertoriées..

Ca va tourner dans tous les sens entre Durbuy, Aywaille et Esneux. Départ à 7h, il ne fait pas chaud, 6°c et le soleil rasant empêche de voir clairement les flèches au sol. Les 1ères côtes passent sans problème, mais dès la Côte de Géromont avec un passage à 16%, j’ai compris que j’allais souffrir.

Entre le 60ème et 100ème km, le tracé est +- le même que celui de Bpost Cycling Tour : La Flèche de Wallonie (217km et 4074m de dénivelé (sont fous)). Ça veut dire que de cycliste solitaire, je me retrouve à souffrir dans les montées avec des meutes de cyclos, généralement flamands et hollandais. Ils étaient 4700 au départ. Dans les montées, je me fais dépasser par des groupes entiers, mais j’en dépasse aussi des paquets, je ne suis donc pas si nul que ça. Dans les descentes par contre, ce sont des fous. Je serre à droite, je n’ai pas envie de me faire rentrer dedans par un excité de la vitesse. Les routes pas trop bonnes, font qu’en roulant à fond dans ces descentes, certains crèvent en passant un peu vite dans un trou.

Les ravitos, il ne faut pas les mélanger, entre ceux de Bpost et ceux des Crêtes, des fois que certains s’arrêteraient deux fois.  Les ravitos sont copieux et suffisent pour faire les 188 km. Ça fait deux ans que je fais les cyclos-côteurs avec comme seuls bagages deux chambres à air et deux pipettes de sucres. Ça change des BRMs… Mais les chemins de BPost et des Crêtes se séparent définitivement juste avant de faire la Côte de la Vecquée (6,2 km) pour monter à plus de 500 m d’altitude.

Ensuite c’est la longue descente vers Remouchamps, pour ensuite attaquer cette Redoute tant redoutée. C’est déjà fameusement émoussé par les 14 côtes premières côtes que j’attaque cette Redoute. En plus maintenant il fait chaud, 26°c sur le vélo, je ne sais jamais comment je dois m’habiller pour faire ces brevets, avec le froid du matin et le chaud de l’après-midi. Et moi qui dis à tout le monde que ce n’est pas une montée si difficile, cette fois-ci je l’ai sentie passée. Mais pas question de mettre pied à terre. Des PHIL à gogo marqués tout le long de la montée, mais comment font-ils pour aller si vite ? Ensuite ce sont 15 km de repos le long de l’Amblève et ensuite s’alimenter au dernier ravito pour attaquer la dernière série de côtes. Vont encore s’enchainer sur 25 km, dix nouvelles côtes, dont la côte de Lincé (4km, 11% max), la Côte Avister (1600m, 16% max) et la Côte de la Roche aux Faucons (1000m, 12% max).

Le retour à Seraing se fait enfin plus rapidement, c’est presque plat, tellement rapidement que je rate une flèche dans un rond-point et je redescends vers la Meuse. Demi-tour, on remonte et enfin c’est fini. 8h25 pour faire 192 km, ce n’est pas terrible. J’ai souffert dans ce cyclo-coteur mais je me suis plus amusé ici à faire tout cet enchaînement de côtes qu’au BAR de Bastogne qui était beaucoup plus roulant.

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Jeudi 29/05/2014 : Les Boucles de la Senne

Par Alain Darville

Le départ de ce brevet organisé par le RACU ne se fait pas loin de Bruxelles, à Drogenbos.

Nous sommes quelques-uns au départ, Freddy, Benoit, Jos, Jean-Louis et moi. Eric, Daniel et André que nous retrouverons plus tard ne sont pas régler à la même heure que nous, ils sont partis un peu avant nous, un peu avant 8h. Le départ, il a aussi fallu le trouver, ce n’est pas l’adresse indiquée dans le bouquin de la FFBC.

Nous partons ensemble, Jean-Louis à son rythme imperturbable et mortel pour Benoit, qui malgré quelques velléités offensives dès le départ disparait assez vite. Freddy qui n’a plus rouler depuis un mois va faire du yoyo tout le parcours. Nous sommes donc tous partis sur le 95 km, sauf Jos.

En roulant à cette vitesse constante, nous reprenons assez vite André et Daniel, qui semblent faire leur itinéraire à eux. Benoit qui va rouler avec André quelques 40 km, va s’étonner de le retrouver devant lui après que celui-ci lui ait annoncé un stop sanitaire. En voyant le parcours, ce n’est pas trop difficile de couper par ci, par là.

Nous attendons un peu Freddy et Benoit, mais dès que ça monte, Jean-Louis s’envole, et moi, j’essaye de suivre. Freddy fait ce qu’il peut, et ne sera jamais loin.

A Herfelingen, c’est le ravito, au km 63. Nous y retrouvons Eric qui a quelques problèmes avec son nez qui semble bouché. Freddy arrive aussi, et nous repartons à quatre. Mais avec Eric, il ne faut pas longtemps pour que ça explose, et que moi, je laisse partir sur une route dans un état assez pitoyable où le vélo a l’air de partir en morceau tellement il vibre dans tous les sens. Freddy revient encore une fois et nous continuons à deux jusqu’à l’arrivée.

Le parcours assez vallonné était assez roulant, ce qui fait qu’à 11h30, c’était fini.

 

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Samedi 24/05/2014 : Un 400 à Oostende
Par Patrice Martin

Un brevet est toujours une organisation, pas un périple, ... mais presque.

Je le lui ai déjà dit, mais je le répète par la présente (allez espérons que je n'oublie pas cette promesse, ce sera la dernière fois) de nombreux facteurs concourent à devenir « randonneur l'année » mais le fait qu'Alain, le secrétaire de notre club, m'ait, à de nombreuses reprises, conduit au départ de brevets a été l'un de ces nombreux facteurs. Encore merci Alain.

(A Quelles flatteries on ne s’abaisse pas pour que cela continue, ...   je rigole ... ).

Comparaison :

Un 400 avec Alain. Alain vient me chercher, bien tôt, vers 2h ou 3h du matin. On se rend au départ, on laisse dans la voiture des vêtements de rechange pour l'après, si le temps se met à la pluie. On roule le 400. A la fin, on se change et on revient.

Pour un 400  Oostende sans Alain (ou un autre randonneur ou sans votre voiture).

Il faut réserver un hôtel à Oostende, analyser les horaires des trains, avoir le temps de se préparer avant le départ du train, ne rien oublier, prendre tout ce qu'il faut, dans la voiture, quand on hésite, on prend, .... en train et vélo, il faut se limiter car ... on portera tout sur son dos de la gare à L'hôtel et arriver à temps à l'hôtel. Comme on termine ... aux petites heures, il vaut mieux, aussi, réserver un hôtel après pour ne pas devoir, comme j'ai dû le faire l'année passée, attendre le premier train vers 4 heures du matin dans un café qui me protégeait du froid mais où on tolérait les fumeurs ! ! !

 

Venons-en à ce 400.

Ce vendredi je me prépare, le vélo et le nécessaire pour le brevet ainsi que des vêtements de rechange pour après.

Je prends le train vers 16h56, il est déjà bien rempli à Bruxelles-Nord et on doit encore passer central et midi ! ! ! Pas de place pour le vélo dans le fourgon ... ou le garde n'a pas l'envie d'y retourner ... je dois donc mettre mon vélo sur une plateforme et, comme d’habitude je dois surveiller mon vélo car d'un arrêt à l'autre on entre et sort du train une fois à gauche, une fois à droite ! ! ! et mon vélo empêche l'accès à une porte selon le côté où je le place. Je me retrouve donc assis sur le plancher, avec d'autres, et à déplacer mon vélo aux arrêts.

Arrivée à Oostende, non pas à 18h15 comme prévu mais vers 18h35 ... raison annoncée dans le train, ... «  il y a un train présent devant nous ... » Quoi de plus normal ... mais bon comprenne qui pourra. La météo prévoyait de la pluie pour la soirée et la nuit, le temps que j'achète de quoi manger le soir ... la pluie commence et c'est sous la pluie que je me lance vers l'hôtel, il n'y a qu'environ 1 km, si je ne me trompe pas de route, et c'est déjà bien mouillé que j'arrive à l'Hôtel.

Check in, demandes particulières (un petit-déjeuner à emporter, une 'sortie' à environ 3h15 du matin avec mon vélo, retour samedi soir ou dimanche matin quand l’hôtel est fermé, explication de l'utilisation de la carte magnétique qui sert de clé).

Je mange, fais un petit tour en ville et viens me coucher vers 22h. Je pense dormir de 22h à 2h45.

Hélas, il n'en sera rien, un dortoir a ses inconvénients, Nous étions 2 dans la chambre et une troisième personne est arrivée vers 22h, installation, surf sur son smartphone, wc, douche, ... le tout jusque minuit ! ! ! J'ai donc peut-être dormi 2 heures.

Comme prévu, lever à 2h45 manger et m'habiller pour le 400. La carte magnétique fonctionne bien, je peux aller chercher mon vélo dans le local prévu mais comme il pleut, je pense à mon vêtement de pluie que j'ai oublié dans la chambre, avec la pluie d'arrivée de la veille, j'avais déjà du mettre plusieurs vêtements à sécher. Je dois remonter dans la chambre pour prendre mon espèce de « kway » qui va me servir immédiatement.

Cela commence bien, je dois me rendre au départ, déjà sous la pluie. Météo et SNCB même combat, tous deux ont des retards. La pluie de la nuit fait une prolongation, ... bon c'est vrai, c'est encore la nuit à 3h15 du matin ! ! ! Cela fera 5 kilomètres sous la pluie pour aller au départ. Comme j'ai peur d'arriver en retard, ... Je suis le premier et même Julien, l'organisateur, n'est pas encore là. Je me protège comme je peux sous un tout petit auvent à l’abri de la pluie. Un second randonneur arrive. C'est un « nouveau » qui m'avait accompagné jusqu'au premier contrôle du 300 de Schellebelle mais qui a déjà roulé le Paris-Brest-Paris (en 1997?). Un autre passe, je l'appelle mais il ne s'arrête pas. Il me semble pourtant l'avoir reconnu mais il ne reviendra pas. Entrainement seul ou je me suis trompé, on ne le saura peut-être jamais.

Julien arrive en voiture et Bernard Peguin aussi. Vu le peu de présence et la météo, peu favorable, Julien nous demande même si nous allons rouler. Mais, le randonneur n'a pas peur et affronte la pluie et le vent sans broncher ... hm hm enfin pas trop quand même.

Frank Steenput se joindra au petit nombre des participants. Julien prend les inscriptions et nous apprendra qu'en plus des quatre présents, Mic et Kristof partiront de Kortrijk, Micheline Debacker (aussi présente à Schellebelle – a déjà fait 3 P-BP) de Breskens et il me charge de lui remettre sa carte. Et Robert et Luc partiront de Asse. Nous serons donc environ 9 mais très séparés. L'année passée nous étions 8.

