02/03/2014

Sorties Mars 2014

Samedi 29/03/2014 : Le BRM 200 Bruxelles-Maredsous
Par Alain Darville

C’est déjà le 5ème BRM de la saison. Le 2ème de l’Aurore-Cyclo. L’été s’étant invité tout le week-end, ce samedi sera parfait pour faire les 200 km. Une petite quarantaine de partants sont là. Ce n’est pas mal malgré le BRM d’Ostende organisé en parallèle et celui d’Orchie ce dimanche.

André a fait un gros travail pour essayer d’améliorer le parcours. Les routes dans le Brabant Wallon étant ce qu’elles sont, il faut toujours faire attention à l’état des routes pour éviter les trous. Mais ce 200 n’est que le début du futur 300 et surtout 1200.

Du club, sont venus : Stéphane, Jean-Louis, Daniel, Patrice, Marc (qui ne fera que la moitié) et moi. André se charge des inscriptions.

Parmi les célébrités présentes sur ce BRM, nous retrouvons, entres autres, Daniel Cauchie, Robert Luyckx, Bruno Estrebelle, Bertil Masson, Guy Roefs,  Jose Maria Garcia, Franck Steenput, Antonio Mareno, Bernard Peguin et Yves Wilmart.

Le groupe part groupé à 07h30 et le reste jusqu’au premier contrôle, à Maleizen, au grand étonnement d’André qui nous attendait pour cacheter la carte. Nous n’avons pas roulé très vite, certains ont dû mettre le frein à main pour ne pas s’envoler, et Stéphane est heureux comme tout, de toujours être avec ce groupe, malgré les nombreuses côtes pour y arriver.

Le contrôle passé, le rythme s’accélère, le vent est de face, et dès qu’un écart se fait, cela devient difficile de revenir. Le groupe part en morceau. Jean-Louis reste devant, Stéphane essaye de rester avec moi. Nous formons un tout petit groupe avec Stéphan Beirinkx. Mais il faut croire que cela roule trop vite pour Stéphane, car il disparait. Nous rattrapons Guy Roefs. Avant d’attaquer le ravel qui va de Fosse-La-Ville jusque Anhée, j’attends Stéphane, mais c’est Patrice qui arrive après quelques minutes. D’après Patrice Stéphane est juste derrière, donc je repars avec Patrice. Nous allons faire ce ravel tranquillement jusque Maredsous. Pour le vent de face, c’est fini, le retour sera bien plus facile.

A Maredsous nous retrouvons les forts. Jean-Louis voulait continuer jusque Anhée et a fait faire quelques kilomètres en plus à certains cyclos. Certains sont déjà repartis lorsque nous arrivons.

A la cafeteria/restaurant, la file à la caisse est longue, et cela prend du temps pour être servi. La pause à Maredsous va être très longue. Stéphane arrive enfin tout déconfit.  Il n’a pas trouvé l’entrée du ravel, et comme plus rien ne l’arrête, il a coupé à travers champs (à pied) pour retrouver ce ravel qu’il voyait sur son GPS. Patrice s’en va et va devenir l’ange gardien d’un cyclo esseulé qui n’a ni GPS ni feuille de route. Jean-Louis et moi, nous allons repartir avec Stéphane. On ne peut plus l’abandonner sinon on risque de le perdre pour toujours.

Vent dans le dos, ça roule, on essaye de s’adapter à ce que Stéphane peut faire et attendre qu’il récupère.

Le chemin du retour est un peu différent de l’aller. Le ravel continue jusque pas loin de Falissolle. Plus de 25 km en site propre et sans voiture.

Maintenant c’est direction Fleurus, où se trouve le 3ème contrôle qui est libre. Nous retrouvons Robert et Guy, Patrice est déjà loin. Ses célèbres ravitos courts d’1/2 heure ne seront plus de mise aujourd’hui. Bizarrement, quand il veut, il peut vraiment les raccourcir. Nous continuons à trois. Ça roule bien, Stéphane a repris du poil de la bête, le vent nous pousse toujours. Mais le soleil tape de plus belle. 24°c sur le vélo, un 29 mars, cela n’arrive pas souvent. Jean-Louis a son équipement d’été, je n’ai pas osé mettre un cuissard court, j’aurais dû…

A Maleizen nous faisons le 4ème contrôle de la journée. Cette fois-ci nous repartons avec le groupe de Robert pour refaire le même trajet que le matin. André a trouvé des côtes à 12% et 10% (Genval) qui font mal après autant de kilomètres.

Nous allons finir ce BRM à 17h15. Les 1er sont arrivées à 16h30 et Patrice à 16h50. Stéphane commençait à être en forme à la fin. Et dire qu’il ne veut plus faire de BRM cette année.

Daniel finira avec Antonio et José-Maria vers 18h45. Quelques-uns se sont un peu perdus, cela devait être plus difficile de se perdre que de suivre le bon chemin, avec la feuille de route d’André et surtout avec la trace GPS.

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Par Patrice Martin

Contrairement à ce que les chiffres pourraient indiquer, le 200 n'a pas été si facile que cela.

Comme tu le dis, de nombreuses côtes.

J'ai pu suivre jusqu'au premier contrôle et je n'ai pas mangé.  J'avais mangé le matin mais pas beaucoup, je n'avais pas très faim (mais quand on va faire un effort, il faut manger)  ensuite, j'ai été largué probablement à la suite de l'une ou l'autre côté ou d'un vent un peu trop gênant.  J'ai roulé seul un bon moment et, en point de mire j'avais Stéphane (Cordier le nôtre) et Beirinckx (le fils de Louis) ainsi qu'un autre dont je ne connais pas le nom. Puis je les ai même perdus de vue. 

Après environ 50 km j'ai rejoint Stéphane, on a roulé un moment ensemble puis je me suis retrouvé seul.  Ensuite j'ai, à nouveau, eu 2 cyclistes en ligne de mire.  Je croyais qu'il s'agissait de Stéphane Beirinckx et d'un autre cycliste.  Finalement, comme je les rejoignais, j'étais à une vingtaine de mètres d'eux, voilà qu'ils s'arrêtent sous un pont (de grand route ou d'autoroute) j'ai reconnu Yves Wuilmart et j'ai poursuivi ma route.  Plus loin j'ai retrouvé un Alain Darville qui prenait racine au pied d'un arbre et nous avons poursuivi ensemble jusqu'à Maredsous.

Au départ de Maredsous, comme tu le dis dans ton résumé je suis reparti avec un cycliste sans GPS ni feuille de route, nous avons fait un peu connaissance, c'est un cycliste qui fait des course en "licence" libre  (ce ne sont probablement pas les termes juridiques corrects).  Quand il roule c'est plutôt entre 40 et 45 km/h ... il devait s'embêter.  On a discuté un peu technique de pédalage et autre. Pendant tout un moment il roulait à côté de moi, puis il s'est mis devant et on a roulé un peu plus vite, jusqu'à sa vitesse normale (enfin) quarante kilomètres heure.  On ne l'a pas fait longtemps mais à cette vitesse les kilomètres défilent.  Nous sommes restés ensemble jusqu'à Fleurus, à l'entrée un autre groupe (Guy Roefs, Stéphane Beirinckx, Frank Steenput, ...) vient à notre rencontre, ils cherchaient un café pour le contrôle.  Je ne les ai pas suivi, j'ai cherché un établissement plus "calme" et une boulangerie m'a accueilli (jus d'orange, bouteille d'eau et ... un cachet sur ma carte) j'ai bu, complété mes gourdes et j'ai poursuivi ma route.  Arrêt court max 10 min.  J'ai retiré mon coupe-vent randonneurs et c'est en maillot de "randonneur de l'année" que j'ai poursuivi ma route seul. 