Le régional (nouveau « ancien » P-B-P 97) et moi, en attente depuis 20 minutes sous la pluie, nous nous apprêtons à partir. Juste avant de partir de demande à Bernard s'il veut qu'on l'attende mais il nous donne notre billet de sortie et nous partons.

Comme il est de la région, nous ne suivrons pas tout à fait la trace ici et là, la pluie nous accompagnera pendant ce début de brevet et, en ce qui me concerne, je subirai quatre ou cinq averses, sous le soleil, qui m'énerveront passablement.

En route vers Breskens, Frank Steenput nous rejoindra aux environs du kilomètre 40. A quelques encablures de Breskens le régional de l'étape devra s'arrêter sur fuite, je ne m'en étais pas aperçu. Il dira à Frank que nous pouvons continuer. Frank et moi arriverons à Breskens où Micheline venait d'arriver. Je lui remets sa carte et elle n'attendra pas son reste, elle part pendant notre pause, nous (en tout cas moi) ne la reverrons plus. Il est vrai qu'un trajet du brevet avait été mis sur le site 4 ou 5 jour avant le brevet et qu'il avait été changé, la veille ! ! ! Ce qui fait que nous nous sommes souvent perdus de vue, soit par des tempos différents soit par des parcours différents. Je serai seul pendant 300 kilomètres sur les 400.

Dans l'ensemble cela s'est assez bien passé. J'ai pesté sur la pluie, sur quelques chantiers, routes complètement ouvertes pas de chaussée et pas de trottoirs ! ! ! J'ai, là aussi, pesté mais j'ai aussi pensé aux riverains qui n'ont plus d'accès à leurs habitations. Le vent nous a aussi bien freiné et pas assez poussé mais on commence à y être habitué.

Brevet en près de 20h, d'environ 4h (parti peut-être un peu plus tôt – on n’avait pas envie d'attendre encore sous la pluie) et arrivé au restaurant « De Ton » à 23h45.


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Samedi-Dimanche 17-18/05/2014 : Monts en tous
genres

Par Alain Darville

Stéphane voulant aller à Mont-Saint-Guibert ce dimanche, et Jean-Louis y allant aussi, j’avais décidé d’y rouler aussi. Pour les BRM, c’est relâche, les distances devenant de plus en plus infernales.

Mais c’est le premier week-end de grand beau temps de l’année, il faut donc en profité. Donc, le  samedi, un cyclo-coteur assez sympa partait de Namur pour filer à Saint-Hubert. Les 200 km étant un peu trop si je veux aussi rouler le lendemain dans le Brabant Wallon, je me suis rabattu sur le « petit » cyclo-coteur de 175 km et 2532 m de dénivelé.

Sur l’autoroute pour aller à Namur, beaucoup de cyclistes en voiture. Est-ce qu’ils vont tous à ce cyclo-coteur ? Ben non, une masse assez imposante de cyclistes s’est donné rendez-vous au Tour de Namur organisé par B-post. Dommage que les deux rendez-vous partent du même endroit. Je ne comprends pas trop le fait que payer bien cher une inscription pour rouler dans une masse compacte de cyclistes, attire autant de gens. Peut-être le prestige ou le fait de pouvoir dire « j’y étais ». Mais bon, moi pour 5 Euros, j’ai trois ravitos copieux, un fléchage impeccable, de belles côtes faciles et difficiles, des paysages ensoleillés magnifiques,  des gens sympas aux ravitaillements et en plus, il ne faut pas se bousculer pour y avoir accès.

Habitué au GPS, j’ai fait un faux départ, après 400 m, à un rond-point, je me suis trompé de sortie, et j’ai suivi la flèche de retour. Un petit tour et puis s’en vont, je suis bien parti, et je ne me suis plus jamais trompé. Dans Namur, nous croisons les cohortes de cyclos qui partent dans l’autre sens. Il ne fait pas très chaud, mais le soleil va vite arranger ça (de 7° à 26°c). Pendant 15 km, c’est l’échauffement en longeant la Meuse, mais ensuite les réjouissances vont commencer. Direction Mont-Godinne, Spontin, Ciney et le 1er ravito à Chevetogne. Le dénivelé s’accumule, même si les côtes n’ont pas un pourcentage important. Pour moi, c’est très bien comme ça.

Ensuite, c’est Rochefort, Han sur Lesse et la très longue montée vers Saint-Hubert (+300 m de dénivelé). Le 2ème ravito se tient sur une route magnifique. Pas que la route soit belle, quoique, mais le relief, fait qu’on passe de la grosse montée, au toboggan, pour finir par une descente assez vertigineuse de 16 km avec une partie à 65 km/h (-350m). C’est la route de Fourneau-Saint-Michel.

Mais maintenant le vent est de face, et le retour à l’air plus dur que l’aller. Les côtes sont plus fortes et s’enchainent à la régularité du métronome. Humain, Buissonville (3ème ravito), Ciney, Natoye sont passés. Et puis c’est la rencontre B-Post. On va un peu se mélanger, le parcours étant commun. Je suis un intrus dans la masse, sans ma plaque de cadre. La descente vers la Meuse se fait un peu au ralenti, derrière des cyclos qui n’avancent pas. En plus le parcours passe par Jambes (d’où part B-post). C’est un peu le grand embouteillage et le retour ne va pas aller bien vite, coincé dans la mer de voitures coincées par la marée humaine des cyclos qui n’en finissent pas. Certains cyclos prenant quelques libertés avec le code de la route, en roulant à contre-sens, sur le trottoir, passant au rouge, et j’en passe et des meilleurs. Finalement, c’est le retour au calme, les 176 km sont faits en 07h20, tranquillement. Belle journée, belle randonnée, prêt pour dimanche.

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Dimanche, je retrouve bien Stéphane à Mont-Saint-Guibert, mais Jean-Louis est remplacé par Eric, Jos venant rouler aussi mais sur le 75 km. Nous nous allons faire le 110, annoncé pour 112, mais faisant 116 km.

Le Brabant Wallon n’étant pas réputé pour être plat, je vais encore me farcir quelques côtes, et avec Eric, ce ne sera pas une partie de plaisir. Le début est pourtant assez plat. Nous sommes partis en mode mineur, Eric ayant oublié ses bidons, et quand il avait ses bidons, il s’est souvenu qu’il avait oublié ses gants.

Mais dès qu’il est revenu, c’est Jos qui n’était plus là. Pendant 35 km, ça roule assez bien. Stéphane est déjà tout rouge en suivant le tempo d’Eric qui ne roule plus en dessous de 30 km/h. Mais après, c’est moi, qui commence à souffler. Entre Bousval et Maransart c’est une succession de 4 grosses montées avec chaque fois + de 50 m de dénivelé à prendre. Les kilomètres de la veille me disent que mes vielles jambes n’ont pas du tout récupéré. J’essaye tout, danseuse, petit et grand braquet, rien n’y fait je n’avance pas. Je dis adieu, de très loin, à Stéphane et Eric, que je retrouve purtant au 1er ravito à Mousty.

Ravito qui me fait du bien. Nous repartons ensemble pour quelques kilomètres, et de nouveau entre Lasne et Chaumont Gistoux s’est reparti. 10 grosses montées sont au programme. Eric attend de temps en temps, fait des tours autour des ronds-points et nous arrivons au 2ème ravito à Corroy. Dixit Eric : « C’est un très beau parcours avec juste ce qu’il faut de montées. Et en plus il y a de nombreuses plages de récupérations ». On ne doit pas faire le même parcours, on ne sera pas loin des 1100 m de dénivelé, et les plages de récupérations sont passées à 40 km/h.

Ensuite, Eric s’est souvenu qu’il avait laissé sa soupe sur le feu et on ne l’a plus jamais revu.

Les routes du Brabant Wallon sont ce qu’elles sont, même si de nombreux tronçons sont refaits. Elles sont ce qu’elles sont dans le sens où à une certaine époque les ingénieurs des travaux publics étaient tombés amoureux des plaques de bétons. Avec l’âge, certaines plaques sont plus vielles que moi, les intersections des plaques disparaissent pour laisser la place à de magnifiques trous de 10 cm. A vélo ça passe, même si à la longue ça doit fameusement user le matériel. Les trous perpendiculaires, on s’y habitue, mais les trous parallèles, une plaque se fend en deux sur sa longueur, font qu’en suivant Stéphane, je suis passé dedans. La chambre à air ayant fait pffff, il a fallu la remplacer.

Les derniers 20 km, font se faire assez vite, le vent est dans le dos, et ce ne sont plus qu’une succession de faux plats montants et descendants.

116 km en 4h30, pas terrible, mais pas mal pour moi après les 175 km de la veille.

Ce fut un beau week-end, bien fatigant, mais avec les accus rechargé par le soleil qui est enfin là.

 

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Samedi 10/05/2014 : Le BRM 300 de l’Aurore
Par Alain Darville

André nous a concocté un nouveau parcours pour ce BRM 300 km. Sur le papier il a l’air alléchant, en partant d’Anderlecht, il passe par Maredsous, Givet, pour ensuite bifurquer jusque Chimay et revenir à Anderlecht. Mais il l’air aussi très dur, 3000 m de dénivelé. Et surtout, avec le temps annoncé, seuls les plus courageux/motivés/inconscients/pas au courant du temps sont là. Il faut bien l’avouer, si ce n’était pas l’Aurore-Cyclo qui organisait, je ne pense pas que j’y aurais été.

Il y a quand même une grosse dizaine de partants. André est aux inscriptions, un blocage du dos l’empêche de faire ce 300. Parmi les partants, Mic Camertijn, Guy Roefs, Robert Luyckx, Yves Wilmart, Koen Lammens et Gabriel Perez.

 

Faux départ

Nous partons au sec, enfin, c’est plutôt un faux départ, Gabriel dit « PUNAISE !!! ». Est-ce un cri de guerre, pour se donner du courage ? Non, une punaise est dans son pneu. En l’enlevant son pneu est crevé. Bons princes, tout le monde l’attend. 10 min plus tard, c’est réparé en ayant fait la démonstration de tout ce qu’il ne faut pas faire pour utiliser une bonbonne de gaz pour ne pas gonfler le pneu. La pompe classique étant venue au secours de la bonbonne…

…Nous partons au sec, mais il ne faut pas 10 km, pour que les premières gouttes tombent. Toute la matinée ce ne sera pas bien grave, quelques petites averses, un petit crachin et le vent n’est pas trop embêtant.

Mais le groupe, parti ensemble, vole en morceaux suite à la succession ininterrompue des côtes du Brabant Wallon. C’est usant comme parcours.

Le 1er contrôle, est déjà à 27 km du départ dans une station-service/boulangerie/épicerie/et tutti canti. Il ne faut pas longtemps pour que les meilleurs partent. Je me retrouve en chasse patate entre deux petits groupes, et pourtant les écarts ne seront jamais énormes.

Gabriel finit par m’attendre. A deux, en se relayant assez vite, nous avançons à une bonne allure. Gabriel me demande quand nous arriverons le soir. Il pense 22H, je dis 20h, on verra.


Les Ravels et les limaces

Patrice qui avait fait le 300 en reconnaissance ce jeudi, nous avait prévenus que les Ravels seraient très sales avec le vent et la pluie des derniers jours. Effectivement, avec les branches mortes, les fleurs sur le sol et l’eau qui amène la boue, les Ravels étaient bien sales et les vélos n’ont jamais été aussi sales. Pire qu’en hiver, ils vont souffrir ce samedi. Et je soupçonne les vélos d’agglutiner des morceaux de limaces qui jonchaient littéralement le sol. Les brunes étaient nombreuses et les noires de 15 cm étaient plus rares. Quelques escargots géants jouaient aussi aux explorateurs.  Les limaces, impossible de les éviter toutes, les fleurs et les limaces, ça fait une mixture bizarre qui se colle aux étriers de freins. Bon là-dessus, Maredsous est en vue….

 

Longue pause à Maredsous

A Maredsous, nous arrivons à quatre. Mic nous a repris, il avait crevé un peu avant. Mais Yves est derrière nous, et je ne sais pas où nous l’avons passé. Robert qui roule toujours sans GPS, donc à la mémoire et à la feuille de route trempée, nous avait attendu où il ne fallait pas un peu après le 1er contrôle. Il arrivera un peu en retard à Maredsous, mais il sera bien là…

Après la pause à Maredsous, dans le café/resto un peu plus calme que d’habitude, mais nous sommes plus tôt aussi, il est 10h50, tout le groupe repart ensemble après une très longue pause de 45 min. Mais avec toutes les côtes qui viennent directement, c’est de nouveau l’éclatement. Pour aller à Hastière nous passons par Sosoye, Falaën, Weillen et Onhaye et c’est un fameux tronçon bien vallonné à souhait.

 

Vireux-Wallerand et ce qu’il faut voir est fermé

Je me retrouve seul sur le Ravel qui va à Mariembourg, mais il faut en sortir avant pour aller à Vireux-Wallerand, en France. Gabriel me dit que le bâtiment vaut la peine d’être vu, Patrice m’a dit que la préposée valait la peine d’être vue, on n’aura rien vu (sauf la façade), ça fermait à 13h. J’étais là à 13h04. Nous nous retrouvons donc tous dans le bar-tabac pour jouer au loto.


Vers Chimay, vent de face, la pluie dans la figure

Encore une fois tout le monde repart ensemble, pour affronter le vent de face et la pluie jusque Chimay. Yves a dû faire demi-tour, il avait oublié ses lunettes.

On dira aussi au revoir à Johan et son VTT, qui était occupé depuis le matin à rouler comme un fou. En panne d’énergie, il devait manger.

Mais en attendant, la partie Vireux-Wallerand vers Chimay est la partie la plus dure du BRM. Les côtes sont bien au rendez-vous. Trignes, Frasnes, Boussu-en Fagne et Lompret sont franchis. Nous retrouvons Mic, et finalement nous allons former un groupe de sept jusqu’au bout : Mic, Guy, Robert, Yves, Koen, Gabriel et moi.

Nous arrivons enfin à Chimay, Yves nous a enfin repris devant le Lac de Virelles. Nous sommes trempés, sales et frigorifiés, la température ne décolle pas, seulement 12°c.

 

Le Château vu de loin

Le contrôle doit se faire au Château de Chimay, qui lui aussi est fermé. Dans cette région, tout est fermé le samedi. Nous nous rabattons sur une station-service, où Guy fait un strip-tease. Mais il fait trop froid pour faire un long arrêt, nous repartons assez rapidement.

 

Un Ravel de 40 km

De Chimay nous prenons le Ravel vers Thuin, long de 40 km. Ce sera l’occasion de se reposer tout en gardant une bonne moyenne. Le seul petit problème sont pour nos patins de freins, qui commencent à agoniser à chaque freinage appuyé pour franchir les barrières qui protèges les croisements du Ravel avec les routes. A vue de nez, il a dû y en avoir une cinquantaine. Nous passons ainsi une bande de scouts perdus dans la forêt, loin de tout…

 

Mic et ses malheurs

A Lobbes, nous devons suivre un autre chemin que celui indiqué sur la feuille de route, Patrice nous ayant averti que c’était impraticable. Mais maintenant c’est le déluge, des torrents dévalent les côtes, et Robert en profite pour faire une échappée vers lui seul le sait. Robert rappelé à l’ordre, nous continuons via un chemin où des trams devaient passer, mais à part les trams... C’est la fête dans la ville, on entend partout des musiques de marches napoléoniennes. Mic recrève et son pneu est foutu. Un magnifique plat montre la toile et il ne peut plus continuer. Pas grave, Gabriel et moi, nous avons un pneu de réserve, il repartira avec le mien. En redémarrant, c’est Yves qui a failli se planter en voulant passer un rail de tram qui dépassait des pavés. Les rails de trams, c’est tout un art...

Un peu avant d’arriver à Binche, j’ai failli emboutir Koen qui cherchait l’entrée du Ravel. Avec le freinage approximatif des vélos, j’ai fait une touchette mais sans dégât.

Nous passons par Binche, Trivières et nous nous arrêtons à Strépy-Bracquegnies pour le 5ème contrôle dans le café du Pont-Levis. Il est 19h, et le cafetier n’attend qu’une chose, c’est de fermer son café. Nous serons donc les derniers à en profiter.

 

Enfin ça roule tout seul et le soleil est là

Nous repartons donc pour les derniers 60 kilomètres. Patrice avait annoncé des travaux sur le retour du 200 km (qui va à Solre-le-Château) en se demandant pourquoi il ne voyait plus la trace du parcours sur son GPS. En fait nous retournons à Anderlecht via un autre chemin : nous passons par Neufvilles, Enghien et Pepingen. Vent de face pendant 10 km, pour enfin virer à droite vers Bruxelles et l’avoir plus ou moins dans le dos. Cela devient enfin facile. Il ne pleut plus, le soleil est là, on peut enfin sécher.

 

L’arrivée dans le noir

Il est 21h30 quand nous arrivons enfin. 15 heures pour faire ce 306 km, dont 12h30 à rouler. Les 3000 m de dénivelés sont bien là. Les 200 premiers km étaient apparentés à un cyclo-coteurs, les 100 derniers avec les Ravels, ont un peu calmé ce dénivelé qui devenait fou.

Je prends les cartes de validation des BRM pour être sûr de les avoir. J’espère que d’autres ont pu finir ce BRM très éprouvant par le trajet et le temps ; Le parcours aurait été superbe, si le soleil était là. Question photos, c’est un peu la disette, je n’ai pas vraiment eu envie de photographier sous la pluie.

 

10-05-2014 BRM 300 Anderlecht

Lien vers le film de Guy Roefs

Lien vers les photos de Guy Roefs

 

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Samedi 03/05/2014 : Le BRM 400 de Lier
Par Alan Darville

Ce samedi, un BRM 400 est organisé à Lier. Après le BRM 200 de jeudi à Saint-Trond, c’est l’occasion de tester la récupération, et de voir comment le derrière accepte le contact aussi prolongé avec la selle.

Il va faire beau, mais le problème sera le vent au retour qui sera de face sur +/- 150 km.

Beaucoup de cyclos sont au départ, au moins une quarantaine. PBP est l’année prochaine, et certains sont sortis de leur léthargie pour se remettre aux longues distances.  Samir est de retour. Après sa flèche faite avec nous, il n’a plus peur des très longues distances. Manu, un futur PBPiste, va aussi rouler avec nous.

Il y a la file aux inscriptions, Louis est un peu débordé et l’heure fatidique approche. A 4h tapante du matin, un premier groupe s’élance, celui de Mic. Le café est désert, il ne reste que Patrice qui continue à boire son café comme s’il était seul au monde. Le premier groupe est raté, le 2ème avec les retardataires va partir 5 min après le 1er, avec un Patrice qui doit encore allumer tous ses GPS, cardio, etc… avant de partir.

Dans ce groupe, il y a Robert, Jan, Guy, Samir, Manu, Jose Maria, Antonio, Bernard et une petite dizaine d’autres cyclos. Ce ne sera pas le groupe rapide, ce n’est pas plus mal, sur un 400, ce n’est pas la peine de faire la course.

Nous partons donc, dans le noir, direction Anvers, que nous traverserons lentement, en nous nous arrêtant sur la Grand-Place, pour ensuite passer l’Escaut via le tunnel pour piétons/cyclistes. Dans le centre d’Anvers nous croisons les derniers fêtards d’une nuit un peu arrosée. Nous avons toujours notre petit succès avec nos lampes et nos tenues nocturnes.

Nous longeons sur de nombreux kilomètres la route qui va à Brugge, et ensuite nous suivons le Moervaart qui va jusqu’au Canal Gent-Terneuzen. Mais il fait froid, 4°c, de nouveau je suis gelé, et le problème quand il fait tout d’un coup froid, c’est qu’il faut sans arrêt s’arrêter pour faire pipi. C’est donc un ballet entre ceux qui veulent s’arrêter, ceux qui continuent, et la chasse pour revenir.

Patrice, lui, il a disparu depuis longtemps. Le groupe ne va pas assez vite pour lui. Comme le vent (pas encore beaucoup) est dans le dos, rouler vite n’est pas un problème, mais moi, je préfère rester dans le groupe avec les autres. Patrice va rouler un peu avec un allemand et un hollandais, qui sont sur des vélos à faire peur, tellement ils doivent être lourds, et pourtant, ils avancent.

Le Canal Gent-Terneuzen est franchi via un gros bac qui fait la navette entre les deux rives, et c’est l’occasion de retrouver Patrice et ses bananes qui va nous faire la faveur de rester avec nous jusqu’au premier contrôle à Lovendegem-Bierstal, au km 90. Nous arrivons au contrôle, quand le groupe de Mic s’en va, nous ne les reverrons plus.

Jusqu’au deuxième contrôle à Diksmude, la progression se fait tranquillement. Patrice est reparti depuis longtemps, je me bats avec mon GPS qui s’éteint chaque fois que le vélo passe sur une bosse ou un trou, et comme ce n’est pas ce qui manque… C’est un peu embêtant, surtout en tête du groupe. Mais il fait plus chaud, le soleil est là, et le vent pousse toujours.

A Diksmude nous faisons une longue pause sur la Grand-Place pour boire et manger.