Après quelques kilomètres j'ai même (dans les travaux : graviers et route barrée)  rattrapé un groupe avec Bertil.  Il me dit "Patrice t'a mis le turbo".  Selon moi pas vraiment, je ne me sentais pas particulièrement en forme, au contraire, avec mon vélo Eddy Merckx, que j'utilise depuis le début de cette année, j'ai des douleurs au genou gauche.  Je n'ai d'ailleurs pas fait illusion longtemps.  A peine les avais-je rejoins qu'ils se sont débarrassés de moi et j'ai poursuivi seul mon périple vers Maleizen. 

Au bierkar j'ai retrouvé Bertil et son groupe qui étaient sur le point de partir. J'ai mangé une banane et j'ai bu un tonissteiner (non pétillant), j'ai rempli mes gourdes, ai fait apposer mon cachet et après mes statistiques, je suis reparti seul.  Dans la dernière ligne droite j'ai rattrapé un cycliste et nous avons roulé un moment (passage du pont "quatre bras" et vers l'entrée du bois) puis je l'ai perdu. Je suis arrivé vers 16h50.

Ce dimanche j'ai très mal au genou gauche, je vais devoir vérifier les "mensurations" de mon vélo Eddy Merckx pour voir s'il n'y a pas quelque chose de mauvais par rapport à mon étude posturale.

 

 

29-03-2014 BRM 200 Bxl-Maredsous

 

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Samedi 22/03/2014 : Le BRM 200 de Villance
Par Alain Darville

Le BRM 200 km de Villance est une sorte de retour aux sources. C’est un des premiers (si pas le 1er) BRM fait avec une trace GPS. Cela doit dater de 2007, année où les GPS sur les vélos ont commencé tout doucement à se « démocratiser ». Ce n’est certainement pas le plus facile, c’est plutôt un 200 à dénivelé (+- 2200 m), ce qui n’est pas mal du tout pour un mois de Mars.

En parlant de GPS, celui de la voiture nous a énervé (enfin surtout moi), en nous faisant tourner en rond à Villance pour trouver le stade de foot. C’est le GPS de Patrice qui nous a conduit où il fallait.

Au départ, nous apprenons que le groupe « faible » est parti à 7h15. Nous voyons encore Robert et Guy qui sont partis pendant que nous nous inscrivions. Un autre groupe part à 8h, on va essayer de partir avec eux. Mais quand j’ai vu l’âge moyen des partants, je me suis dit que cela ne va pas le faire. Ils devaient tous avoir entre 30 et 40 ans.

Après la photo de groupe au départ, nous nous élançons. Le tempo du départ n’est pas trop dur, mais tout doucement la vitesse s’accélère. Patrice qui a déjà dépassé tout le monde dans la première descente, se fait remonter par le même monde dans la montée suivant, en se battant déjà avec son dérailleur. Je vais accompagner le groupe un dizaine de kilomètres, juste pour voir. La tocante s’emballant régulièrement, il est plus sage d’attendre Patrice et de continuer à deux.

Nous roulons tranquillement, le vent est plutôt avec nous au début du parcours. Début du parcours avec quelques grosses montées à du 12%. Dans la forêt d’Anlier la trace GPS nous envoie sur un chemin en terre. En regardant les routes sur la carte du GPS, cela nous ferait un trop grand détour d’éviter ce chemin, et nous y allons quand même. Ça passe, mais presqu’au pas d’homme. Je ne sais pas par où sont passés tous les autres, car il n’y a aucune trace d’autre vélo.

Il y a un ravito au km 67 (visiblement pas un contrôle). Nous y retrouvons Daniel Cauchie. En parlant de ravito, celui-ci ayant été ravagé par tous les cyclos devant nous, il ne nous reste plus que des cacahouètes et quelques morceaux d’oranges. On est un peu habitué, comme on ne roule pas très vite, de découvrir sur beaucoup de brevets des ravitos qui n’en n’ont plus que le nom.

Mais maintenant nous avons le vent de face, vent qui donne de nouveau tout ce qu’il a. Le vent, nous l’aurons rencontré tout l’hiver…

A Habay, ils ont réussi à faire une autoroute à une bande. Quelques fêlés nous dépassent à + de 100 km/h, en s’écartant le minimum possible de nos vélos. Ce moment pénible passé, nous prenons une piste cyclable (un genre ravel) dans les bois jusque Virton. Enfin un chemin tranquille à l’abri du vent.

Le soleil est là, il fait chaud. La température est montée jusque 16°c. Je commençais à me demander ce que j’allais commencer à enlever comme couche de vêtement, qu’à Orval il a commencé à pleuvoir. Nous continuons sous la pluie jusque Florenville. Le 1er contrôle y est après 110 km. Tout le monde est déjà parti. Le groupe de 8 h a déjà dépassé le groupe de 7h15 depuis longtemps (mais à quelle vitesse roulent-ils ?). La voiture balais est partie aussi…

Après un ravito court d’1/2 heure à la façon Patrice, nous repartons sous la pluie. Pluie qui maintenant s’est transformée en tempête. 4°c , un fort vent latéral et la pluie qui vient piquer le visage. La progression vers Bouillon est assez pénible. J’ai mon imper, mais Patrice malgré tout son barda dans son gros sac à dos a oublié le sien.

Un peu avant d’arriver à Bouillon, la trace GPS nous envoie de nouveau dans les bois, où un chemin en terre et en piteux état nous attend. Visiblement celui qui a fait cette trace GPS, ne l’a pas fait avec son vélo…

Nous reprenons donc la grand-route et nous descendons jusque Bouillon où la pluie s’est enfin calmée.

Maintenant nous allons monter jusque Corbion, le long de la Semois. La montée est longue (6 km), mais franchement pas difficile (à peine 2%). J’attends Patrice au-dessus. J’ai le temps d’enlever un kilo d’eau de mes gants. Celui-ci arrive tout content : « Tu vois j’ai fait la montée sur mon grand plateau !!». Ok, mais avec le 30 à l’arrière…

Direction Sugny, avec un passage en France. A Sugny s’est le 2ème contrôle (km 160). A voir la piscine, qu’ont laissé dans le restaurant, nos prédécesseurs, il ne devait pas y avoir longtemps qu’ils étaient partis. La patronne raclettait à qui mieux mieux.

La petit pause terminée (toujours ½ heure), nous repartons dans une longue descente vers Vresse, où nous retrouvons la Semois.

Maintenant, c’est relax, le soleil est revenu, le vent nous pousse légèrement, nous terminons en roue libre. Mais Patrice a de nouveau disparu. Je l’attends de longues minutes. Son problème, cette fois-ci était le réveil de son GSM qui s’est mis à sonner pour toute la vallée. Avec ses gants humides, il a du faire des fouilles archéologique dans son sac à dos avant de pouvoir l’éteindre.