Mais ensuite, ce sera plus dur, le vent est du Nord et nous partons plein nord pour longer l’Yser. Il va falloir s’organiser, mais visiblement il n’y a pas beaucoup d’amateurs pour affronter le vent. Guy est un peu attardé, il voulait faire des photos de la Tour de l’Yser. Le groupe n’avance plus très vite, je n’arrive pas à rouler à la vitesse adéquate quand je suis en tête, le peloton roule toujours moins vite. Et pourtant je ne fonce pas. J’ai fini par comprendre que Jan voulait attendre Guy, qui était seul face au vent. Je n’avais pas vu directement que Guy n’était pas avec nous. Désolé…

Guy est revenu, l’organisation du groupe sera meilleure. Le vent nous laisse un petit répit, le temps de longer le Canal Passendaele-Neuwpoort.

A De Haan, nous retrouvons Patrice achetant de l’eau dans un magasin. Enfin, on ne s’arrête pas, on le salue, mais au moins je sais maintenant qu’il est derrière nous. Comme il aime bien rouler seul face au vent, il peut continuer. Samir trop bon, l’attend un peu pour le ramener. Samir reviendra mais pas Patrice.

A Blankenberghe, il y a des marcheurs dans tous les sens. C’est la 45ème marche internationale de Blankenberge. Comme elle commémore aussi les 100 ans du  début de la guerre 14-18, il y a aussi des militaires. Le plus long parcours fait 45 km.

Les marcheurs, il faut se faufiler entre eux, car ils monopolisent la route sur toute sa largeur. C’est au ralenti que nous les passons, les sonnettes sonnant à tue-tête. Et certains marcheurs (wallons) sont visiblement sourds, mais demandent quand même où sont nos sonnettes. M’énerve, cette mauvaise fois…

Patrice en profite pour revenir.  Nous croisons encore toute l’armée allemande, avec les femmes militaires qui semblent les plus motivées en chantant des chants de marches militaires à pleins poumons.

Dudzele est le 3ème contrôle. Jan en profite pour partir seul.

Ensuite, nous longeons le Canal de Damme qui va à Sluis. Sluis nous ne la traversons pas. Nous allons en faire le tour par les remparts et un petit chemin en terre qui fait des virages à angles droits à gauche et à droite.

Pour atteindre l’Escaut, nous allons faire des zig-zags dans tous les sens, avec le vent, une fois de face, une fois dans le dos. Mais avec ce vent, depuis un petit temps, le groupe s’allège de plus en plus. Antonio, Jose-Maria et Bernard nous quittent. Nous allons finir à sept ce BRM.

Nous sommes dépassés par un petit groupe de cyclistes express. Soit ils sont partis après 4 heures, soit ils ont allongés, parce qu’avec la vitesse à laquelle ils roulaient, ils auraient déjà dû être arrivé depuis longtemps.

Nous continuons avec nos contrôles, le 4ème à Hoofdplaat dans une friture où nous retrouvons Jan et les rapides, et enfin à Kapellebrug dans une station essence. Le soleil se couche, la nuit et le froid reviennent. Samir nous lâche, il préfère rentrer à son rythme.

Nous allons contourner Anvers, en passant par Temse, en longeant le Ruppel et la Nete. C’est Robert qui fait le gros du travail. Avec mon GPS moribond, il y a longtemps que j’ai fini de lutter avec lui et dans le noir, je m’abstiens de tracer la route. Sur le petit chemin, le long des cours d’eau, il fait vraiment noir. Avec l’éclairage d’il y a quelques années, cela aurait été petit peu dangereux, mais maintenant, cela va.

Juste avant  d’arriver à Lier, Guy et Patrice s’éclipsent. On perd un peu de temps pour s’y retrouver, visiblement personne n’a un GPS en ordre de marche (Robert roule de mémoire).

Il est 22h30 quand nous finissons. 18h30 pour faire prêt de 400 km. C’est beaucoup plus rapide que la flèche de Belgique, faite mi-avril, mais ici, on ne s’arrête qu’aux contrôles, le reste, c’est rouler sans arrêt. Manu à l’air toujours en pleine forme, il semble indestructible.

C’est un beau parcours qui évite, quand il le peut, les grands-routes. Le soleil était avec nous. Pour le vent, cela aurait été mieux dans l’autre sens, mais cela aurait pu être pire, avec un vent encore plus fort.

 

 

03-05-2014 BRM 400 Lier

 

Lien vers la vidéo de Guy Roefs

Lien vers les photos de Guy Roefs

 

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Jeudi 01/05/2014 : Le BRM 200 de Saint-Trond
Par Alain Darville

Patrice et moi, nous sommes allés faire un petit 200 km à Saint-Trond. Ce BRM est organisé par Rohnny et Francis. Petit test avant le 400 de Lier, deux jours plus tard. Ce n’est pas la grande foule, mais nous y retrouvons Mic, Guy, Yves, Robert, Daniel, André et Frédéric rencontré sur le BRM 300 de Morkhoven.

Rohnny va nous accompagner en voiture avec sa femme. Nous le verrons de temps en temps pour quelques photos.

Une fois n’est pas coutume, nous partons avec le groupe, Patrice a réussi à être prêt à temps. Mais en fait, Patrice, je ne le verrai qu’aux contrôles.

Le groupe avance assez rapidement. Frédéric a encore quelques questions sur Paris-Brest-Paris. Nous revenons assez vite sur le petit groupe d’André et Daniel, et moi je m’aperçois assez vite que j’ai chargé trop tôt la trace GPS du parcours. J’ai le tracé de 2013, pas de 2014. Elle a été modifiée deux jours avant le BRM. Ce n’est pas gênant en soit, sauf quand il faut mener le groupe et que je tourne à droite alors que les autres vont à gauche.

Le 1er contrôle est juste avant la traversée de la Meuse à Hemalle-sous-Argenteau. Patrice arrive un peu après le groupe, largué sur des pavés. Nous reprenons des forces, car maintenant les grosses montées vont arriver. Dès la 1ère Guy et Frédéric s’en vont, on ne les reverra plus.

Nous passons par Aubel, et ensuite nous passons devant le cimetière militaire américain d’Henri-Chapelle, où nous faisons une petite pause.

Juste avant d’arriver au 2ème contrôle à Dolhain, nous faisons une boucle par le Barrage de la Gileppe. Belle montée dans les bois pour y arriver. Via un chemin en terre à du 12%. Belle descente pour partir vers Dolhain, les 65 km/h sont franchis et cette descente est longue, ça fait du bien…. A Dolhain, tout le monde mange et Patrice arrive un peu après, largué dès la première montée.

Pour quitter Dolhain, ça monte. Je monte tranquillement en suivant celui qui me précède, mais trop lentement, le groupe est parti, et je ne peux pas revenir. Avec mon GPS et son parcours de 2013, je ne sais jamais, si je suis sur le bon chemin ou non. Finalement un petit groupe d’attardés (de retardataires s’entend) se forme, mais la lecture du GPS n’est pas leur force non plus, et nous hésitons souvent. Guy me dira, que le trajet n’a pas trop d’importance, le but est d’arriver où il faut. Effectivement, tout seul c’est bon, à plusieurs c’est gênant…

Au 3ème contrôle, nous retrouvons Mic, Robert et tout le groupe. Je laisse partir le groupe, je vais rouler avec Guy, je dois rentrer à mon aise pour me préserver pour samedi. Patrice arrive quand nous partons.

Il commence à pleuvoir, les routes sont trempées et il pleut assez pour tout mouiller et salir. Nous prenons avec nous un troisième cyclo qui venait de crever.

A Tongres nous arrivons juste après le départ d’une course à pied. Toutes les rues sont barrées, il faut improviser pour s’y retrouver. La pluie finit par s’arrêter, Guy crève dans les vergers. Vergers qui ne sont jamais en fleur quand nous passons. L’année passée nous sommes arrivés trop tôt, cette année, c’est trop tard.

A Saint-Trond, c’est une course cycliste qui bloque une partie des rues de la ville. Faut le faire, organiser une course cycliste en plein centre-ville…

Nous arrivons enfin, après 10h de route, Patrice est sur nos tallons. Ce BRM n’a pas été roulé très vite, mais l’avantage est que je ne suis pas trop fatigué malgré les 200 km et les 2000 m de dénivelé.

 

 

01-05-2014 BRM 200 Saint-Trond

 

Lien vers le site Rohnny et Francis

Lien vers le site de Daniel Cauchie

Lien vers la vidéo de Guy Roefs

Lien vers les photos de Guy Roefs

 

19:00 Publié dans mai-2014 | Lien permanent | Commentaires (0)

06/04/2014

Sorties Avril 2014

Dimanche 27/04/2014 : Maredsous, comme on se retrouve …
Par Stéphane Cordier

Cette sortie, ça faisait un bout de temps que je l’avais notée dans mon agenda. Allez savoir pourquoi, il doit y avoir une connexion particulière dans mon cerveau qui fait que décidément, cette année, tous les chemins mènent à Maredsous.

Bref, alors que longtemps je crus y aller seul, nous sommes finalement nombreux à ce brevet. Jean-Paul, Daniel et Guy partent en éclaireurs alors qu’Eric, Marc et moi démarrons quelques minutes plus tard.

Partis à 3, nous sommes vites rejoints par un autre groupe de 3 cyclos, qui ont la gentillesse de nous indiquer … que nous sommes en train de nous tromper de chemin.Sourire Nous continuons donc à 6 et rejoignons assez vite nos éclaireurs. Malheureusement, les deux tempos semblent difficilement conciliables et nous ne faisons finalement … qu’inverser les rôles.

Les 3 autres cyclos roulent bien, très bien même et, si le tempo est parfait sur le plat, il est un poil trop soutenu dans les côtes pour Marc et moi. Nous nous accrochons quelques temps mais finissons par lâcher prise et laissons Eric prendre le large avec ses nouveaux compères.

Nous étions partis pour un brevet à dénivelé et, de fait, le dénivelé est bien présent, les côtes et les bosses s’enchaînent à un rythme plus que soutenu en ce début de parcours. Marc et moi franchissons les obstacles ensemble et c’est alors que, contre toute attente, nous retrouvons Eric qui nous avait attendu. Nous continuons à 3 jusqu’au premier ravitaillement, bien qu’Eric s’envole irrésistiblement dès que la route s’élève, sans même donner le sentiment d’accélérer …

Au ravitaillement, nous quittons Marc qui, malgré tous mes efforts pour le convaincre de venir avec nous, est décidé à partir sur le 80km. Eric et moi continuons donc à 2. Nous sommes alors rejoints par un peloton entier (chose tout de même moins fréquente que sur un Bianchi) qui roule à une allure plutôt soutenue, qui a l’air de convenir parfaitement à Eric.

Je m’accroche alors quelques kilomètres, le temps de prévenir Eric qu’à cette allure, je ne tiendrai pas longtemps et qu’il ne doit pas hésiter à continuer avec le peloton.

Quelques kilomètres plus tard, un relais un peu plus soutenu que les autres m’est fatal …

Qu’à cela ne tienne, ça va me permettre de continuer à mon propre rythme. Cette fois, je me suis juré d’arriver à Maredsous en bon état (n’est-ce pas Alain et Jean-Louis .. Clin d'œil). Effectivement, Maredsous est franchi sans encombre et les jambes sont plutôt bonnes au moment d’entamer le trajet retour. Je suis même rejoint par nos 3 compères du début de parcours, qui ont fait une boucle en plus, sans doute pour admirer le paysage Rigolant. Je roulerai avec eux jusqu’au 2ème ravitaillement.

J’entame alors la dernière partie avec de bonnes jambes, mais les organisateurs ne l’entendent pas de cette oreille. Juste après le ravitaillement, une côte à 8% nous attend, et c’est là que je perds de nouveau le groupe des 3. Je réaliserai plus tard que cette côte n’était qu’une mise en bouche en regard de ce qui nous attendait quelques kilomètres plus loin. Les organisateurs nous avaient déniché une jolie petite bosse (Alain parlerait sans doute d’un faux-plat). J’ai beau regarder mon compteur plusieurs fois, rien n’y fait, il affichait toujours le même chiffre pendant presque toute la montée : 17%. J’ai cru plusieurs fois que j’allais basculer en arrière … Arrivé en haut, les jambes étaient tout de même un peu moins bonnes !!Sourire

Les derniers kilomètres étaient heureusement un peu plus relax et j’ai pu terminer sans trop de soucis, même si je me suis égaré deux fois, heureusement pas trop longtemps. Arrivé à Nivelles, je me préparais à rentrer tranquillement et c’est alors que j’ai vu arriver … Eric, qui avait manifestement plus souffert que moi avec le fléchage (un peu limite sur la fin tout de même) ou qui trouvait que 130 km ce n’était pas assez Sourire. Bref, il a fait un léger (…) détour d’une douzaine de kilomètres et quelques côtes supplémentaires, juste pour le plaisir …

En tout cas, c’était un très chouette brevet, qui m’a permis de me réconcilier avec Maredsous. Par contre, maintenant, il y a un léger faux plat avec lequel je suis un peu en conflit !! Sourire Il faudra le refaire celui-là …

 


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Samedi 26/04/2014 : Le BRM 300 de Schellebelle
Par Patrice Martin

Tout s'est bien passé pour ce brevet.

Je suis allé à Schellebelle en vélo ... 40 km.  (Parti de chez moi vers 4h20, je n'ai pas regardé l'heure d'arrivée à Schellebelle). En tout cas à l'heure : inscription de 6h à 6h30 et départ groupé à 6h45.

Un groupe est parti assez tôt (Antonio, Jose-Maria, André, Bernard Peguin, ....).  Le groupe partait vers 6h45 mais comme je n'étais pas sûr de les suivre, ... première "côte" de pont d'autoroute ou de voie d'eau et je suis largué.  J'ai décidé de partir avant ce groupe, ... peut-être vers 6h30 ...  je n'ai pas vérifié (l'analyse des traces me permettrait d'en savoir plus mais je ne sais pas encore comment faire).

Je me suis retrouvé avec un autre "solitaire" (sans casque, courtes manches et cuissard court).  Il a fait le Paris-Brest-Paris en 95 en 55 ou 56 heures ! ! ! (il a dormi une heure 30 seulement).   Il dit ne plus avoir fait de sport pendant 18 ans et ne s'être remis au vélo qu'il y a six semaines, ... c'est déjà un super castard !!!  (déjà ou il n'a jamais cessé de l'être).

Nous sommes restés ensemble jusqu'au premier contrôle à Roubaix (environ 80 km).

Au kilomètre 30, on rencontre la groupe parti plus tôt, ... notre bon André me signale qu'il a la Scoumoune ! ! ! Sa roue libre, ... est presque totalement libre, il pédale et sa roue arrière tourne à peine ... il semble qu'il doive abandonner et il me dit qu'il va prendre un train.   Plus tard j'apprendrais de Mic qu'il a pu continuer car il a rencontré André au contrôle de 157 km ! ! ! (il faut lui demander ce qui s'est passé et comment il a pu résoudre son problème).

Ensuite nous avons rencontré le groupe de Mic Cammertijn  (Etienne Bundervoet, Marcel Fieremans, luc Palmkoeck, ....).  Dans Lille, je n'ai pas été un randonneur respectueux des règlements: il y a une multitude de feux rouge ou on "SURprotège" les cyclistes pour qu'ils ne leur arrivent rien, donc rouge, non seulement (et cela est normal) quand le trafic perpendiculaire est vert, mais aussi quand le trafic, DANS LA MEME DIRECTION que les cyclistes pourraient tourner à gauche et les écraser, car les pistes cyclables sont au milieu des grands boulevards !!!  Conséquence : une protection 5 étoiles, ... mais une perte de temps ENORME.  Est-ce protéger le cycliste ou  l'emmerder ? 

Je devais faire un détour pour passer par le domicile d'un collègue 'externe' mais finalement avec ces feux, j'ai perdu de vue mon GPS, où j'avais, dans une autre couleur, programmé un détour, et je ne l'ai pas vu ...  raté pour la visite au collègue.

Au kilomètre 135 ... 140 j'ai été repris et dépassé par le groupe de Mic.  J'ai poursuivi, la plupart du temps seul, ... ce qui ne me déplait pas, je suis totalement à l'écoute de mon corps, çà va, çà va, bonne cadence, bonne vitesse, cela va moins bien, pas de problème on boit, on mange, et on attend que cela passe.  Ici et là, à la faveur d'un contrôle, j'ai rencontré l'un ou l'autre groupe.  Antonio, José-Maria, Peguin, ... (je n'avais pas vu André là, peut-être déjà dans le café),  à Westvleteren, Geert (l'organisateur) et Koen Lammens avec 2 autres acolytes.  Je repartirai avant eux, on ne sait jamais si l'envie de boire plusieurs bonnes bières leur revenait. Ils arriveront encore un peu après moi au dernier contrôle à Ingelmunster et je repartirai encore avant eux avec un des leurs qui veut retourner directement chez lui (Waregem / Oudenaarde) en vélo. J'arriverai un peu avant eux à l'arrivée à Schellebelle dans un établissement (café Planbee) bourré.  Je complèterai ma carte, la remettrai à Geert arrivé 5 minutes plus tard avec Koen, son frère, et après avoir bu 2 ice teas et mangé trois tartines je suis reparti pour mes 40 km de Schellebelle à Bruxelles.

A 1h22 j'étais chez moi avec un peu plus de 400 km au compteur.

Petite remarque : terminer la nuit me semble un peu plus fatiguant que de la passer.  Ici, j'ai eu un petit mal de tête, peut-être la fatigue et le froid nocturne qui vient s'ajouter à cette fatigue.  Donc, il se peut que 24 h de midi à midi, ne soit, peut-être pas une mauvaise combinaison.

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Par André Vaneeckhout

BRM du 26/04 : Départ à 06 h 15 : Antonio, José Maria, Bernard Peguin, Marc Dejans. Avec une nouvelle chaîne et un nouveau dérailleur mais une cassette un peu usée, c'est la galère dès le début, heureusement vu le parcours plat je peux utiliser des pignons plus petits (peu utilisés jusqu'ici et donc moins usés).

Un peu avant Oudenaarde la cata, je pédale dans le vide, rien à faire. Je dis à mes compagnons de continuer et je compte me diriger vers la gare la plus proche; Bernard me dit : « démonte ta roue tire d'un coup sec sur la cassette, les cliquets vont peut-être se remettre en place », ce que je fais et cela marche. Je repars mais seul cette fois et vent de face.

Le long de l'Escaut j'essaie d'accrocher le groupe des costauds mais après 2 à 3 kms je n'insiste pas. La suite : la pluie qui fait son apparition, le vent de 3/4 face. A saint Omer, contrôle 2 j'essaie de m'orienter, pas évident avec toutes ces places. J'avise un quidam, il n'est pas de St Omer mais me dit : « Le maire est à l'intérieur de la boutique, je l'appelle, nous allons voir s'il connaît bien sa ville. » La réponse étant positive me voilà remis sur le bon chemin, direction West-Vletteren et un monde fou à la taverne.. et le petit groupe qui s'apprête à repartir dans quelques minutes.

Je repartirai avec eux mais après 20 kms, je les laisse partir; je dois m'arrêter me reposer un peu, nourrir et remplir mes bidons sinon il sera trop tard. Je repars et N° après N° j'arrive au dernier contrôle d'où s'apprête à repartir le groupe.

Je terminerai seul et dans l'obscurité, pas évident pour trouver la route, lunettes et lumière sont nécessaires pour lire. A Waregem, erreur de parcours, tant pis je continue à la carte et terminerai à 00 h 30 avec 334 k au compteur (itinéraire 320 k prévus).

 

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Vendredi-Samedi 18-19/04/2014 : Flèche Belge : « Filling The GAPS »
Par Alain Darville

La Flèche Belge: Ce que c'est et qui y a participé: Lien vers le site de Randonneurs.be

 

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 "Filling the GAPS": L'équipe 8 avec Alain, Samir, Patrice, Yves et Gabriel

 

Nous y sommes, ce moment tant attendu est enfin arrivé. Une nouvelle expérience s’ouvre à nous : Rouler en équipe sur 400 km, en passant une nuit sur le vélo. Ce ne sera pas facile, mais nous y sommes arrivés. Nous c’est Samir, Gabriel, Yves, Patrice et moi. Patrice est le Capitaine de l’équipe. C’est lui qui a fait le tracé GPS, et finalement, cela aura été une route presque parfaite.


Une Flèche Belge : qu’est-ce que c’est ?

Résumé succinct du règlement : on participe en équipe de 3, 4 ou 5 cyclistes. Trois doivent impérativement arriver pour que les kilomètres parcourus soient homologués. Le but est de rouler le plus de kilomètres possible en 24 heures sans interruptions (maximum pour un arrêt: 2 heures). Pour être homologué, il faut parcourir au moins 360 km. Il faut proposer son itinéraire avec un certain nombre de contrôles et il faut tendre à un certain nombre de kilomètres. Pendant les 24 heures il va falloir parcourir le nombre de kilomètres prévus (tolérance moins 20 %, plus 20% par rapport aux kilomètres annoncés). Après 22 heures il faut faire attester du nombre de kilomètres parcourus ainsi qu'après 24 heures. Le départ se fait de n’importe où à midi le vendredi, l’arrivée doit se faire à Lier à midi le samedi.