Mais bon, finalement il est 18h15 quand nous arrivons. La moyenne roulée, n’est pas terrible (23,5 km/h), et en regardant dans mes archives, loin de ce que nous avions faits lors de notre époque héroïque, faut s’y faire ou alors encore rouler plus…

 

22-03-2014 BRM 200 Villance

 

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Samedi 15/03/2014 : Le BRM 200 de Lier
Par Alain Darville

Les BRM de Lier sont toujours extrêmement plats. Quelques ponts d’autoroutes font le dénivelé, et c’est tout. En partant de Lier, c’est direction les Pays-Bas.

Patrice avait des doutes sur sa participation, il était malade quelques jours avant ce BRM, et crachait encore quelques restes de poumons avant de partir. Jean-Louis est venu faire son 1er BRM de la saison, et André était là fidèle au poste.

Nous partons en groupe assez conséquent à 8h tapante. Quelques vélos couchés sont là aussi, ils vont s’amuser sur les petits chemins hollandais. Le départ est assez rapide et nous auront le vent dans le dos ou de ¾ arrière pour les premiers 110 km. Jusqu’Alphen (pas loin de Baarle-Hertog) tout va bien. Nous dépassons le groupe d’André à l’arrêt pour mettre les protège-pluies. Il crachote un peu, juste de quoi salir les vélos. Après Turnhout, nous commençons à aller dans les bois sur de petits chemins et de petites pistes cyclables. C’est très joli, mais en groupe ce n’est pas toujours facile. Il faut rester concentré pour ne pas se planter.

Une pause pipi, fait éclater le peloton qui va mettre un petit temps pour se reconstituer. A Alphen nous n’allons pas dans le café prévu, le groupe continue un peu plus loin, sauf Patrice qui veut aller dans le café indiqué sur la feuille de route. Patrice nous le reverrons un peu plus tard, le café étant fermé. Comme quoi, il faut toujours rester dans le groupe.

Une grosse partie du parcours hollandais se fait dans des réserves naturelles. Déjà que les Hollandais font leurs routes au plus juste, dans ces réserves c’est souvent de petits chemins en sable et avec des cailloux. Trois crevaisons sur 100 mètres font que le peloton se scinde en deux. Ceux qui continuent et ceux qui attendent les malchanceux. Jean-Louis et moi, nous attendons Mic et d’autres.

Nous continuons à une dizaine, et nous retrouvons tout le monde au 2ème contrôle pas loin de Weebosch (dont Patrice).

Nous repartons tous ensemble, mais il ne faut pas 2 kilomètres pour que Jean-Louis s’arrête, un pneu crevé. Tout le monde est parti et je l’attends. Mais la crevaison de Jean-Louis est arrivée au pire moment. Maintenant nous avons le vent de face (nord-ouest) pour continuer. Je fais ce que je peux pour relayer, mais Jean-Louis est trop fort. 30 km/h face au vent, je ne peux pas tenir longtemps. De temps en temps nous avons un petit répit dans les bois ou lors de changements de direction. Mais c’est « légèrement » fatigués que nous retrouvons les autres à Tenaard, au 3ème contrôle. Patrice est là et ne s’était même pas rendu compte de notre absence. La pause est vraiment de courte durée (10 min), je veux repartir dans le groupe pour éviter ce vent. Patrice rate le départ, étant affairé à ses occupations diverses et variées lors des ravitos. Et dire que c’est lui qui dit qu’il préfère faire des ravitos courts pour ne pas refroidir (court= ½ heure).

Mais ça roule vraiment vite, ce sont des relances continuelles. A 10 km du but, je décroche, ça va vraiment trop vite, je continue à mon rythme. Je retrouve le groupe à Lier bloqué à un passage à niveau.

Le BRM est fini à 16h15. 6h58 roulé pour faire les 196 km. Il faut s’accrocher pour rester avec les meilleurs. Patrice finit ¼ d’heure plus tard, même pas fatigué, mais les cheveux hirsutes, avec sa toux qui lui reprend.

 

15-03-2014 BRM 200 Lier

 

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Samedi 08/03/2014 : Le BRM 200 de Mouscron
Par Alain Darville

C’est déjà le 2ème BRM de la saison. C’est dans le brouillard que nous arrivons à Mouscron (Luingne), pas vraiment aidé par le GPS de la voiture qui cafouille devant les changements  des routes non encore intégrés dans sa cartographie. Mais nous sommes à l’heure, à temps pour voir tout le monde partir bien avant 8h, en différents groupes. Le départ groupé devant se faire à cette heure (8h), nous partirons donc groupé à trois : Samir (du CTB), Patrice et moi. Il ne restait que 3 vélos couchés qui posaient pour des photos. Je n’ai pas trop compris comment cela se passait à Mouscron, mais bon.

Comme ils ont de la chance, il y a du monde à ce 200 km. Beaucoup de français sont là aussi. Patrice et moi, nous venons faire la distance en mode BRM, mais seules les cartes BRB restaient pour s’inscrire. Il ne reste plus qu’à espérer qu’une carte BRB puisse passer pour une carte BRM.

Patrice est en forme, il est déjà loin devant, mais finalement après une petite course poursuite, nous continuons à trois. Ça avance, le peu de vent qu’il y a, nous pousse. Et nous allons faire notre course poursuite et récupérer tous les groupes partis devant nous (sauf celui de Mic et de Kristof). D’abord nous passons le groupe d’André, Daniel, Antonio et Jose-Maria. Ensuite nous passons un groupe de l’Audax-Tournai, puis un groupe d’Orchie, etc… La moyenne roulée est supérieure à 30 km/h. Samir et Patrice tiennent, moi je me demande comment nous allons rentrer si nous continuons comme ça.

Bruges est traversée en partie à pied. C’est le marché matinal, et la trace GPS passe en plein dedans. Il doit y avoir moyen de contourner mais comme ça Patrice a son régime de bananes.

Le long du canal qui passe par Damme en direction de Cadzand, notre groupe se scinde en deux. Samir et Patrice sont devant avec des français, je suis derrière avec des flamands. A Damme, mon groupe va à droite du canal, les autres vont à gauche, et finalement, cela devient un peu n’importe quoi, je me retrouve seul, loin devant les autres, je passe les français, Patrice et Samir, par la rive opposée et je continue seul direction Cadzand, plein pot avec le vent qui pousse. Après 103 km, c’est le 1er contrôle/ravito, à Cadzand, à plus de 30 km/h. Il a fallu 3h36 pour y arriver. La partie facile est terminée. Comme les ravitos ne sont pas très rapides (30 min), nous voyons arriver une partie des groupes que nous avons dépassés. Mic et Cie sont partis depuis longtemps quand nous nous remettons en route, toujours à trois. Maintenant, c’est vent de face, un vent du sud-est. Comme nous sommes à la mer, ce vent est fort, nous allons souffrir.

Nous essayons de nous relayer du mieux que nous pouvons. Pour Patrice, ses relais sont tellement énergiques qu’il prend directement 30 m d’avance et qu’il plafonne ensuite loin devant. Autant dire, que cela ne sert pas à grand-chose.

Le 2ème ravito/contrôle est donc atteint plus péniblement. Samir et moi, nous arrivons dans le café, et Patrice a disparu, il a continué, totalement immergé dans son trip intérieur, mais il s’est malgré tout rendu-compte qu’il fallait s’arrêter. Il est finalement arrivé.