Finalement, 12 équipes se seront inscrites, avec 51 randonneurs et un chien.


Nous partons dans l’inconnu

Pour nous, nous avons une équipe avec quelques inconnues : Comment l’équipe va-t-elle arriver à gérer son capitaine, comment Gabriel va-t-il passer de 220 km (max jamais fait) à 413 km, comment Samir va-t-il faire ce 400 km (200 km cette année), comment allons-nous rouler la nuit, comment tout l’équipement placé sur les vélos va-t-il tenir : lampes, batteries, sac de selles, va-t-il pleuvoir, le vent de face ne sera-t-il pas trop fort au retour ?

De Lier, nous serons deux équipes à partir. Celle de Guy Roefs et la nôtre.


Le départ un peu retardé

Yves se fait attendre, bloqué dans les embouteillages du ring de Bruxelles. Finalement il sera là à 12 heures un peu passées quand nous pourrons enfin partir après avoir fait un petit détour par sa voiture.

Et c’est parti : Nous quittons Lier en longeant la Kleine Nete pour rejoindre la Canal Albert. Patrice met directement le turbo et prend 200 m à tout le monde. Gabriel est le premier à le rejoindre et finalement nous continuons à cinq. Pour aller vers Anvers, nous avons un fort vent de face, heureusement, cela ne durera que 20 kilomètres.


La visite d’Anvers

La traversée d’Anvers, par une petite partie de son port, ne se fait pas vite. De nombreux feux rouges essayent de nous arrêter. S’il fallait suivre Patrice, cela irait vite, il ne demande qu’à les bruler tous, mais à cinq, il faut essayer de respecter un minimum le code de la route. Patrice est mis au pas à ce niveau-là. Mais en tant que cyclo-touristes, nous faisons une petite visite d’Anvers : Nous passons devant le Mas, Le Steen, nous allons sur la Grand-Place, avec sa maison communale et sa Cathédrale.

Ensuite nous traversons le fleuve, l’Escaut, via un tunnel pour piétons construit au début des années 1930 avec ses escalators en bois qui sont surement d’origine. Les 500 m de la traversée se font sur le vélo, et c’est par d’autres escalators que nous arrivons sur l’autre rive. Yves et Samir ont pris l’ascenseur qui a surement moins de charme.


Notre Capitaine est perdu

Nous remontons la rive gauche de l’Escaut pour aller à Kruibeke (45km-14h20) faire tamponner nos cartes et faire une première grosse pause dans un magasin Oxfam.

Et nous allons perdre une première fois Patrice, en plus d’un premier énervement du groupe : Patrice doit faire un petit besoin naturel et disparait. Moi, j’ai compris qu’il revenait, Samir a compris qu’il continuait en suivant la trace à la recherche d’un arbre qui pourrait lui convenir. Après l’avoir un peu attendu, nous continuons pour sortir de la ville, en espérant le retrouver. Pas de Patrice. J’essaye de lui téléphoner, et nous allons faire un dialogue de sourd via la voice-mail du GSM. Chaque fois, il dit qu’il nous attend quelques kilomètres plus loin, et chaque fois, il n’y a personne. Gabriel retourne sur nos traces en pensant l’avoir loupé quelque part, mais rien.

Le dernier message indique qu’il nous attendra sur le pont qui traverse l’Escaut à Temse. Et bien sûr pas de Patrice. Comme je suis certain qu’il est devant nous, nous continuons donc sur la rive droite de l’Escaut, en suivant ses méandres direction Dendermonde, via un chemin pour cyclistes. Nous roulons assez vite, dans l’espoir de faire la jonction, mais rien. Pendant 40 km nous allons rouler sans savoir où est Patrice.


Le crash évité de justesse

A Baasrode, je mène la dance, nous quittons la route, pour rejoindre le « chemin » de halage le long de l’Escaut. Je connais le coin, pour y être déjà passé des dizaines de fois. A un moment donné, le petit chemin fait un angle droit à droite sans visibilité, caché par un mur d’usine. Je sonne, je sers un maximum à droite. La dessus une furie arrive en face, prends son virage à toute vitesse en coupant le virage. Elle me frôle à 10 cm, l’accident, pour moi, est évité de justesse. Je continue donc, et j’ai raté la suite. Yves, Samir et Gabriel l’ont vue quitter le chemin, s’enfoncer dans les buissons sur plusieurs mètres, et finalement se vautrer dans la végétation. Comme je ne me sentais pas le moins du monde responsable de son crash, je n’ai aucun remord.


Le Capitaine est retrouvé

Nous continuons donc. A Dendermonde, à l’embouchure de la Dendre, nous faisons une pause pipi/ravitaillement, en se disant que Patrice est perdu à tous jamais, et que si, par hasard, on le retrouve, Yves le noie dans la rivière, et moi, je l’étrangle d’abord.

Et c’est alors, que le Patrice qu’on pensait être devant, arrive derrière nous. L’explication : Dans son GPS, il y avait de vielle traces d’essai de parcours le long de l’Escaut. Avec toutes ses traces visibles sur l’écran de son GPS, il en a suivi une qui redescendait l’Escaut, direction Anvers, sur la rive droite du fleuve. Quand il s’est rendu compte de son erreur, il a fait demi-tour, mais sur ce temps, nous étions passés devant. Après lui avoir remonté les bretelles de son cuissard, nous reprenons la route.


Erembodegem et son clocher avec des arbres

Un pont de chemin de fer, franchissant la Dendre passé, nous continuons vers Alost par la route où nous allons rejoindre la Dendre que nous allons suivre jusque Ath, en Wallonie.

Mais avant ça nous devons faire une nouvelle pause obligatoire, point de passage à cachetonner, à Erembodegem (107km-17h20). Nous trouvons un petit café, à côté d’une église avec des arbres au sommet de son clocher. Le cafetier n’en revient pas de ce que allons faire comme parcours. Ce sera le 1er d’une longue série qui va nous prendre pour des fous/malades mentaux/extra-terrestres/etc…


La Dendre

La Dendre est une très jolie rivière, avec beaucoup de méandres. Les paysages sont superbes. Par contre le chemin pour cycliste n’est pas très large, et il faut toujours rester en file indienne et faire attention à ceux qui viennent en face. Denderleeuw, Ninove, Gegaardsbergen sont traversés en Flandres, pour ensuite continuer en Wallonie avec Deux-Acren, Lessines et Ath où nous ferons notre 3ème pause obligatoire (157km-19h35). Nous nous arrêtons sur la Grand-Place. Un gros nuage noir passe sur nous, et il pleut un petit peu. Ce sera la seule fois.

Nous longeons maintenant le Canal Blaton-Ath. Le soleil va se coucher. La lumière est superbe, j’essaye de faire quelques photos avec cette lumière qui tire fort sur le jaune. J’en profite parce qu’après, il fera noir.


Patrice disparait de nouveau

Mais avant ça, Patrice remet une couche. Il veut aller voir la marraine de son frère, mais il ne dit rien sauf à Samir. Moi loin devant, trop occupé à photographier avec ma couleur jaune. Gabriel nous arrête, Yves et moi. Et on attend. Peut-être Patrice passera-t-il par ici, peut-être pas, quand ? Le meurtre virtuel était fait, quant au loin nous vîmes apparaitre notre capitaine avec son gros phare blanc, tout penaud, se demandant pourquoi on lui en voulait.


La nuit est là

Nous passons par Blaton, pour virer plein Est le long du Canal Blaton Nimy. Cette fois il fait noir. Nous nous convertissons en randonneurs nocturnes. Tout le monde a un éclairage qui éclaire la route. Patrice et Yves sont hors concours avec leurs dynamos. Ils éclairement la route et ses bas-côtés. Samir n’a plus retrouvé la fixation de son spot à son guidon. Il a mis sa lampe sur son casque et comme il est assez grand, ceux qui viendront en face ne verront que lui.


Mons et ses pâtes

A Nimy, nous bifurquons plein Sud pour arriver à Mons. Nous nous arrêtons sur la place de la gare pour manger et faire notre 4ème arrêt obligatoire (202km-22h15). Nous nous arrêtons dans la pizzeria « le Bélvédaire », où encore une fois nous sommes dévisagés par les clients qui se demandent qui est cet étrange équipage.

Tout le monde mange des pâtes, Gabriel les mange même avec des frites. Gabriel devait avoir un petit coup de mou, parce qu’avec ses pâtes et ses frites, il avale quelques barres énergétique. Patrice ne veut pas de crème avec son saumon. Il aura de l’huile d’olive. Aie, aie, ça promet pour la suite, il ne va plus avancer. Yves nous montre le parfait du petit randonneur avec sa brosse à dent rétractable.


Direction la France dans le noir

Il est +-23h30 quand nous repartons vers la France. Nous prenons la route de Mons vers Maubeuge, très mauvaise route encore fort fréquentée à cette heure tardive. Les pistes cyclables sont dans un état épouvantable, il faut rouler sur la route, et j’ai toujours peur, quand je vois mes équipiers qui ne se mettent pas au maximum sur le bord de la route. Mais nous tournons heureusement à droite pour aller vers Bavay et ensuite Le Cateau-Cambrésis, but final de l’aller.

La route est très bonne, toute noire, et en continu, ça monte et ça descend, avec des pourcentages entre 1 et 3%. Cela veut dire que ça roule bien et qu’il faut de temps en temps attendre Patrice. Mais depuis Anvers, le vent a été favorable. C’est un vent du nord, assez froid. Cela veut dire qu’il sera de face pour revenir. La chance, c’est qu’il est beaucoup moins fort la nuit, mais il est aussi beaucoup plus froid.


Le Cateau-Cambrésis et ses jeunes un peu bourrés

La Cateau-Cambrésis est atteint à 02h00 après 258 km. C’est le 5ème arrêt obligatoire, mais à cette heure la ville est morte. Dans la ville Patrice en profite encore une fois pour disparaitre. Gabriel était avec lui, mais d’après lui, Patrice voulait faire des photos avec son smartphone (curieux de voir le résultat). Comme il ne voulait pas suivre Gabriel, celui-ci en a eu marre et a continué à suivre la trace du GPS dans la ville. Comme ils étaient devant nous, nous les avons passés sans le savoir, pour nous arrêter au seul endroit où il devait y avoir de la vie. Au bruit que faisait un café fermé, cela devait être la fiesta à l’intérieur. Yves, Samir et moi, on s’arrête dans le froid, pour manger et boire. Gabriel arrive en solitaire tout énervé, et quelques minutes après, un gros phare blanc arrive dans une rue à contre-sens : c’est Patrice qui vient d’on ne sait où.