Après 25 min de pause, nous continuons le long du Canal de Schipdonk. Patrice s’amuse à poursuivre les cyclistes qui nous dépassent, en faisant comme lui, nous roulons vite et nous ne nous fatiguons plus. Mais les bonnes choses ayant une fin, nous devons changer de coté sur le canal et nous nous retrouvons à trois. Cela commence à devenir pénible. Pour Samir qui a mal au ventre, pour moi qui ait une insolation. Une insolation début Mars ?? Ben oui, il fait chaud, plus de 20°, le soleil est de face, toute la matinée nous avons transpiré pour faire les 1er 100 kilomètres, ensuite nous avons lutté contre le vent et je suis déshydraté. Je n’ai pas assez bu, c’est une faute de débutant. Il n’y a que Patrice qui est en plein forme. Le vent n’a pas l’air de le perturber, il doit de temps en temps nous attendre. Ce canal et ensuite la Leie, en passant par Courtrai, n’en finissent pas.

Finalement, nous y sommes. Il est 16h30, les 200 km ont été faits en 7h22 (roulés). Une bonne bière et un bon sandwich offerts à l’arrivée, juste de quoi donner des forces pour pousser la voiture de Samir en panne de batterie.

Et dire qu’il y a deux ans j’avais dû attendre Patrice 2h à l’arrivée, maintenant, c’est lui qui doit nous attendre. Je vais m’acheter une moto…

André et Daniel sont loin, ils arriveront plus de deux heures après nous.

Pour les photos, c’est un peu la disette. Mais le matin, il faisait froid (4°c dans le brouillard), et faire des photos avec de gros gants, ce n’est pas évident. A Bruges, il fallait suivre le groupe et l’après-midi, il faisait chaud (+ de 20°c), mais à force de lutter contre ce vent, je n’avais plus envie d’en faire.

 

08-03-2014 BRM 200 Mouscron

 

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Samedi 01/03/2014 : L’ouverture de la saison des BRM
Par Alain Darville

L’Aurore-Cyclo ouvrant la saison des BRM, c’est un peu l’effervescence aux inscriptions. 53 partants qui se bousculent pour remplir leurs fiches d’inscriptions, payer et recevoir leur carte, le pauvre André ne sait plus où donner de la tête.

C’est à 7h30 que le groupe compact s’élance fort d’une grosse quarantaine de rouleurs dont deux Allemands et un Hollandais. Quelques-uns sont partis bien avant dont, du club, Patrice, Daniel et Guy.

Comme notre nouveau président Jean-Louis est malade et Eric est blessé, tous deux voulant faire ce BRM, je n’ai que Stéphane et Marc pour m’épauler dans la conduite du peloton. Les copains des CC Haute Seine sont là, avec Bertil, Philippe et Bruno. Bruno est déjà bien affuté, Bertil n’est pas mal non plus. Ils roulent avec moi, le long du canal et on papote entre collègues.

Peloton bien sage tout le long du canal. Je reste devant jusque Tubize où dans la grosse montée, les forts se placent déjà en tête. Nous rattrapons Guy. A Strepy, au 1er contrôle, nous retrouvons Daniel, mais Patrice est déjà loin. Nous avons bien roulé, pas loin des 26 km/h de moyenne. Le café du Pont Levis est rempli en en clin d’œil, les aubergistes ayant du mal à satisfaire la demande subite. Marc nous abandonne, il ne veut faire que 110 km.

Et nous repartons, toujours groupé, mais la 2ème partie est la plus dure. Vent de face et toujours en légère montée. Ce qui fera dire à Stéphane lorsqu’il se fera largué : « Je ne comprends pas, en montée, j’étais à 28 km/h et tout le monde me passait ». Il faut croire qu’avec l’hiver doux que nous avons eu, tout le monde a eu le temps de s’entrainer et est déjà en forme pour la saison des longues distances. Les Volgas qui ne sont plus que deux, ne sont pas les derniers à mener. Comme l’allure ne faiblit pas, je ne peux plus continuer à suivre les forts, et je me retrouve dans un petit groupe d’attardés. Malgré une vitesse assez élevée, on reste à 26 km/h, le groupe des forts est déjà loin.

A Solre-le-Château, tout le monde se retrouve chez Ninie, qui nous attendait. C’est aussi la cohue dans son café, et Patrice est là avec ses bananes. J’ai besoin de récupéré un peu et j’attends que Stéphane arrive pour continuer avec lui. Ce sera le vent dans le dos pour rentrer, cela devrait être facile. Un petit groupe se forme pour continuer, avec Robert et ses copains. Patrice n’a visiblement pas envie de rouler avec quelqu’un, il fera les 200 km tout seul.

A Bérelles, je m’arrête pour faire des photos du groupe, lorsque celui-ci, Robert en tête tourne à droite au lieu d’aller à gauche, ils retournent à Solre-le-Château. Je n’ai pas tout compris et ils sont déjà loin, je continue donc avec Stéphane.

Stéphane va s’accrocher, moi j’y vais, 30 km/h en continu, je l’attends en haut des rares montées, et nous arrivons à 14 h  à Strepy, le groupe des forts vient de partir. Patrice n’est jamais loin et arrive juste après nous.

Philippe du CC Haute Seine arrive, nous allons continuer à trois, Patrice mangeant le reste de ses bananes. Il est de moins en moins habillé. Des 6 couches de vêtements à ses débuts, il n’a plus que sa veste d’hiver, point. Et pourtant il transpire toujours autant.

Pour la dernière partie, Stéphane commence à souffrir, mais suit. Le long du canal, nous nous retrouvons à 5, pour finir le BRM. On ne descendra plus en dessous de 30 km/h. Il est 16h30 lorsque nous retrouvons André à la buvette, pleine comme un œuf de footeux. 9 heures pour faire 202 km, ce n’est pas mal. Stéphane est tout content, 26km/h de moyenne pour un premier BRM, même la boue sur ses lunettes ne le dérangeait plus.

Patrice arrive un peu après. Daniel finira avec Guy et José-Maria vers 18h30. Guy finissant avec une lèvre toute gonflée : Allergie, attaque d’insecte.

Comme tout ne monde ne rentre pas sa carte de BRM, pour diverses raisons, finalement, il n’y aura que 44 cartes rentrées. Ce qui reste pas mal, pour un BRM qui ne part pas du Hainaut, mais là, on rentre dans le monde des BRB.

 

En tous cas, merci à tous les participants pour être venus jusqu’à Bruxelles pour faire ce BRM de 200 km.