Patrice à peine arrivé, des jeunes sortent du café. C’est la rencontre insolite entre 10 jeunes bourrés et 5 cyclos bizarres avec leurs équipements et leurs casques, leurs feux rouges et tout le barda sur les vélos. Une fois de plus, une conversation s’engage devant l’incrédulité de ces gens qui se demandent ce qu’on est venu faire dans, je cite,  « ce trou perdu du monde ». Avec un conseil de l’un deux, de faire attention aux jeunes qui ont trop bu sur la route du retour. A part rouler en hors-piste, je ne vois pas trop bien, ce qu’on peut faire. Les filles se demandent comment il est possible de ne pas dormir la nuit, et la passer sur le vélo. Il est vrai qu’à leur âge, elles doivent avoir d’autres objectifs.

Mais grâce à cette rencontre, nous avons eu notre cachet de la part du patron du café, qui avait l’air aussi jeune que ses clients. Patrice et Samir sont rentrés à l’intérieur. Deux E.T. chez les bourrés. On a eu de la chance, ¼ d’heure après et tout le monde était parti, le café devait fermer à 02h.

Il reste 10h pour faire 160 km. Si on n’y arrive pas, on fait de la pétanque…

 

Il fait froid, on gèle sur les vélos

Nous repartons dans le sens inverse, par la même route qu’à l’aller. On ne rallonge pas, trop risqué, et là, on a eu raison.

Il fait vraiment froid, le vent de face est glaçant, et je suis gelé. Pourtant j’ai quatre couches de vêtements, un bonnet et des gants, ce n’est pas assez. Il y a 5°c avec vent du nord de face… Nous roulons beaucoup moins vite, je suis tétanisé par le froid. Je ne pense plus qu’à me mettre dans mon lit avec 10 couvertures au-dessus de moi. C’est la première fois que j’ai ce sentiment sur un vélo. Mais c’est la première fois que je passe toute une nuit glaciale sur mon vélo.

Patrice avance encore moins vite, si on tient le 20 km/h de moyenne, c’est beaucoup. Rouler toute une nuit, dans un noir total, c’est vraiment dur comme expérience.

Nous faisons une pause quelque part dans un petit village. Gabriel a repéré un distributeur de boisson « froide » mais sucrée, et c’est ça qu’il nous faut.


Mons encore, et cette fois à l’hôtel

A 5h15 et 303 km, nous sommes à Mons (6ème arrêt obligatoire), où tout est fermé. Nous allons dans un hôtel, pas pour dormir, mais pour avoir notre cachet, et accessoirement pour un peut se réchauffer, parce qu’entre temps, il n’y a plus que 3°c. Patrice dit : « Ces spaghettis sont difficiles à digérer, la sauce ne passe pas…, cela doit être l’huile, j’aurais dû prendre avec la crème !! ». 6 heures pour des pâtes ?


Le retour en ligne droite

Pour retourner, Patrice a prévu la ligne directe. De Nimy, nous remontons via les grandes routes vers Braine-le-Comte. Où tout est fermé (je me répète un peu), sauf un boulanger. La razzia sur les couques effectuée, nous continuons vers Tubize, où  nous prenons le canal pour aller vers Bruxelles.

Maintenant, il faut commencer à calculer, pour arriver à midi à Lier tout en faisant encore 25 km entre 10h et 12h (règlement bizarre, mais bon…)


Pause à Bruxelles, enfin un café

A Bruxelles, on s’arrête dans un café marocain, où les gens sont très gentils, même les vélos rentrent avec nous. On s’est réchauffé, et le café nous a définitivement réveillés.

A 10h nous sommes entre l’incinérateur et le yacht-Club, le long du canal. Il reste 37 km et deux heures pour finir.


La fringale de Samir

Vilvorde et Malines sont traversés. Samir a une fringale et doit impérativement manger, on s’arrête devant une boulangerie.


Il ne reste plus beaucoup de temps

Le temps devient limite. Je fais le tempo pour qu’on puisse rouler assez vite pour arriver à midi, surtout qu’il faut encore traverser tout Lier avant d’arriver presque pile à l’heure. Il est 11h55, et toutes les autres équipes sont déjà rentrées aussi. Nous avons fait 413 km en 24h, en nous arrêtant environ 6 heures 30 cumulés.


Tout le monde se retrouve à Lier

Nous retrouvons les copains randonneurs, dont André, Antonio, Daniel, Jan, Mic, Guido, etc…

André a cassé son dérailleur arrière vers la fin de sa flèche. Jan a pu réparer, et André a fini sur une vitesse. Mais comme c’est plat, cela n’a pas posé de problème.

Nous mangeons un buffet-charcuterie/fromage, rentrons nos cartes et ce n’est pas fini.


La visite de Lier et les médailles

Maintenant, nous allons faire une visite touristique de la ville, avec Louis Beirinckx comme guide. Tout le petit groupe (au moins 50 cyclos), se retrouve à arpenter les routes pavées et à slalomer entre les touristes.

Nous allons même dans une petite église, pour recevoir notre diplôme et sans doute avoir la bénédiction du curé. Et pour finir, le bourgmestre de Lier nous fait un discours et nous remet une médaille à chacun lors d’un petit drink dans un café. Conclusion, Lier est une jolie petite ville qui vaut la peine d’être visitée.

Mais la fatigue est là et il faut encore rentrer en voiture avec nos vélos.


Conclusion : que de bons souvenirs

Nous avons formé une chouette équipe, où tout le monde s’est très bien entendu, Patrice mettant parfois un peu de piment dans la randonnée en disparaissant subitement. Yves est vraiment très fort, Gabriel a un physique de malade, rapide et endurant, Samir doit encore un peu s’endurcir pour son PBP 2015, et Patrice était fidèle à lui-même. Quant à moi, s’il n’y avait pas eu cette nuit glaciale, je me serais bien amusé, de bout en bout, et physiquement, ça tient.

 

Le mot du Capitaine :

Comme dans la chanson de Daft punk  "Get lucky"...

We've come too far to give up who we are
So let's raise the bar and our cups to the stars
She's up all night to the sun, I'm up all night to get some
She's up all night for good fun, I'm up all night to get lucky
We're up all night to the sun, we're up all night to get some
We're up all night for good fun, we're up all night to get lucky
We're up all night to get lucky, we're up all night to get lucky
We're up all night to get lucky, we're up all night to get lucky

...nous pouvons dire...

We're up ALL NIGHT TO GET LUCKY.

... et pour se remettre dans l'ambiance 


https://www.youtube.com/watch?v=h5EofwRzit0
 
 

Encore merci pour votre participation à cette (première) flèche Belge. J'espère que cela n'a pas été trop dur (pour moi ça a été).

Que dire pour Yves, ... c'est un champion qui ne donne aucun signe de fatigue, qui sait être à l'avant, revenir à l'arrière et repartir quand il veut, c'est un crac.

Alain, lui, non plus ne semble pas être fatigué, il fait des photos en roulant, parfois s'arrête pour nous fixer pour le postérieur ... heu   ... pour la postérité.

Gabriel virevolte à l'avant et doit se retenir, ... comme c'était la première fois qu'il faisait une telle distance, il a fait exploser son compteur "distance maximum" en vélo.  J'espère qu'il pourra tirer tous les enseignements nécessaires pour son défi Bordeaux-Paris.

Samir, j'espère que cette épreuve te permettra aussi d'analyser ce qui est nécessaire pour préparer le Paris-Brest-Paris de 2015 (je devrais aussi y aller).  Comme disait Alain, il faut donner à manger à la "chaudière", il faut lui fournir de l'énergie, vers la fin tu as vu qu'il fallait, plus vite que tu ne le croyais, encore manger même si c'était presque fini.

En ce qui me concerne, j'ai essayé de vous suivre à distances et j'ai, à nouveau, une bonne douleur à la selle. Vous auriez pu terminer quelques heures avant moi.

 

 

Les photos:

18.19-04-2014 Flèche Belge Lier-Le Cateau-Cambresis

 

Lien vers OnzeTV video

 

Le parcour:

Parcours.jpg

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Samedi 12/04/2014 : « Filling the GAPS » : Répétition générale
Par Alain Darville

Plus que 6 jours et l’équipe de Patrice fait sa Flèche Belge 2014. La Flèche Belge est un nouveau concept de Randonneurs.be pour la Belgique. Cela existe depuis quelques années en France et dans d’autres pays. En deux mots, cela consiste à rouler 24h (ensemble) de vendredi midi à samedi midi, en partant de n’importe où et en arrivant à Lier. Le parcours doit être connu à l’avance et doit faire 360 km min. Il y a une carte de pointage comme pour les BRMs.

Patrice est le Capitaine et a réussi à convaincre quatre autres inconscients pour faire partie de cette équipe : Gabriel (des BBB), Samir (du CTB), Yves (individuel) et moi. La flèche est nécessaire pour le classement 10000 km (que Patrice veut faire aussi) qui reprend des 200, 300, 400, 600, 1000, un PBP et une horreur : un 600 km avec min 10000 m de dénivelés.

Le nom du groupe est « Filling the GAPS », avec GAPS qui vient de Gabriel, Alain, Patrice et Samir. Yves est venu trop tard pour mettre son Y.

Le BRM de Tournai était l’occasion pour rouler ensemble et voir ce que cela donnait. On a vu, on va rigoler.

Patrice avait adopté le look E.T. pour l’occasion. Ses nouvelles lunettes de soleil lui donnant un petit air d’extra-terrestre (mais j’avais déjà quelques doutes). Gabriel voulant faire le nouveau Bordeaux-Paris à trouver là l’occasion de s’essayer sur les très longues distances, et Samir veut faire Paris-Brest-Paris l’année prochaine. Yves est un Randonneurs confirmé que plus rien n’arrête et moi, je me demande toujours pourquoi j’ai dit « oui » à Patrice.

Finalement, nous partons avec le groupe de 7h30 pour un petit tour en Belgique. Je me suis aperçu que ce BRM n’allait plus en France mais revenait pas loin de Bruxelles, en passant par Geraardsbergen, Denderleeuw, Dendermonde, Lokeren, Merelbeke et Oudenaarde. C’est dommage, alors que les routes françaises sont si belles, de devoir revenir là où sont les routes en plaques de béton tac-tac, tape-cul.

Le groupe roule tranquillement dans le brouillard. On n’y voit pas grand-chose, et il fait un peu frisquet. Patrice trouve que le tempo n’est pas à sa hauteur. Puisque notre capitaine le dit, on rameute la troupe et nous partons à cinq. Avec une trace GPS faite via un avion, c’est parfois délicat de trouver la bonne route, surtout que j’ai mis 50 km pour m’apercevoir que le parcours était fléché. Cela a dû être un travail de fou pour faire ce fléchage au poteau. Chapeau bas pour ça… Comme tout le monde a un GPS, Samir en a même deux, c’est parfois un peu difficile de s’accorder sur la bonne route, et finalement nous arrivons à Gramont avec le groupe qu’on avait laissé derrière nous. Pas grave, André montre le chemin d’une boulangerie et de ses excellentes tartes au maton. Personne ne voulait faire le Mur, nous repartons par la Dendre.