 

 

Les cartes rentrées:

1 AISSA Samir Royal Club Touriste Basilique
2 BANDURA Jean-Marc Cyclo Mistral
3 BLOCQ Christian CT d'Antoing
4 BOURGEOIS Roger Meux Cyclo La Bruyère
5 BUNDERVOET  Etienne WTC Wondelgem
6 CAMERTIJN Mic Team Verada
7 CORDIER Stéphane Aurore Cyclo St Gilles
8 DARVILLE Alain Aurore Cyclo St-Gilles
9 DE NIJS Daniël Lierse BCR
10 DE VULDER Patrick Individueel
11 DEBAERE Bart Individueel
12 DEMESMACKER Claude Individuel
13 DESMETTE Eric CT d'Antoing
14 EDEL Evert Individueel
15 ESTREBEL Bruno CC Haute Senne
16 FELIS Gilbert LWT
17 GARCIA GUIA Jose Maria Individuel
18 GEELHOORD Peter Euraudax NL
19 GEERTS Jan Lierse BCR
20 GODFRIND  Guy Aurore Cyclo St-Gilles
21 GRANDJEAN André Speedy Club
22 HEENE Juan Individueel
23 HENDRIK Bruno Individueel
24 LOISON  Pascal C.T Antoing
25 LUYCKX Robert Individueel
26 MAES Gino Lierse BCR
27 MAES Joël Audax Tournai
28 MAISTRIAUX Benoît CA Bléharies
29 MARTIN Patrice Aurore Cyclo St-Gilles
30 MASSON Bertil CC Haute Senne
31 MIESEN Ivo BEMI
32 NICAISE Marc Individuel
33 PALMKOECK Luc Individueel
34 ROEFS Guy individueel
35 ROELS Philppe CC Haute Senne
36 ROUARD Maxime Groot Halle Toerist
37 SÖZÜER Lars BEMI
38 STEENPUT Frank Individueel
39 TAMINIAU Michel Audax Mons
40 VAN DAELE  Bart Individueel
41 VANMARSENILLE Rohnny Individueel
42 VANMARSENILLE Francis Individueel
43 VERHOEVEN Bart Individueel
44 WAUTERS Daniel Aurore Cyclo St-Gilles


 

01-03-2014 BRM 200 Anderlecht-Solre le Chateau

 

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15:27 Publié dans mars-2014 | Lien permanent | Commentaires (0)

02/02/2014

Sorties Février 2014

Dimanche 23/02/2014 : La foule et le printemps
Par Alain Darville

Wolvertem, c’est la première sortie officielle de la saison en territoire flamand pas loin de Bruxelles. Beaucoup de cyclistes qui ont dû ronger leur frein pendant l’hiver sont là, certains (même beaucoup) déjà très affutés, d’autres un peu moins.

En plus, ce dimanche, le soleil est là, il fait presque chaud, c’est le printemps. Il n’y a que le vent qui est là, comme déjà depuis de nombreuses semaines.

Eric est déçu, ce n’est qu’un minuscule petit 65 km. Il en aurait voulu 40 de plus. Pour préparer le 200 km de samedi prochain, Jean-Louis et Daniel sont venus à vélo depuis Anderlecht, ce qui leur fera un gros 100 km.

Nous partons ensemble sur un rythme très élevé, le vent étant dans le dos. Daniel suit et la vitesse ne descendra plus en dessous de 30 km/h. Jean-Paul et Jos mènent le groupe. De temps en temps, Eric et Jean-Louis en remettent une couche. Freddy, même s’il ne roule pas tous les week-ends est toujours aussi fort. Marc et Stéphane sont là aussi.

Jusque Temse tout le monde suit, mais maintenant il faut longer l’Escaut direction Dendermonde, et le vent n’est franchement plus un allier. Nous prenons des petites routes que je ne connaissais pas (encore), et le petit groupe, excepté Daniel qui poursuit sur son rythme arrive au 1er et unique ravitaillement. Nous avons juste eu le temps de nous servir, avant qu’une masse assez importante de cyclos n’arrive et n’envahisse tout.

Nous repartons avec un groupe assez important, mais la vitesse est beaucoup trop élevée : 35 km/h face au vent, ça va temps qu’on est derrière le groupe protégé, mais à chaque relance, cela devient trop dur. Dès que le vent est là, cela devient impossible de revenir. Bien sûr Jean-Louis et Eric suivent sans problème. De même que Stéphane et Freddy. Moi, je n’y arrive plus. Je passe Jean-Paul qui a fait illusion un moment. Marc doit lâcher aussi.

Finalement nous arrivons tous, un peu au compte-goutte. La journée aurait été parfaite, s’il n’y avait eu ce vent toujours aussi usant. Mais bon, il faudra bien s’y faire encore quelques semaines.

 

23-02-2014 Wolvertem


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Dimanche 16/02/2014 : Bis repetita placent

Par Alain Darville

« Bis repetita placent », oui, bon, c’est peut-être exagéré, c’est même ironique, mais la semaine passée, l’aller était tellement dur, qu’il fallait voir si c’était nous ou le vent. Conclusion, ce n’était pas nous. Ouf.

En fait, ce sont Daniel et Jean-Paul qui ont remis le couvert et entrainer la bande dans leur sillage. Ils devaient partir une ½ heure avant nous. Nous, c’était Patrice, Stéphane, Eric, Jean-Louis, Marc et moi. Plus Alex et José-Maria. Alex, le copain de Stéphane qui aura fait une apparition fugace, dégouté après 5 km le long du canal avec le vent de face. José-Maria un randonneur longue distance, qui devait se remotiver pour la longue saison qui va recommencer. Patrice est venu de façon allégée, ses outils sont restés à la maison. Eric est venu avec son vélo de course. En tandem avec Jean-Louis, ils vont faire, à deux, des ravages.

Le vent est donc moins fort que dimanche passé, ce n’est pas difficile, il restait l’ouragan pour faire plus fort. La progression le long du canal est donc « assez rapide ». Le parcours étant le même que la semaine passée, on enchaine les difficultés de la même façon.

Patrice a des ratés avec son GPS dont le bouton d’allumage est resté coincé. Il ne veut pas s’allumer, et comme il a encore des problèmes avec la connaissance du parcours, il doit absolument suivre quelqu’un. Si ça lui arrive sur un 1200 km, je lui souhaite bien du plaisir, surtout qu’il roule toujours en solitaire.

Après Tubize, la grosse montée en direction du Bois de la Houssière est faite sur un tempo assez élevé, je m’accroche à Eric et Jean-Louis, mais les écarts sont conséquents. Nous attendons tout le monde à Virginal, mais Marc a fait demi-tour et José-Maria a disparu. José-Maria a une approche assez bizarre du suivi d’un parcours avec son GPS. Nous le verrons encore deux fois, une fois il est passé devant nous en prenant une route perpendiculaire à la nôtre, la deuxième fois, nous le croiserons le long du Canal du Centre quand nous sommes repartis du Café du Pont-Levis.

Strepy-Bracquegnies est atteint à une moyenne de 24,4 km/h (vent de face) soit 4 km/h de plus que dimanche passé. Dans le café, nous retrouvons Jean-Paul et Daniel qui ont fait un petit. Un gros petit : Guy. Qui pour une raison étrange, n’a pas voulu venir avec nous, alors qu’il a retrouvé les jambes de ses 20 ans.

Ils repartent bien avant nous. Ce sera le prétexte pour faire une course poursuite. Le vent étant moins fort, il pousse aussi moins fort dans le dos. Il faut pédaler plus. Mais le rythme reste bon. Eric et Jean-Louis n’y tiennent plus, il faut qu’ils partent. Ce n’est pas toujours facile, faut-il rester avec eux ? En tout cas essayer. Ou attendre Patrice et Stéphane ? A force de tergiverser, ils sont partis. Visiblement Stéphane finira sur son tempo, tandis que Patrice roule toujours de sa façon bizarre. Une fois, il roule lentement, une fois il accélère mais il ne veut jamais profiter d’un groupe pour récupérer. Il faudra pourtant qu’il apprenne un jour.

Les trois gaillards que sont Daniel, Guy et Jean-Paul roulent assez vite, ils restent inatteignables. Le long du Canal, je roule pourtant assez vite, mais rien à l’horizon. A Halle Jean-Paul, m’attend pour dire au-revoir, A Buizigen, je retrouve Guy et Daniel et enfin à Lot, Eric et Jean-Louis attendent. Maintenant le parcours est connu par cœur pour tout le monde, plus besoin de GPS à l'avenir.

Guy ne comprenait pas pourquoi, Jean-Paul et Daniel ne le suivaient pas. « M’enfin, c’est bizarre, le long du Canal, je dépassais ‘à peine’ le 30 km/h et ils ne suivaient pas, je devais tout le temps les attendre ». Incorrigible, comme toujours…

16-02-2014 Bxl-Strepy-Bracquegnies

 

 

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Samedi 15/02/2014 : La fête des Randonneurs 2014 à Tournai

Patrice Super-Star, le champion 2013 du plus grand nombre de kilomètres effectués sur des longues distances (BRM de minimum 200 km): 7900 km. André et Patrice sont Super-Randonneurs: 200-300-400 et 600 km.

15-02-2014 Fête Randonneurs - Tournai

 

 

Photos de Geert Lammens

Photos de Alain Dutilleul

Photos de Yves-Marie Verbeke

 

 

 

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Dimanche 09/02/2014 : Courageux et surtout un peu fous
Par Alain Darville

Depuis quelques semaines l’hiver Ouest-Européen est devenu un peu fou. Ce sont les dépressions qui s’enchainent au rythme d’une tous les deux jours. Qui dit dépression, dit vent. Cela fait des semaines que ce vent est là, tenace, implacable, usant et déprimant. Mais pour quelques cyclos de l’Aurore-Cyclos qui ont un caractère bien trempé, ce vent est pris comme un défi. Et le défi du jour est d’aller d’Anderlecht à Strepy-Bracquegnies, vent de face, soit 50 km à lutter sans arrêt.

Il fallait faire une reconnaissance de notre BRM 200 km du 1er Mars, et ce dimanche nous allons jusqu’au 1er ravito, au Café du Pont-Levis où nous sommes toujours, depuis quelques années, très bien accueillis. Daniel est parti en solitaire vers 07h30, et nous, Eric, Stéphane, Patrice et moi, nous partons à 08h. Eric est toujours là avec son VTT, moi je n’ai plus eu ce courage, j’ai ressorti mon vélo de course qui s’est fait refaire une 2ème jeunesse.

C’est donc parti pour une lutte face au vent de 02h30. Le long du canal, nous nous relayons du mieux que nous pouvons. Stéphane qui n’a plus roulé depuis trois semaines est pour moi le plus inconscient de nous tous. Et pourtant, c’est lui qui prend le plus de relais. Visiblement l’air de la montagne a fait que ses globules rouges ont été requinqués.

Patrice, lui, est fidèle à lui-même. Déjà avec son paquetage, il est impressionnant. Le sac à dos lui servant d’aérofrein qui l’empêche d’avancer. Sa prise au vent latérale et frontale devant  être assez conséquente. Je suppose que la prise au vent artificielle est pour mieux s’entrainer pour ses futurs défis. Comme son sac à dos risquerait de trop le déporter en cas de coup de vent latéral, il a dû compenser en lestant son vélo avec son porte bagage rempli d’outils divers et sans doute inutiles.

Sa façon de rouler est toujours aussi imprévisible. Soit il prend un relais en passant 10 km/h plus vite que celui qui roule en tête de groupe et fini par plafonner 20 m devant tout le monde, soit il suit 50 m derrière tout le monde, le groupe finissant par ralentir pour le laisser revenir, ce qu’il fait en passant 10 km/h plus vite que tout le monde, et ainsi de suite…

Eric a du courage avec son VTT, mais visiblement, il est tellement fort, que cela ne le handicape pas du tout.

Le canal terminé, il faut maintenant, après Tubize, monter vers le bois de la Houssière. Grosse montée, vent de face, ça fait mal. Notre Patrice se faisant attendre un peu, j’en profite pour dégainer mon appareil photos. Et dans le Bois de la Houssière, c’est la délivrance, plus de vent (temporairement, malheureusement). J’en profite pour mettre mon grand plateau et tirer un peu dessus. Après trois mois de privation (volontaire), ça fait du bien.

Nous continuons cahin-caha en passant par Ecaussinnes. Finalement nous arrivons à Strepy-Bracquegnies vers 10h30 (à du 20,4 km/h de moyenne) où nous retrouvons Daniel qui se demandait déjà si nous allions arriver. Il pensait que nous n’étions pas partis à cause du vent (c’était mal nous connaitre). Stéphane commence à souffrir. Il a mal au dos (souvenir de ses chutes en snowboard), et Patrice (maintenant on le sait) peut aussi se transformer en infirmière, en y mettant l’uniforme (voir photos) et aussi sortir sa trousse de secours. Bientôt avec tout son barda, il devra rouler avec une remorque. Les soins prodigués, Stéphane est remis à neuf.

Après une petite pause dans le café, nous repartons, et enfin, enfin, ENFIN !!!, le vent est dans le dos. La souffrance de l’aller est vite oubliée, maintenant ça roule tout seul. Que c’est gai le vélo comme ça… Et en plus, maintenant le soleil est de la partie.

Le long du Canal du centre et de ses ascenseurs hydrauliques, mon enthousiasme est vite tempéré, je me prends un sac en plastique entre ma chaine et mon dérailleur. Surtout ne plus pédaler et s’arrêter en urgence, pour, après de longs efforts, arriver à enlever cette merde de plastique.

Maintenant je dois rattraper les autres. Avec le vent dans le dos, en poussant un peu, je fais des pointes de 50 km/h, il ne faut pas longtemps pour revenir sur Patrice et Stéphane et ensuite reprendre Eric et Daniel partis un peu avant nous du café.

Rouler devient de la rigolade. Ronquières est passé en dévalant le Plan incliné à + de 60 km/h. Il ne reste plus que le canal à faire. Mais l’attache de mon GPS se dévisse, je n’ose pas demander à Patrice sa clef de 12 (J’entends déjà d’ici ses ricanements), je mets donc mon GPS dans mon sac à dos, et nous repartons, de plus en plus vite. 40 km/h constant, Eric reste dans ma roue, il soigne sa vélocité avec son VTT. Il mouline tellement vite qu’il rebondit sans arrêt derrière moi. Et les Volgas, en formation serrée nous passent, j’essaye de les suivre, mais Eric n’arrive plus à accélérer sa cadence de pédalage. Comme je n’entends plus ses pneus à clous sur le bitume, je me résous à quitter les 50 km/h des Volgas. Ça promet pour le 200 km, eux qui viennent toujours en force, ils sont déjà bien affutés.

Les 110 km sont bouclés en 5 heures (tout compris). La moyenne est fameusement remontée. Mais quel vent !!! Si le 200 km est comme ça, il faudra faire 100 km avec le vent dans la poire, c’est faisable, mais qu’est-ce qu’on risque de déguster…

 

09-02-2014 Bxl-Strepy-Bracquegnies

 

 

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Dimanche 02/02/2014 : Soleil d’hiver
Par Alain Darville

Plus qu’un mois avant l’ouverture de la saison cycliste, directement par un 200 km. S’entrainer en hiver, même si le soleil est là, n’est pas toujours facile, à cause des températures froides et surtout à cause du vent, qui use les cyclistes les plus aguerris, sauf… Eric qui est toujours en forme, du début à la fin, et qui n’en a jamais assez, assis sur son VTT.