Nous repartons à cinq, mais en voulant quitter la Dendre pour rejoindre la route, il faut monter une petite pente assez raide. Patrice y arrive sur un développement qui m’est d’habitude réservé et se casse la figure. Une belle chute juste devant le groupe qui passe en demandant au pauvre Patrice si ça va. Il a un peu mal, mais comme il est courageux, il continue.

Après avoir emprunté une partie d’un de nos parcours (la flèche soulignée), nous continuons sur les grands routes, en prenant soin de bien bloquer toutes les voitures derrière nous, tellement ce groupe est important (ils ont de la chance à Tournai).

Nous roulons tranquillement, Patrice ayant calmé ses ardeurs, nous restons bien sages.

A Dendermonde, c’est le 2ème contrôle. Pas possible de trouver un café avec un cachet et qui nous laisse manger. Yves, Patrice et moi nous commandons une tarte Breughel (pomme et cannelle) et qui finalement est une tarte aux cerises. Le garçon du café/resto est aussi sympa qu’une porte de prison du moyen-âge, ce n’est pas là que je retournerai…

On repart juste quand le groupe principal passe devant notre nez. On se remet dans la file. Et on file jusque Lochristi (3ème contrôle). Là nous nous séparons du groupe définitivement et nous continuons à cinq. Nous arrivons à rouler à quatre, Patrice jouant à sa diva, se laissant décramponner quand Gabriel passe le 38 km/h, et revenant dans les montées sur le grand plateau à toutes allures quand on l’attend. Samir fait ses photos avec son GPS de moto, et Yves fait un cours magistral sur l’usage de la dynamo et du chargeur intermédiaire qui recharge le chargeur principal et qui alimente toute l’électronique du vélo. André fait un passage fugace et éphémère en se demandant, comme nous, pourquoi nous roulons depuis aussi longtemps sur les grands-routes.

A Oudenaarde, c’est le 4ème et dernier contrôle. La Grand-Place de la ville est très jolie, nous y faisons une pause, et nous repartons le long de l’Escaut. Ça roule bien, sauf Patrice qui joue au « Capitaine Abandonné » (https://www.youtube.com/watch?v=x4xUQZS0gpI&feature=kp).

Nous l’attendons encore et cette fois il arrive avec le groupe d’Antoing au grand complet, chien en tête. On suit encore une fois, et nous allons finir avec eux. Bizarrement je commence à m’amuser au km 200 quand ça commence à monter. Ça pousse dans les côtes, le chien aboie sur ceux qui dépassent le maitre.

Le parcours de 210 km est fini après 10 h de routes, dont 2 heures de pause. Tout le monde finit en assez bon état, la confiance régnant pour cette flèche de vendredi. Il faudra juste gérer notre Capitaine pour ne pas le perdre et pour qu’il ne fasse pas de bêtises. Et surtout, il faudra que chacun ne fasse pas sa propre route avec son GPS, sinon on n’y arrivera jamais.

12-04-2014 BRM 200 Tournai

 

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Samedi 05/04/2014 : Le BRM 300 de
Morkhoven

Par Alain Darville

Les choses sérieuses commencent. Après avoir fait quelques 200 comme échauffement, nous passons la vitesse supérieure. Un 300 ce n’est jamais simple, il faut commencer à gérer sa façon de rouler. Et pourtant nous n’allons rien gérer du tout…

Ce BRM est celui de Jan Geerts, donc c’est un gage de qualité, et nous allons nous aventurer loin en territoire hollandais, vers Gouda et Utrecht, ce qui est aussi un gage de qualité pour les routes et les pistes cyclables. De bonnes routes, cela va nous changer…

Départ à 6h dans le noir. Je me suis équipé d’une lampe qui éclaire enfin mieux qu’une luciole. Voir où on roule, c’est un vrai confort. Le problème d’une lampe sans dynamo (avec batterie) reste l’autonomie, mais ici, ce ne sera pas un problème.

Je n’ai pas de lampe frontale pour voir le GPS en me disant qu’au début au moins, nous saurons suivre le groupe et que pour 1 heure je pourrai bien me passer de voir ce GPS. C’était sans compter sur Patrice, qui met toujours autant de temps pour se préparer de sorte que le groupe principal (Mic, Robert, Guy et toute la troupe habituelle) est parti depuis longtemps quand nous démarrons enfin.

Je suis donc Patrice, puisque la carte de mon GPS je ne la verrai que sporadiquement en passant sous les lampadaires des rues.

Patrice fonce, dans l’espoir de rattraper le groupe de Mic. Nous dépassons bien André, Antonio, José-Maria et quelques autres cyclos mais du groupe de Mic, nous ne verrons jamais rien. Surtout que les rares fois où je mène, je me plante dans la devinette de la route. Patrice suivant le bon chemin et ne disant rien, je me retrouve tout seul sur une mauvaise route. Après l’avoir étranglé à distance (par télépathie, on peut toujours essayer…), je me retrouve à le chasser. En plus, il roule sans feu rouge, pour le repérer au loin, ce n’est pas évident. Son feu rouge, il l’a mais il ne fonctionne qu’à l’arrêt quand son casque n’est plus sur sa tête. Quand je le rattrape, je le lui signale, et ni une ni deux, il s’arrête sans rien dire et je suis de nouveau dans le noir à deviner la route… La zénitude étant une qualité à acquérir si on veut rouler avec Patrice, je l’attends encore pour continuer.

Un petit groupe nous dépasse. Ils sont six, et ce groupe va grossir de plus en plus car il va reprendre une bonne quinzaine de cyclos jusque Breda (1er contrôle après 68 km).

Ce sont de vrais rouleurs (35 km/h en continu) qui se relayent devant en tournant tous les 5 km. Comme nous sommes dans le groupe, je participe à l’effort en me disant que je suis complètement fou.

Nous passons le groupe de Mic qui est à l’arrêt suite à une crevaison. Ensuite nous reprenons encore un petit groupe. Ça roule toujours aussi fort, surtout qu’un nouveau coureur s’est ajouté et celui-ci est encore plus véloce que les autres.

Nous sommes à Breda un peu après 8h15, j’ai plus de 30 km/h de moyenne. A Breda le restaurant où nous devons pointer est fermé et nous allons au guichet de la gare en face pour tamponner notre carte. L’arrêt est assez court et nous repartons avec le groupe des rapides. Pas longtemps, un de ceux-ci crève, et nous continuons sur un tempo bien moins élevé à trois, avec Rohnny et Patrice.

Au début, ça va, Mais les relais de Patrice deviennent aussi percutants que notre ancien groupe. Rohnny disparait. Il dira plus tard : « Votre conception d’une allure modérée n’est pas la même que la mienne ». Réponse de Patrice : « Quand je me sens bien, il faut que je roule ». Zen…

Le groupe nous reprend à Dordrecht et nous allons rouler avec eux jusqu’au 2ème contrôle à Kinderdijk. Kinderdijk est une grande attraction touristique de la région. Plusieurs dizaines de moulins à vent sont alignés le long des canaux. C’est assez impressionnant. Ces moulins à vent sont pour la plupart habités.

Il n’est que 10h30 et nous avons déjà fait 124 km. Au contrôle nous faisons connaissance avec Laurent et Frédéric deux cyclos du sud du pays qui veulent faire Pairs-Brest-Paris. Nous allons rouler eux avec plus tard.

Mais maintenant, nous repartons avec le groupe rapide et nous prenons tous ensemble le bac pour traverser le « Beneden Merwede ». Francis et Rohnny attendent le groupe de Mic. Mais notre groupe est vite arrêté par une nouvelle crevaison.

Patrice et moi, nous continuons à deux, le vent est dans le dos. Nous roulons « facile » jusqu’Ijsselstein endroit du 3ème contrôle. Après 6h30 de route et 173 km, nous essayons péniblement de trouver un café pour nous ravitailler. Nous allons faire un très long arrêt (40 min) et nous allons repartir avec Laurent et Frédéric qui nous ont retrouvés après avoir abandonné le groupe rapide et ses crevaisons multiples. Patrice, avec ses bananes, a le malheur de vouloir manger une couque hollandaise aux raisins. Il va avoir une digestion difficile, et qui dit digestion difficile, dit, pour lui, un net ralentissement dans sa vitesse cyclable.

Puisque Patrice ne veut/peut (?) plus rouler avec nous, nous allons continuer à trois. Face au vent pendant 130 km. Je commence à en avoir l’habitude de ce vent de face, même s'il n'est pas si terrible que ça. Nous tenons le 30 km/h en nous relayant tous les 600 m. Enfin surtout Laurent et moi. Frédéric est un peu fatigué.

Dussen, 4ème contrôle après 219 km, il est 14h30. Patrice arrive un peu après, il préfère affronter le vent de face tout seul. Nous repartons quand le groupe de Mic arrive au grand complet. Nous reprenons un bac pour traverser le Bergsche Maas. Ce bac me sauve, juste après le départ de Dussen, je me suis tapé une crampe mémorable à la cuisse, plus moyen de pédaler tellement cela faisait mal. Mais sur le bac, je bois, je me masse, et la crampe sera oubliée.

Nous continuons à quatre, Patrice reste un peu avec nous, mais pas longtemps, l’ascension d’un pont à raison de lui. A Baarle-Hertog, km 259, il est 17h. Longue pause de 30 min. Le groupe de Mic n’arrive pas longtemps après nous. Mais maintenant on y va au finish. Laurent et moi, nous tournons toujours au même rythme. Mais ça commence à faire mal, tous ces efforts depuis le matin, les muscles commencent à rendre l’âme. Surtout que les routes belges n’aident pas à rouler aisément. Quelle différence avec la Hollande, mais comment font-ils ?

Il est 19h quand nous retrouvons Jan pour rendre notre carte.

Patrice arrive un peu après (1/4 heure), suivi de tout prêt par le groupe de Mic. Les rapides sont déjà arrivés et repartis depuis longtemps, malgré toutes leurs crevaisons.

Quant à moi, je n’ai pas souvenance d’avoir roulé un 300 aussi vite (29 km/h), surtout qu’on a très peu roulé dans un groupe, et même dans le groupe j’ai souvent roulé devant. Sur les 300 km, j’ai dû faire 200 km sans protection. Mais tout cela à un prix, c’est complètement lessivé que je termine ce 300.

 

05-04-2014 BRM 300 Morkhoven

 

Lien la viedo de Guy Roefs

Lien vers les photos de Guy Roefs

Lien vers le site de Daniel Cauchie

 

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17:17 Publié dans avril-2014 | Lien permanent | Commentaires (0)