Ce dimanche, le soleil est là, il fait assez froid, 3°c, mais la surprise vient plutôt de Guy qui sans doute jaloux des VTTistes a délaissé son vélo de course pour venir avec son antique machine. Avec ses chaussures/baskets sans clip, il faisait plutôt penser à un débutant qui vient tâter du cyclisme en groupe pour la 1ère fois et qui est avide de bons conseils. Pour un vétéran qui a déjà tout connu, ça fait un peu bizarre. Mais bon, Guy est visiblement en froid avec ses manettes de dérailleurs depuis 6 mois, la gauche sur son vélo de course étant restée bloquée. Il ne lui restait plus qu’à ressortir son VTT des sixties.

Jean-Louis est venu avec son vélo de course, il voulait tester sa nouvelle selle. Freddy est venu aussi, toujours avec son VTT. Cette fois-ci, nous sommes encore là, pas comme dimanche passé où nous étions partis un peu avant l’heure prévue pour faire 100 km.

Il ne faut pas longtemps pour que deux groupes se forment, pourtant le 1er ne roule vraiment pas vite. Eric II a décidé de rester tout le temps dans la roue d’Eric I. Les deux groupes finissent par refusionner, le temps que Guy et Michel partent sur le 40 km, le reste continuant sur le 65 km.

Mais cette fois-ci, c’est un peu du n’importe quoi, tout le monde s’éparpille dans la nature, Jean-Louis faisant des apparitions sporadiques pour finir par disparaitre définitivement.  Eric I et Eric II menant loin devant en tandem, Jean-Paul et Daniel faisant le tandem de queue, et Freddy et moi, nous nous intercalons entre les deux tandems, le temps de passer les deux Eric à la faveur d’un raccourci de 2 km initié par Jean-Louis (avant qu’il ne disparaisse).

Tout cela faisant un peu désordre, nous nous retrouvons tous à l’arrivée, où Marc fait aussi une apparition après être parti un peu tard. Mais je sens que tout doucement l’appel du vélo de course devient le plus fort, le VTT sur route est vraiment trop dur, je ne tiendrai plus longtemps.

 

05/01/2014

Sorties Janvier 2014

Dimanche 19/01/2014 : Le réveil des Anciens
Par Alain Darville

Le non-hiver continuant, nous nous continuons à faire nos sorties dominicales tranquillement. Ce matin, 10°c au thermomètre, bientôt, nous serons en cuissard court. Il faudra juste espérer que l’hiver ne se réveillera pas trop au mois de février juste avant la reprise des hostilités officielles. Parce que pour le BRM 200 km du club, c’est bien parti : jusqu’à présent, il y aurait au moins 9 volontaires pour le faire.

Nous sommes 10 au départ ce matin. Michel fera le 45 km, pendant que Patrice arrivé ¼ heure en retard fera un 65 km tout seul. Les autres, Eric, Jean-Louis, Guy, Daniel, Jean-Paul, Stéphane, José et moi, nous ferons le 65km du Lanoye.

Il y a toujours 3 VTTs et un trekking contre 4 vélos de courses. Les routes sont sèches et il y a peu de boue. Le vent doit être du sud-est et n’est pas trop fort.

Nous restons groupés, en haut de chaque cote les « forts » attendent les « faibles ». Eric a toujours tendance à s’envoler dès que ça monte, mais il parvient à se contenir et il attend.

Petite frayeur néanmoins : Sur les petits chemins de campagne, pas trop large, il faut toujours faire attention aux voitures qui pourraient venir en face, c’est pourquoi, les virages se prennent de préférence en restant sur le côté droit de la route. Donc, pour une fois que je menais le groupe, dans un de ces virages masqués, à presque 90° en descente, je me suis retrouvé face à deux promeneurs qui prenaient toute la largeur de la route. Comme ceux-ci commençaient à faire une « digue dondon digue dondaine » effrénée, il ne restaient plus qu’une solution : rester au centre de la route en ne freinant pas trop fort, pour ne pas recevoir le reste de la troupe dans le cul. Mission accomplie : le vélo s’est arrêté 20 cm devant l’un des promeneurs. Les présentations ne s’éternisant pas trop, nous décidâmes de continuer notre chemin, laissant sur le leur, les deux badauds qui ont du se demander longtemps ce qui leur était arrivé.

Mais qu’est-ce que le titre vient faire là-dedans ? On y vient. Jusque-là Guy était resté calme, cachant son jeu, avec toujours Daniel dans sa roue, mais jamais loin des premiers. Et c’est sur la longue ligne droite entre Rebecq et Tubize que c’est arrivé : Comme je ne peux pas y résister, je lance les hostilités. A fond la caisse avec mon tracteur, dans la roue Eric qui me laisse monter dans le rouge avant de prendre un relais (ou une attaque, avec lui, on ne sait jamais) dans un faux plat montant, tout en accélérant encore. Comme je n’arrive pas à le coller dans sa roue, il s’en va inexorablement. Maintenant je ne suis plus rouge, je suis cramoisi et je dois ralentir. Juste un peu, le temps d’entendre le souffle rauque de Jean-Louis dans mon dos : Non, ce n’est pas Jean-Louis, c’est Guy. Guy a mené tout le groupe à du 40 km/h sur toute la ligne droite. Donc Guy me passe, suivi de Daniel, de Jean-Louis hilare, de Jos et de Jean-Paul. Daniel, je pensais que c’était Stéphane. Stéphane a donc disparu. Mais Guy sur sa lancée est parti. Il n’attend plus personne, et plus personne ne sait le suivre : 70 ans et du 300 Watts au teste à l’effort d’endurance, qui dit mieux. J’arrête de faire le forcing derrière le groupe, le long du canal et j’attends Stéphane avec Jos, finalement ramené par Jean-Louis.

Stéphane texto : « Quand tu as démarré, Eric t’a suivi et j’ai essayé de vous suive. Je me suis mis dans le rouge, et quand le TGV Guy est passé, je n’ai plus pu suivre personne. Je signe des deux mains pour être comme Guy a son âge. Comment c’est possible ? ». Guy, qui une semaine auparavant empêchait quiconque de dépasser le 25 km/h s’est réveillé aujourd’hui. Il s’est réveillé avec Daniel qui le suivait comme son ombre (65 ans le Daniel…)

Eric qui faisait figure de bébé avec son groupe TGV a donc continué. Finalement, il parait, que Guy et Eric ont fini à deux lâchant inexorablement,  Jean-Paul et Daniel.

Le reste est rentré un peu plus tard, avec un Stéphane, qui se posait quelques questions sur la réalité des choses.

En tout cas, le 25 km/h, je m’en souviendrai, et quand mon vélo de course aura remplacé le VTT, va falloir s’accrocher pour suivre… Enfin j’espère.

 

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Samedi 11/01/2014 : Les doubles flèches, le brouillard et un Patrice qui cafouille.
Par Alain Darville

Comme la météo annonçait un samedi agréable (pour un mois de janvier), j’ai proposé aux membres du club de faire la double flèche Bruxelles-Stekene et Stekene-Bruxelles. Officiellement cette flèche fait 61 km, mais comme ce n’est jamais assez, le parcours proposé en faisait 134 km.

Contre toutes attentes ce fut un succès de participation : Guy, Jean-Louis, Daniel, Eric, Stéphane et Patrice ont répondu présent. André qui voulait aussi venir a finalement prétexté un brouillard tenace pour ne pas devoir faire les flèches. Benoît qui avait dit oui du bout des lèvres a finalement décliné sans doute effrayé par le kilométrage.

C’est donc sous un brouillard inexistant que nous sommes partis à 8h du stade Barca. Il manquait juste Patrice qui était encore chez lui à cette heure. Il téléphone de sa caverne (ça résonnait) pour dire qu’il partira de chez lui et que nous devrions nous retrouver sur le parcours.

Il fait un peu frisquet lors du départ, sans doute 2°c et il fait encore noir. Chacun s’est équipé de lampes, cela va de la loupiote au projecteur. Jean-Louis a une lampe qui éclaire tout le parking.

Les consignes sont claires : Ne jamais dépasser 25 km/h sous peine de recevoir un coup de pompe sur le casque de la part de Guy. Eric et moi nous sommes venus en VTT pour faire la distance. D’abord nous n’avons peur de rien, ensuite cela ne va pas rouler très vite, donc c’est faisable, enfin j’espère.

Le départ se fait vent dans le dos, les nuages sont là mais il fait sec. Le petit groupe progresse tranquillement dans le noir en suivant la trace GPS.  Nous allons passer par Dilbeek, Brussegem et Merchtem pour attaquer l’Escaut jusque Temse. Longer l’Escaut est toujours agréable, c’est vraiment un endroit de toute beauté à l’abri de la circulation automobile.  1er arrêt à Sint-Amands pour savoir où est ce Patrice. Il ne répond pas, il doit fendre le vent et ne rien entendre. Il m’avait parlé d’Alost alors que nous devons y passer au retour, je commence à me demander s’il n’est pas parti pour faire cette flèche à l’envers. Comme c’est un habitué du genre, je me méfie.

Sur le pont qui traverse l’Escaut à Temse, après la séance photo, je refais un essai téléphonique, mais toujours rien. Finalement Patrice me rappelle, et effectivement il fait bien le parcours dans l’autre sens que nous, nous allons donc forcément nous rencontrer quelque part sur le parcours si tout le monde suit bien la trace GPS.

Nous traversons encore Sint-Niklaas avant d’arriver à Stekene.

A Stekene la jonction est faite. Patrice mange sa banane dans une aubette de bus en nous attendant, ce qui donne des idées à Stéphane, qui profite du marcher de Stekene, pour acheter son régime.

Mais il commence à pleuvoir, pas très fort mais quand même, ça mouille… Donc nous faisons notre arrêt dans le même café que l’année passée, et ouf de soulagement, la soupe n’est pas encore faite. Patrice était reparti pour en prendre une, en faisant des adeptes. Il pleut maintenant assez fort, mais le temps de se refaire une santé dans le café, quand nous sortons, la pluie a cessé.

Chacun s’attarde sur le cas Patrice et son vélo. Déjà avec son énorme sac sur le dos, il ne passe pas inaperçu, mais maintenant il a aussi tout un attirail accroché à sa tige de selle. Pas vraiment utile sur un 130 km, peut-être était-ce pour faire un essai?

Maintenant, c’est le retour, le vent est même tombé et pas trop défavorable, et le soleil est là maintenant pour nous réchauffer. Direction Lokeren, via un chouette équivalent Ravel flamand. Mais à Lokeren, Daniel crève un pneu, il faut réparer, Eric en profite pour mettre des gants de chirurgien pour faire l’opération.

Daniel commence à souffrir de crampes, nous ralentissons encore l’allure.

Un peu après Donk Mere, nous jouons à Touring secours pour essayer de dépanner un cyclo en panne. Mais avec ses roues carbones et ses pipettes de 55 mm, cela ne le faisait pas. Impossible de gonfler son pneu. Au moins nous aurons essayé.

A Alost, Eric commence à faire son itinéraire personnel. Pour ne pas le perdre, nous le suivons de loin, jusqu’à ce que Stéphane crève à son tour. Re-réparation, etc… Patrice en profite pour rentrer à Bruxelles via les grands axes, nous aurons roulé 41 km avec lui. Comme Patrice n’avait pas de sac (fallait oser le dire???) pour mettre des achats vélocipédiques éventuels à Alost, il ne pourra pas faire le plein de pneus.

Le temps passe, les 130 km vont se faire en autant de temps qu’un BRM 200 très rapide. Nous suivons la Dendre sur un bon bout avant de partir tout droit vers Bruxelles. Les côtes sont là, mais Daniel passe sans trop de souci.

Finalement, nous nous sommes bien amusés, cela a pris du temps mais tout le monde est rentré ensemble. Le temps était avec nous. C’est donc à refaire… Et même Guy était content, c’est tout dire.

11-01-2014 Flèches Bxl-Stekene-Bxl

 

Lien vers Vidéo 1

Lien vers Vidéo 2

Le parcours GPS : http://www.openrunner.com/index.php?id=3174517

 

 

 

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Dimanche 05/01/2014 : C’est reparti…
Par Alain Darville

C’est par une froide matinée d’hiver ensoleillée que nous nous sommes retrouvés pour commencer l’année 2014 tous ensembles sur le vélo. Froide, c’est relatif, il y a 4°c mais le soleil va vite réchauffer tout ça.

Les habituels sont là : Guy, Daniel avec Eric II, Eric I, Stéphane et moi. Les épisodiques, mais réguliers aussi : Michel, Jos, Jean-Paul, Freddy. Et les revenants, du moins le dimanche matin : Patrice et Benoît.

Tout ce petit monde s’élance pour faire le 60 km A. Je ne sais pas trop ce que ça va donner, avec les différences d’entrainement, mais au début, du moins, tout le monde reste groupé. Les VTT ouvrent la marche, et Freddy malgré ses longues semaines d’absence roule toujours aussi fort (quel est son secret ?). Au début le vent est dans le dos, donc l’allure est bonne. Pas de crevaison à signaler, pas d’incident, rien, le résumé ne sera pas long.

Le retour, par contre, est un peu plus épique. L’arrivée vers Asse par le nouveau chemin est toujours aussi affreux. Enfin, affreux, il faut s’entendre, la paysage campagnard est joli, mais c’est le vent qui est bien là, et ça monte tout le temps. C’est donc devenu le moment pénible du parcours. Eric I s’est perdu, entrainant dans son sillage Eric II et Patrice. Patrice est là avec son gros sac à dos. J’ai des questions de certains étonnés qui se demandent si pour faire un ridicule petit 60 km, il faut que ce sac soit déjà si gros, alors quelle est la taille du sac sur un 1200 km ??? En fait, le sac contient un cadenas. Nous on veut bien le croire, mais alors c’est un cadenas pour camion. Mais bon, la dessus, Benoît est perdu corps et bien, il sera remorqué par le bon samaritain qu’est Stéphane. Le vélo est déjà dur comme ça, mais alors sans entrainement, c’est une horreur.

Ça accélère pour revenir, les dernières montées me sont fatales, ce VTT reste un calvaire dès que ça monte vent de face. Eric I et II sont partis avec Freddy et Jean-Paul, les autres vont rentrer au compte-goutte.

 

 

05-01-2014